Misery

Canton de Fribourg · District : Lac · 379 habitants (1990, ancienne commune de Misery, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Misery-Courtion

Origine du nom de Misery

La première mention date de 1176, sous la forme « Misirie », dont le sens reste obscur. L'ancien nom allemand était « Miserach ».[1]

Fondation de Misery

Misery se trouve sur l'axe routier de Fribourg à Avenches. Des objets d'époque romaine et des tombes du haut Moyen Âge y ont été trouvés. Le village appartient d'abord à la seigneurie de Montagny, puis aux Anciennes Terres de Fribourg, dans la bannière de l'Hôpital. Il a toujours relevé de la paroisse de Courtion et faisait partie de son cercle scolaire. Élevage et cultures diversifiées en font l'économie. Misery fait partie de la commune de Misery-Courtion depuis la fusion de 1997.[1]

Histoire de Misery

1243/1244. Aymon de Montagny vend le village à Petrus Rich, de Fribourg.[1]

1287. Une partie de Misery passe à la commanderie de Saint-Jean de Fribourg.[1]

1460. Petermann de Faucigny achète la maison forte de Misery à Antoine Saliceto.[1]

1482. Une chapelle est construite à Misery avant cette date.[1]

1489. Les biens et les droits de la commanderie de Saint-Jean sont acquis à leur tour.[1]

1554. Une auberge est mentionnée pour la première fois.[1]

1713. Peu avant 1713, la chapelle est rebâtie et prend sa forme actuelle.[1][2]

1798. Misery est rattaché au district d'Avenches.[1]

1803. Le village passe au district de Fribourg, jusqu'en 1848.[1]

1957. La chapelle est rénovée en 1957 et 1958.[2]

1987. Le four public, construit au XIXe siècle, est démoli.[1]

1997. Misery fusionne avec Cormérod, Cournillens et Courtion pour former Misery-Courtion.[1]

Population de Misery

Sources et références : [1]

Population de Misery
1811148
1850174
1900259
1950220
1990379

Lieux historiques de Misery

Manoir. La maison forte de Misery est d'origine médiévale. Des peintures murales des années 1470-1480 l'ornent, et elle a été remaniée au début du XVIIIe siècle.[1]

Chapelle Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Sébastien. Ancienne chapelle du château, elle porte un toit à la Mansart, rare dans la région. Son fronton et son clocheton néoclassiques sont plus récents, sans doute des environs de 1840. Elle abrite trois toiles peintes à l'huile par Gottfried Locher à la fin du XVIIIe siècle : « Le Christ en croix et sainte Marie-Madeleine », « Saint Jacques le Majeur » et « Saint Sébastien ». Elle compte 30 places.[2]

Vestiges de Misery

Objets romains et tombes. Des objets de l'époque romaine et des tombes du haut Moyen Âge ont été mis au jour à Misery.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Misery » (Marianne Rolle, version du 18.11.2008)
  2. Unité pastorale Sainte-Trinité, « La chapelle de Misery »

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