Chandon

Canton de Fribourg · District : Broye · 95 habitants (1990, ancienne commune de Chandon, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Belmont-Broye

Origine du nom de Chandon

Cité en 1123 sous la forme « Candone », puis en 1228 sous celle de « Chandun », le nom reste inexpliqué. Le hameau borde le ruisseau du Chandon.[1]

Fondation de Chandon

Le site de Chandon était habité bien avant les premiers textes : des ruines de villae y ont livré des nécropoles des VIe et VIIe siècles. En 962, son église relève du prieuré clunisien de Payerne, et elle est paroissiale en 1228. Le village appartient à la seigneurie de Montagny jusqu'en 1478, puis au bailliage et au district de Montagny jusqu'en 1848. Une partie de la petite seigneurie de Belmont s'étendait aussi sur son territoire. Resté rural, Chandon est un site protégé. Il a rejoint Léchelles en 1994 et fait aujourd'hui partie de la commune de Belmont-Broye (fusion de 2016).[1][4]

Histoire de Chandon

VIe-VIIe siècles. Des nécropoles sont aménagées dans des ruines de villae.[1]

962. L'église, dédiée à saint Jean-Baptiste (ou à saint Gengon), relève du prieuré clunisien de Payerne.[1][3]

1123. Le village apparaît sous la forme « Candone ».[1]

1228. Chandon, alors « Chandun », a une église paroissiale.[1]

1478. La seigneurie de Montagny, dont dépend Chandon, devient un bailliage.[1]

1583. Un nouveau sanctuaire remplace la première église.[1][3]

XVIIe siècle. Chandon est le siège de la paroisse qui comprend Léchelles (ou dès le XIIe siècle).[1][3]

1859. Le siège de la paroisse passe à Léchelles, et Chandon devient sa filiale.[1][3]

1865. Le sanctuaire de 1583 est restauré.[1]

1872. L'édifice actuel est construit.[1][3]

Fin du XIXe siècle. Des paysans protestants bernois s'installent, au grand souci des autorités religieuses. On comptait 4 protestants en 1880, on en comptera 54 en 1950.[1]

1908. Le chimiste Ignacy Moscicki, assistant à l'université de Fribourg au début du siècle, est naturalisé suisse et reçu bourgeois de Chandon. Il présidera la République de Pologne de 1926 à 1939.[2]

1950. 41 % des habitants sont germanophones. Ils ne seront plus que 11 % en 1980.[1]

1994. Chandon fusionne avec Léchelles, en vertu d'un décret du 27 mai 1994.[1][5]

2016. Avec Léchelles, Chandon entre dans la nouvelle commune de Belmont-Broye.[1]

Population de Chandon

Sources et références : [1]

Population de Chandon
1811111
1888210
1960163
199095

Lieux historiques de Chandon

Église de Chandon. Construite en 1872 et dédiée à saint Gengon (ou à saint Jean-Baptiste), rénovée en 1974, 1993, 2009 et 2016, elle garde une Vierge baroque de l'atelier Reiff et une porte d'entrée offerte par Ignacy Moscicki, président de la Pologne et bourgeois de Chandon.[1][3]

Vestiges de Chandon

Villae et nécropoles. Des ruines de villae ont été repérées à Chandon. Des nécropoles des VIe et VIIe siècles y ont été trouvées.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Chandon » (Gérard Guisolan, version du 10.10.2016)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Moscicki, Ignacy » (Halina Florkowska-Frančić, version du 14.04.2016)
  3. Unité pastorale Notre-Dame de Tours, « Paroisse de Notre-Dame du Belmont »
  4. Dictionnaire historique de la Suisse, « Belmont (FR) » (Ernst Tremp, version du 11.11.2016)
  5. État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »

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