Misery
Origine du nom de Misery
La première mention date de 1176, sous la forme « Misirie », dont le sens reste obscur. L'ancien nom allemand était « Miserach ».[1]
Fondation de Misery
Misery se trouve sur l'axe routier de Fribourg à Avenches. Des objets d'époque romaine et des tombes du haut Moyen Âge y ont été trouvés. Le village appartient d'abord à la seigneurie de Montagny, puis aux Anciennes Terres de Fribourg, dans la bannière de l'Hôpital. Il a toujours relevé de la paroisse de Courtion et faisait partie de son cercle scolaire. Élevage et cultures diversifiées en font l'économie. Misery fait partie de la commune de Misery-Courtion depuis la fusion de 1997.[1]
Histoire de Misery
1243/1244. Aymon de Montagny vend le village à Petrus Rich, de Fribourg.[1]
1287. Une partie de Misery passe à la commanderie de Saint-Jean de Fribourg.[1]
1460. Petermann de Faucigny achète la maison forte de Misery à Antoine Saliceto.[1]
1482. Une chapelle est construite à Misery avant cette date.[1]
1489. Les biens et les droits de la commanderie de Saint-Jean sont acquis à leur tour.[1]
1554. Une auberge est mentionnée pour la première fois.[1]
1713. Peu avant 1713, la chapelle est rebâtie et prend sa forme actuelle.[1][2]
1798. Misery est rattaché au district d'Avenches.[1]
1803. Le village passe au district de Fribourg, jusqu'en 1848.[1]
1957. La chapelle est rénovée en 1957 et 1958.[2]
1987. Le four public, construit au XIXe siècle, est démoli.[1]
1997. Misery fusionne avec Cormérod, Cournillens et Courtion pour former Misery-Courtion.[1]
Population de Misery
Sources et références : [1]
| 1811 | 148 |
| 1850 | 174 |
| 1900 | 259 |
| 1950 | 220 |
| 1990 | 379 |
Lieux historiques de Misery
Manoir. La maison forte de Misery est d'origine médiévale. Des peintures murales des années 1470-1480 l'ornent, et elle a été remaniée au début du XVIIIe siècle.[1]
Chapelle Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Sébastien. Ancienne chapelle du château, elle porte un toit à la Mansart, rare dans la région. Son fronton et son clocheton néoclassiques sont plus récents, sans doute des environs de 1840. Elle abrite trois toiles peintes à l'huile par Gottfried Locher à la fin du XVIIIe siècle : « Le Christ en croix et sainte Marie-Madeleine », « Saint Jacques le Majeur » et « Saint Sébastien ». Elle compte 30 places.[2]
Vestiges de Misery
Objets romains et tombes. Des objets de l'époque romaine et des tombes du haut Moyen Âge ont été mis au jour à Misery.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Misery » (Marianne Rolle, version du 18.11.2008)
- Unité pastorale Sainte-Trinité, « La chapelle de Misery »
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