Kerzers

Canton de Fribourg · District : Lac · 5'546 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Kerzers

Le lieu apparaît en 926 sous la forme « Cartris », puis « Kercers » en 1153 et « Chiet(r)i » en 1228. Le nom français actuel est Chiètres. L'origine du nom n'est pas éclaircie.[1]

Fondation de Kerzers

Kerzers occupe le bord oriental du Grand Marais, sur une route de transit du Plateau attestée à l'époque romaine et sans doute plus ancienne. L'église, le domaine et la dîme appartenaient au prieuré clunisien de Payerne, dont le village dépendit jusqu'à la Réforme. Sous la Savoie, Kerzers avait déjà des équipements de bourg : bains publics et boucherie à la Burgstatt, fours communaux, auberges, forges et tannerie. Deux foires annuelles s'y tenaient dès la fin du Moyen Âge.[1]

Histoire de Kerzers

VIe-VIIe siècle. Le cimetière près de l'église entre en usage. Il servira jusqu'en 1876.[1]

926. Première mention du lieu, sous la forme « Cartris ».[1]

962. Un acte cède l'église, le domaine et la dîme au prieuré de Payerne. C'est un faux plus tardif, mais une donation du Xe siècle est peut-être à son origine, et la possession de Payerne est confirmée en 1148.[1]

1153. L'église Saint-Martin, qui remonte probablement à l'époque mérovingienne, est citée pour la première fois.[1]

XIIe siècle. Payerne fonde vraisemblablement à Kerzers un petit prieuré, relais pour les pèlerins. Il n'existe plus en 1228. L'avouerie de Payerne sur le village est inféodée à des vassaux des Zähringen, puis des Kybourg au XIIIe siècle.[1]

XIVe siècle. L'avouerie revient à l'évêque de Lausanne, qui la confie à la Savoie. Kerzers est rattaché à la juridiction de Murten (Morat).[1]

1339. L'église romane brûle pendant la guerre de Laupen.[1]

1475. Berne et Fribourg occupent Murten et en font un bailliage commun, dont Kerzers fait partie.[1]

1476. L'église brûle à nouveau pendant les guerres de Bourgogne. Sa reconstruction commence en 1477.[1]

1479. Berne confirme les droits du village sur ses équipements de bourg.[1]

1512-1520. L'église reçoit un chœur gothique (1512-1513), des vitraux (1513-1515) et des peintures murales (1519-1520).[1]

1530. Sous la pression de Berne, la population adopte la Réforme. Après la sécularisation de Payerne en 1536, le patronage de l'église passe à Berne.[1]

1793. Les droits d'usage dans le Grand Marais, partagés avec les communes voisines, tournent au conflit, la « guerre du Moos » (datée aussi de 1795).[1][2]

1798-1848. Le bailliage passe à Fribourg en 1798, Murten devient chef-lieu de district en 1803 et la communauté villageoise devient commune en 1831. Kerzers entre en 1848 dans le district du Lac.[1]

1876. La ligne Morat-Lyss dessert le village. Celle de Berne-Neuchâtel suit en 1901, et les deux facilitent l'écoulement des légumes.[1]

1891. La première correction des eaux du Jura, suivie d'une amélioration foncière, permet de mettre le Marais en valeur. Le maraîchage intensif se développe dès 1900.[1]

1918. La Coopérative suisse pour la culture maraîchère reprend les Cultures maraîchères SA Chiètres, qui exploitent plus de 100 ha. Kerzers devient l'un des principaux fournisseurs de légumes de la Coop.[1]

1927. Une école secondaire ouvre. Suivront une école d'orientation en 1987 et un foyer pour personnes âgées en 1991.[1]

Années 1970. Après le raccordement à l'autoroute, industries et commerces s'installent, ainsi qu'une centrale de distribution de légumes. De nouveaux quartiers s'étendent vers l'est, en direction de la forêt d'Arnen.[1]

2003. La Fondation Papiliorama commence à ouvrir à Kerzers des serres tropicales, dont le Nocturama, qui attirent de nombreux visiteurs.[1]

Population de Kerzers

Sources et références : [1][4]

Population de Kerzers
18351'057
18501'158
19001'294
19501'944
20003'892
20104'598
20255'546

Lieux historiques de Kerzers

Église réformée, ancienne église Saint-Martin. Elle garde les fondations d'une abside carolingienne et des restes de l'édifice roman. Le chœur gothique date de 1512-1513, les vitraux de 1513-1515 et les peintures murales de 1519-1520. L'église est un bien culturel d'importance régionale.[1][3]

Cure. La cure du Herresrain 5 figure parmi les biens culturels d'importance régionale.[3]

Poste d'aiguillage de la gare. Le poste d'aiguillage de la Bahnhofplatz est classé bien culturel d'importance nationale.[3]

Ferme de Salomon Notz et séchoir de la tannerie. La ferme de la Fräschelsgasse 1 et le séchoir de la tannerie (Gerbestock) de la Gerbegasse 14 sont des biens culturels d'importance régionale.[3]

Papiliorama. Serres tropicales de la Fondation Papiliorama, ouvertes depuis 2003, avec le Nocturama.[1]

Vestiges de Kerzers

Préhistoire et époque romaine. On a trouvé à Kerzers des objets isolés du Mésolithique, un habitat de l'âge du Bronze, ainsi que des murs et des éléments de décor romains.[1]

Prieuré des pèlerins. Petit prieuré fondé vraisemblablement au XIIe siècle par Payerne comme relais pour les pèlerins. Il avait disparu en 1228.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Chiètres » (Anne-Marie Dubler, version du 09.01.2020)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Fräschels » (Ursula Birchler, version du 31.10.2005)
  3. Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : liste cantonale, canton de Fribourg » (état au 1.1.2026)
  4. Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025

Autres villages près de Kerzers

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification