Löwenbourg
Origine du nom de Löwenbourg
Le nom allemand Löwenburg signifie « château du lion ». On ignore pourquoi ce nom a été donné. Vers 1200, les seigneurs de Löwenberg, du Sundgau, introduisent un lion dans leurs armoiries.[1]
Fondation de Löwenbourg
Le Löwenbourg, sur le territoire de la commune de Pleigne, doit sa première occupation à son socle calcaire du Kimméridgien, qui contient des silex, exploités dès le Moustérien par les Néandertaliens, puis à l'Epipaléolithique, au Mésolithique et au Néolithique. Le château fort remonte au Xe siècle. On ignore qui l'a bâti. Construit en bois, il fut rebâti en pierre peu avant 1200, passa au comte de Ferrette au milieu du XIIIe siècle, puis aux Habsbourg au XIVe siècle. En 1526, la famille bâloise Münch dut le céder à l'abbaye de Lucelle. Les moines délaissèrent le château au profit d'une ferme transformée et fortifiée, la « franche courtine », qui forme le domaine actuel.[1][2][3]
Histoire de Löwenbourg
il y a 75'000 à 65'000 ans. Au Moustérien, des Néandertaliens taillent le silex du site. L'atelier, riche en racloirs de type Levallois, est le second de Suisse en importance après celui d'Alle.[1]
9000-8000 av. J.-C.. Epipaléolithique : au moins deux autres ateliers de taille, attribués à l'homo sapiens.[1]
vers 4000 av. J.-C.. Le silex est extrait dans des galeries de mines peu profondes et exporté vers les stations littorales du pied sud du Jura.[1]
Xe siècle. Construction d'un premier château fort, en bois.[1][2]
vers 1200. Le château est rebâti en pierre. Les Löwenberg, du Sundgau, introduisent un lion dans leurs armoiries.[1][2]
milieu du XIIIe siècle. Le site passe aux mains du comte de Ferrette. Le château est remanié au XIIIe siècle.[1][2]
1300. Un incendie détruit le château.[2]
1356. Le grand tremblement de terre de 1356 endommage le château.[2]
XIVe siècle. Le site passe aux Habsbourg.[1]
1526. La famille bâloise Münch doit céder le Löwenbourg à l'abbaye de Lucelle. Les moines laissent le château tomber en ruine.[1][2]
1583-1597. Sous l'abbé Béat Bapst, construction de bâtiments résidentiels et administratifs, d'une tour d'entrée, d'une chapelle gothique tardive à abside pentagonale et d'un mur d'enceinte. Les travaux dateraient de 1583-1597 (ou 1587-1597) et la chapelle de 1592-1594, dates à confirmer.[1][2]
guerre de Trente Ans (1618-1648). Le domaine sert de refuge aux moines de Lucelle.[1]
XVIIIe siècle. Ajout de corps de bâtiments, de la maison du fermier et des hôtes et d'une laiterie, aujourd'hui musée.[1]
après la Révolution française. Le domaine passe en mains privées.[1]
1956. Le domaine appartient désormais à la fondation bâloise Christoph Merian, qui restaure le site et y développe un important élevage de bovins.[1]
1959-1967. Fouilles archéologiques des ruines du château.[1]
Lieux historiques de Löwenbourg
Ancien domaine de l'abbaye de Lucelle (« franche courtine »). Ferme transformée et fortifiée par les moines de Lucelle, agrandie sous l'abbé Béat Bapst à la fin du XVIe siècle (bâtiments résidentiels et administratifs, tour d'entrée, mur d'enceinte) puis au XVIIIe siècle , dans le style gothique tardif. C'est aujourd'hui un domaine agricole d'environ 300 hectares appartenant à la fondation Christoph Merian.[1][2]
Chapelle Notre-Dame. Chapelle gothique tardive à abside pentagonale, construite sous l'abbé Béat Bapst (en 1592-1594, date à confirmer) et dédiée à Notre-Dame.[1][2]
Musée. Musée installé dans l'ancienne laiterie du XVIIIe siècle. Il présente des objets du site préhistorique de Moulin-Neuf, des ruines du château et du domaine, avec une riche collection de silex.[1][2]
Vestiges de Löwenbourg
Ruines du château. Ruines du château fort, à environ 500 m au sud du domaine. Construit en bois au Xe siècle, rebâti en pierre peu avant 1200, remanié au XIIIe siècle, endommagé par le tremblement de terre de 1356, il fut abandonné par les moines de Lucelle après 1526. Ses ruines ont été fouillées de 1959 à 1967.[1][2]
Ateliers et mines de silex préhistoriques. Atelier moustérien de taille du silex des Néandertaliens, ateliers épipaléolithiques (lamelles à pointes, lames à dos, burins, grattoirs, perçoirs) et galeries de mines peu profondes du Néolithique, vers 4000 av. J.-C.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Löwenbourg » (François Schifferdecker)
- Commune de Pleigne, « Le Löwenbourg »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Pleigne » (François Kohler)
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Löwenburg »
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