Matran
Origine du nom de Matran
Le village apparaît en 1138 sous la forme « Matrans », et la graphie sans s, « Matran », s'impose en 1578. Le sens du nom n'a pas été établi.[2]
Fondation de Matran
Matran s'est formé sur la rive gauche de la Glâne, sur un sol occupé dès l'âge du Fer et à l'époque romaine. Au XIIe siècle, une partie des terres appartient à Elie de Glâne, qui les cède à l'abbaye d'Hauterive en 1162 en entrant en religion. Le village est surtout le centre d'une ancienne paroisse dédiée à saint Julien, citée en 1228, dont dépendaient aussi Avry, Posieux et Neyruz. L'église comptait parmi les possessions de l'abbaye de Payerne. Longtemps agricole, Matran est devenu une commune surtout résidentielle après l'ouverture de l'autoroute.[1]
Histoire de Matran
Époque de Hallstatt. Quatre tumulus sont élevés sur le territoire de la future commune.[1]
Époque romaine. Une partie de la villa gallo-romaine de Corminboeuf s'étend sur le sol de Matran.[1]
1138. Le nom est écrit « Matrans ».[2]
1162. Elie de Glâne entre en religion et donne ses biens, dont ceux de Matran, à l'abbaye d'Hauterive.[1]
1228. La paroisse de Matran est mentionnée.[1]
1297. Une léproserie est signalée, puis encore en 1336.[1]
1442. Au plus tard à cette date, Matran fait partie des Anciennes Terres de Fribourg, dans la bannière de la Neuveville.[1]
1578. Les actes écrivent désormais « Matran », sans s.[2]
1590. Posieux quitte la paroisse de Matran.[1]
1651. L'église Saint-Julien est détruite par le feu. On la reconstruit, puis on l'agrandit plusieurs fois, notamment en 1893.[1]
1769. Une école existe au village. Elle reçoit un bâtiment en 1845.[1]
1798-1848. Matran est rattaché au district de Fribourg.[1]
1844. Neyruz devient à son tour une paroisse indépendante.[1]
1862. Le 3 septembre, le premier train passe à Matran, sur la ligne Lausanne-Berne. Un bureau de poste ouvre à la gare en 1868.[1][2]
1870. Un détachement de l'armée Bourbaki en retraite campe à la Fenetta.[2]
1927. La scierie de la Bagne brûle.[2]
1955-1982. Les rédemptoristes dirigent l'institut Saint-Joseph, qui devient un centre d'accueil pastoral en 1985.[1]
1971. L'autoroute A12 ouvre. Une vaste zone industrielle s'installe et le trafic pendulaire augmente.[1]
2008. Les citoyens acceptent le projet de statuts de l'agglomération fribourgeoise.[1]
Population de Matran
Sources et références : [1][3]
| 1900 | 309 |
| 1950 | 369 |
| 1980 | 603 |
| 2000 | 1'261 |
| 2025 | 2'094 |
Lieux historiques de Matran
Église Saint-Julien. Église paroissiale, sans doute très ancienne, ravagée par le feu en 1651 puis reconstruite et agrandie à plusieurs reprises, la dernière grande fois en 1893. Après la Réforme, elle relève du clergé de Notre-Dame à Fribourg.[1]
Institut Saint-Joseph. Maison des rédemptoristes de 1955 à 1982, transformée en centre d'accueil pastoral en 1985.[1]
Gare de Matran. Station de la ligne Lausanne-Berne, où passe le premier train le 3 septembre 1862.[1][2]
Vestiges de Matran
Tumulus hallstattiens. Quatre tertres funéraires du premier âge du Fer se trouvent sur le territoire communal.[1]
Villa gallo-romaine. Une partie de la villa romaine de Corminboeuf s'étend sur la commune de Matran.[1]
Léproserie. Une maison pour les lépreux est mentionnée en 1297 et en 1336. Elle a disparu.[1]
Scierie de la Bagne. La scierie, voisine d'un moulin à eau démoli avant 1920, est détruite par un incendie en 1927.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Matran » (Marianne Rolle, version du 28.08.2008)
- Meinrad Guex, avec Pierre Jacob, « Les mémoires de Matran », Commune de Matran (rédigé en 2002-2003)
- Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025
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