Broc

Canton de Fribourg · District : Gruyère · 2'957 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Broc

Broc est cité dès 1115. Le nom s'écrit aussi « Broch », et l'ancien nom allemand est « Bruck ». Son origine n'est pas expliquée.[1]

Fondation de Broc

Broc s'est formé près du passage de la Sarine, sur l'axe routier de Bulle à Boltigen. Dès le Xe siècle, sa paroisse couvre la rive droite de la Sarine et la vallée de la Jogne, et un prieuré bénédictin, sans doute fondé au XIe siècle, s'élève près du passage de la rivière. Une famille noble de Broc, peut-être une branche des Gruyère, s'éteint en 1340. Dès le XIVe siècle, le village passe aux Montsalvens, et Broc est le siège de l'ancienne seigneurie de Montsalvens. En 1898, la fabrique Cailler s'y installe, dans l'espoir d'écouler la production laitière et de résorber le chômage né de la crise du tressage de la paille.[1][2]

Histoire de Broc

Xe siècle. Broc est le centre d'une vaste paroisse, qui couvre la rive droite de la Sarine et la vallée de la Jogne.[1][2]

1115. Première mention du lieu.[1]

1228. Le prieuré bénédictin, qui dépend de Lutry, est mentionné (ou en 1255).[1][2]

1340. La famille noble de Broc s'éteint. Le village passe aux Montsalvens dès le XIVe siècle.[1]

1368. Le château d'En-Bas est attesté comme maison forte.[2]

1515. Broc reçoit une charte communale.[1]

1555. La châtellenie est incorporée au canton de Fribourg et rattachée au bailliage de Gruyère.[1][2]

1577. Le chapitre de Saint-Nicolas de Fribourg annexe le prieuré.[1]

1580. Le pont de pierre à une seule arche est reconstruit sur la Sarine.[1][2]

1636. La chapelle Notre-Dame des Marches est mentionnée. Elle est reconstruite en 1705 (ou en 1704-1705).[1][2]

1745. Les communaux couvrent 26,5 % du territoire et 51 % de la surface utile.[1]

1871. La paroisse est réduite au territoire de la commune.[1]

1877. Une nouvelle église est construite au village. L'ancienne église paroissiale Saint-Othmar est démolie en 1878, à l'exception de sa tour-porche.[1][2]

1884. Un miracle à la chapelle des Marches attire un afflux de pèlerins.[2]

1890. Un incendie détruit un tiers des constructions du village.[3]

1898. La chocolaterie Cailler commence à produire en octobre, après le transfert de ses bureaux de Vevey à Broc. Elle compte 76 ouvriers, 1'250 en 1910 et 1'796 en 1930.[1][3]

1912. La ligne Bulle-Broc est mise en service, avec la gare de Broc-Fabrique.[1][3]

1921. L'usine électrique des Entreprises électriques fribourgeoises est mise en service.[3]

1929. Nestlé rachète la société de chocolat.[3]

2010. La Maison Cailler ouvre ses portes.[3]

Population de Broc

Sources et références : [1][5]

Population de Broc
1811364
1850406
1888438
1900628
19202'163
19501'552
20002'068
20202'605
20252'957

Lieux historiques de Broc

Chapelle Notre-Dame-des-Marches. Mentionnée en 1636 et dédiée à la Vierge en 1675, elle est gardée par un ermite de 1642 à 1774 et reconstruite en 1705. Après le miracle de 1884, l'Almanach catholique de la Suisse française l'appelle en 1887 le « Grütli fribourgeois ». Jusqu'au début des années 1970, un grand pèlerinage s'y tient le deuxième mardi de septembre. Elle est classée bien culturel d'importance nationale.[1][2][4]

Fabrique Cailler et Broc-Fabrique. La fabrique, avec la gare de Broc-Fabrique, figure à l'inventaire des biens culturels (catégorie B). Le site de Broc-Fabrique, avec le lotissement ouvrier Cailler de 1905, est inscrit à l'inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale, et le home des ouvrières à celui des biens culturels. La Maison Cailler y accueille les visiteurs depuis 2010.[3][4]

Château d'En-Bas. Remontant au XIIe siècle, attesté comme maison forte en 1368 et reconstruit au XVIe siècle, il se dresse près de l'ancien pont de 1580. Son toit à croupes date de 1840. Il figure à l'inventaire des biens culturels (catégorie B), comme le château d'En-Haut.[1][2][4]

Ancien prieuré et tour-porche de Saint-Othmar. L'église bénédictine Saint-Othmar a servi d'église paroissiale jusqu'en 1877. Il en reste la tour-porche, du XVIIe siècle. L'ancien prieuré, la tour-porche et l'église paroissiale Saint-Othmar actuelle figurent à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][2][4]

Barrage de Montsalvens et Electrobroc. Le barrage, dont la moitié sud est sur la commune, est classé bien culturel d'importance nationale. L'usine électrique de 1921 abrite depuis 1990 le centre d'information Electrobroc, inscrit à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[3][4]

Vestiges de Broc

Du Bronze moyen à La Tène. Le site est occupé dès le Bronze moyen, et un important mobilier funéraire de l'époque de La Tène y a été découvert.[1]

Église Saint-Blaise. L'église primitive de Broc, dédiée à saint Blaise, a été détruite par un incendie.[1]

Léproserie des Marches. Une léproserie est attestée aux Marches dès le XIIIe siècle.[2]

Château de Montsalvens. Les ruines médiévales du château, siège de la seigneurie de Montsalvens, figurent à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][4]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Broc » (Marianne Rolle, version du 15.10.2004)
  2. Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), « Broc-Vieille Cure » (n° 5940)
  3. Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), « Broc-Fabrique » (n° 5939)
  4. Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : Liste cantonale Canton de FR » (état au 1.1.2026)
  5. Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025

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