Montet (Broye)
Origine du nom de Montet (Broye)
Montet apparaît pour la première fois en 1274, sous la forme « Montez ». Le nom ne trouve pas d'explication certaine.[1]
Fondation de Montet (Broye)
Au Moyen Âge, Montet dépend de la seigneurie d'Estavayer et fait partie de la communauté générale qui unit Estavayer-le-Lac à une douzaine de villages. Au XVIIe siècle, il appartient aux Lanthen-Heid, puis jusqu'à la fin du XVIIIe siècle aux Praroman, dont les sceaux se mêlent dans les armoiries du village. Longtemps rattaché à la paroisse de Cugy, Montet devient paroisse en 1675. En 2000, six exploitations agricoles y pratiquaient l'élevage et les cultures. Montet est aujourd'hui dans la commune des Montets (fusion de 2004), dont il abrite l'administration.[1][2]
Histoire de Montet (Broye)
1274. Montet est mentionné pour la première fois, sous la forme « Montez ».[1]
1350. Isabelle de Châlon, dame de Vaud et d'Estavayer, concède aux nobles, bourgeois et habitants la communauté générale qui unit Estavayer-le-Lac à une douzaine de villages, dont Montet.[2]
1411. Aumont et Montet plaident contre la ville d'Estavayer.[2]
1476. Avant la bataille de Morat, Charles le Téméraire établit son camp militaire à Montet.[1]
1536-1798. Montet relève du bailliage d'Estavayer, puis du district d'Estavayer-le-Lac de 1798 à 1848.[1]
1660-1662. Le colonel Nicolas de Praroman et son épouse Anne-Marie de Lanthen-Heid, veuve de Philippe d'Estavayer-Aumont, font bâtir l'église de la Sainte-Trinité, d'abord chapelle seigneuriale et funéraire.[2][4]
1675. À la demande d'Anne-Marie de Lanthen-Heid, Montet se sépare de la paroisse de Cugy et forme sa propre paroisse. La chapelle devient église paroissiale.[1][4]
1701-1901. Montet forme une paroisse commune avec Frasses, et de 1734 à 1900 aussi avec Seiry.[1]
1852. Le 30 janvier, le Conseil d'État dissout la communauté générale d'Estavayer, dont les biens sont partagés.[2]
1908. L'école du village est construite.[2]
2001. La proximité de l'autoroute A1 entraîne un développement résidentiel.[1]
2004. Le 1er janvier, Montet fusionne avec Aumont, Frasses et Granges-de-Vesin dans la commune des Montets. Son assemblée avait accepté la convention le 23 septembre 2003, par 49 oui sans opposition.[1][5]
Population de Montet (Broye)
Sources et références : [1][5]
| 1811 | 184 |
| 1850 | 261 |
| 1900 | 397 |
| 1950 | 386 |
| 2000 | 410 |
| 2001 | 344 |
Lieux historiques de Montet (Broye)
Église de la Sainte-Trinité. Bâtie de 1660 à 1662 par l'architecte-entrepreneur Jonas Favre dans le style des temples neuchâtelois, l'église forme une nef et un chœur à chevet droit. Ses retables baroques de 1660-1663, restaurés en 1996-1998 (ou 1999-2000), comptent parmi les ensembles les plus importants du genre en Suisse romande. Le tableau du maître-autel montre Philippe d'Estavayer-Aumont en âme du Purgatoire. L'église est un bien culturel d'importance nationale.[1][3][4]
Château de Montet. Le château a accueilli la communauté de la Société du Sacré-Cœur de 1831 à 1847, l'orphelinat de l'institut Marini de 1882 à 1961, puis un institut d'enseignement secondaire des salvatoriens de 1961 à 1978. Depuis 1981, il abrite le centre de rencontre et de formation du mouvement des Focolari.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Montet (Broye) » (Marianne Rolle, version du 29.10.2019)
- Commune des Montets, « Montet »
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : liste cantonale, canton de Fribourg » (état au 1.1.2026)
- Inventaire PBC, fiche KGS 02242, « Église Ste-Trinité » (Guide artistique de la Suisse, SHAS)
- Conseil d'État du canton de Fribourg, message n° 104 du 21 octobre 2003 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes d'Aumont, Frasses, Granges-de-Vesin et Montet (Broye)
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