Cournillens
Origine du nom de Cournillens
Entre 1000 et 1031, le lieu s'appelle « Corlingino », puis « Curlinin » en 1228. Ces formes anciennes n'ont pas reçu d'explication. Les germanophones disaient « Kurlin ».[1]
Fondation de Cournillens
Cournillens est un habitat dispersé de langue française, à la frontière des langues. Un sanctuaire, sans doute l'actuelle chapelle Saint-Léger, existait déjà au début du XIe siècle. La dîme passe peu à peu en mains fribourgeoises, et l'abbaye d'Hauterive comme l'Hôpital de Fribourg y reçoivent des donations ou font des achats. Le village vit de l'élevage, des cultures fourragères et des céréales. Il fait partie de la commune de Misery-Courtion depuis la fusion de 1997.[1][2][3]
Histoire de Cournillens
XIe siècle. Dans le premier tiers du siècle, le roi Rodolphe III de Bourgogne donne à l'abbaye de Saint-Maurice une chapelle, probablement celle de Saint-Léger.[1][3]
1228. Rodolphe de Neuchâtel cède la dîme de Cournillens en fief à quatre bourgeois de Fribourg.[1]
1339. Pendant la guerre de Laupen, les Bernois incendient Cournillens.[1]
1393. Un château est mentionné au village.[1]
1466. La chapelle Saint-Léger est restaurée et reçoit un ermitage. Elle devient un lieu de pèlerinage.[1]
1495. La communauté se donne des statuts communaux.[1]
1645. Un gouverneur de la commune est mentionné.[1]
1798. Cournillens fait partie des Anciennes Terres, dans la bannière de l'Hôpital, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, puis du district d'Avenches.[1]
1803. Le village est rattaché au district de Fribourg, jusqu'en 1848.[1]
1848. Cournillens devient le siège de la justice de paix du premier cercle du district du Lac. Il le reste jusqu'en 1988.[1]
1862. Les marais sont asséchés.[1]
1997. Cournillens fusionne avec Cormérod, Courtion et Misery pour former Misery-Courtion.[1]
Population de Cournillens
Sources et références : [1]
| 1811 | 234 |
| 1850 | 251 |
| 1900 | 321 |
| 1930 | 328 |
| 1950 | 309 |
| 1990 | 264 |
Lieux historiques de Cournillens
Chapelle Saint-Léger. Dédiée à saint Léger, évêque d'Autun, avec saint Simon et saint Jude pour patrons secondaires, la chapelle date du Moyen Âge et a été agrandie au XVIIe siècle. Ses fresques sont attribuées à Johann Franz Pantly et datées des environs de 1680. Lieu de pèlerinage important, elle attirait les fidèles pour son eau, que l'on croyait capable de guérir les maladies des yeux. Deux religieuses vivent aujourd'hui à la chapellenie et y poursuivent la tradition érémitique. La chapelle compte 70 places.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cournillens » (Marianne Rolle, version du 16.08.2005)
- Unité pastorale Sainte-Trinité, « La chapelle de Cournillens »
- Commune de Misery-Courtion, « Historique »
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