Cordast
Origine du nom de Cordast
Le village apparaît en 1294 sous la forme française « Corbath ». On trouve ensuite la forme allemande « Curbdast » en 1342, « Gurdast » en 1363 et « Curdast » en 1414. En français, Cordast se nomme La Corbaz. Le nom n'a pas reçu d'explication.[1][2]
Fondation de Cordast
Cordast (La Corbaz) est un village-rue sur un plateau d'un peu plus de 600 m d'altitude, au nord de Fribourg. Il touche à l'ouest et au sud les communes francophones de Courtaman, Courtepin et Barberêche. Au XIVe siècle, il appartient aux comtes de Thierstein, tandis que les dîmes passent entre les mains de familles fribourgeoises. Les catholiques dépendent de la paroisse de Gurmels, les réformés de celle de Murten jusqu'en 1874. Cordast est aujourd'hui dans la commune de Gurmels (fusion de 2005).[1][2]
Histoire de Cordast
1294. Première mention, sous la forme « Corbath ».[1][2]
1363. Le village, alors appelé « Gurdast », appartient aux comtes de Thierstein, et Pierre de Pont possède les dîmes.[1][2]
XVe siècle. Les dîmes sont partagées entre Jakob von Englisberg, Jean Mossu et Jean Floret.[1]
1442. Fribourg achète aux Thierstein le territoire de la paroisse de Gurmels. Jusqu'en 1798, Cordast fait partie des Anciennes Terres, dans la bannière de l'Hôpital.[1][2]
1614. Un donateur privé fait bâtir une chapelle dédiée à saint Gérin.[1][3]
1798-1830. Après quatre ans dans le district de Morat, Cordast revient en 1803 au district de Fribourg.[1][2]
1831. Comme les autres localités de la paroisse de Gurmels, Cordast devient une commune autonome. La même année, un incendie détruit une grande partie de ses bâtiments.[2]
1848. Lors du redécoupage des districts, la Sarine sert de limite entre le Lac et la Singine, et Cordast est attribué contre son gré au district du Lac.[1][2]
1874. Les réformés obtiennent leur propre paroisse.[1][3]
1875. Le temple réformé est inauguré.[3]
1894. Une vingtaine de tumulus de l'époque de Hallstatt sont découverts au Raspenholz.[2]
1979. La chapelle est restaurée pour la troisième fois.[3]
Début des années 1990. De nouveaux terrains à bâtir entraînent une forte activité de construction, et le nombre de pendulaires augmente.[1]
2005. Cordast fusionne avec Gurmels, avec effet rétroactif au 1er janvier, en vertu d'un décret du 18 novembre 2004.[1][2][3][4]
Population de Cordast
Sources et références : [1]
| 1850 | 329 |
| 1900 | 370 |
| 1950 | 374 |
| 1980 | 342 |
| 1990 | 497 |
| 2000 | 752 |
Lieux historiques de Cordast
Chapelle Saint-Gérin. Construite en 1614 aux frais d'un donateur privé, elle a été restaurée pour la troisième fois en 1979.[1][3]
Temple réformé. Inauguré en 1875, un an après la création de la paroisse réformée de Cordast.[3]
Forge du village. L'ancienne forge de la Dorfstrasse est inscrite à l'inventaire des biens culturels d'importance régionale.[5]
Réservoir du Bulliarholz. À 668 m d'altitude, il occupe le point le plus élevé du district du Lac.[2]
Vestiges de Cordast
Tumulus du Raspenholz. Une vingtaine de tertres funéraires de l'époque de Hallstatt (800-400 av. J.-C.), avec des tombes à incinération et leur mobilier, ont été mis au jour en 1894.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cordast » (Olivier Aebischer, version du 23.09.2016)
- Commune de Gurmels, « Cordast » (histoire des villages)
- Commune de Gurmels, « Jahrzahlen Geschichte » (chronologie, PDF)
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : liste cantonale, canton de FR » (état au 1.1.2026)
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