Armoiries de Perly-Certoux

Perly-Certoux

Canton de Genève · 3'294 habitants (31.12.2025)
Vue de Perly-Certoux
Photo : Alexey M., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Perly-Certoux

La commune réunit deux villages. Perly apparaît vers 1124 sous la forme « de Perliaco », Certoux en 1537 sous la forme « Sartoux ». L'origine de ces deux noms n'a pas encore été expliquée.[1]

Fondation de Perly-Certoux

Personne ne sait qui a fondé Perly et Certoux. Le territoire est pourtant occupé à l'époque romaine : une villa et un aqueduc ont été découverts près de la route qui reliait Genève à Lyon, et des tombes à dalles datent du haut Moyen Âge. Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se partagent les terres : les Lully, les Du Bois et surtout le sire de Ternier, dont le château se dressait près de Saint-Julien. Les deux villages font longtemps partie de Saint-Julien-en-Genevois, avant d'être rattachés à Genève puis réunis en une commune portant le nom de Perly.[1]

Histoire de Perly-Certoux

Époque romaine. Une villa et un aqueduc romains sont établis près de la route reliant Genève à Lyon.[1]

Haut Moyen Âge. Des tombes à dalles sont aménagées sur le territoire de la commune.[1]

vers 1124. Première mention de Perly, sous la forme « de Perliaco ».[1]

Moyen Âge. Le territoire est partagé entre plusieurs seigneurs : les Lully, les Du Bois et surtout le sire de Ternier, dont le château se dressait près de Saint-Julien.[1]

1536. Berne conquiert le bailliage de Ternier.[1]

1537. Première mention de Certoux, sous la forme « Sartoux ».[1]

1567. Le bailliage de Ternier est rendu à la Savoie.[1]

1814. Le traité de Paris rattache Saint-Julien, dont font partie Perly et Certoux, à la France.[1]

1815. Un protocole donne Saint-Julien et ses dépendances au canton de Genève.[1]

1816. Le traité de Turin rattache définitivement Perly et Certoux à Genève, mais rend Saint-Julien à la Sardaigne. Les deux villages sont annexés à la commune de Compesières.[1]

1820. Perly et Certoux deviennent une commune autonome sous le nom de Perly. La paroisse de Saint-Julien, qui les desservait, est remplacée par celle de Confignon.[1]

1841-1851. La plaine marécageuse de l'Aire subit de nombreuses crues, notamment en 1841, 1847 et 1851.[1]

1899-1900. Construction de la chapelle de la Persécution, connue pour ses vitraux d'Alexandre Cingria.[1]

Années 1920. Les cultures maraîchères lancent l'essor de la commune.[1]

Années 1940. La plaine de l'Aire est drainée et deux collecteurs sont construits.[1]

1960. La construction de logements s'intensifie, avec de nombreux HLM près de la frontière. Les infrastructures doivent être adaptées.[1]

1975. Une nouvelle chapelle remplace la chapelle de la Persécution ; 80 % du territoire communal est encore consacré à l'agriculture.[1]

1978. Inauguration d'un nouveau groupe scolaire.[1]

Population de Perly-Certoux

Sources et références : [1][4]

Population de Perly-Certoux
1850225
1900279
1950398
20002'782
20253'294

Lieux historiques de Perly-Certoux

Perly et Certoux. Les deux villages qui forment la commune. Ils dépendaient de Saint-Julien-en-Genevois jusqu'en 1815 et sont devenus une commune autonome en 1820.[1]

Chapelle de Perly. La chapelle de la Persécution (1899-1900), connue pour ses vitraux d'Alexandre Cingria, a été remplacée en 1975 par une nouvelle chapelle.[1]

Plaine de l'Aire. Plaine marécageuse touchée par de nombreuses crues au XIXe siècle (1841, 1847, 1851), drainée dans les années 1940. Elle a porté l'essor maraîcher de la commune dès les années 1920.[1]

Vogue et Feuillu. Traditions campagnardes toujours vivantes : la Vogue, à l'origine fête paroissiale, a lieu à la mi-juin. Le cortège du Feuillu est aussi maintenu.[1]

Vestiges de Perly-Certoux

Villa et aqueduc romains. Vestiges d'une villa et d'un aqueduc romains, près de l'ancienne route de Genève à Lyon. La villa, connue depuis les années 1920, a fait l'objet d'une fouille de sauvetage achevée en 2010, avant la construction de deux immeubles au centre du vieux village, puis d'une nouvelle fouille en 2014-2015. Son premier état date du milieu du Ier siècle apr. J.-C. ; elle est agrandie au IIe siècle et vraisemblablement abandonnée au IVe siècle.[1][2]

Tombes à dalles. Sépultures du haut Moyen Âge découvertes sur le territoire de la commune.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Perly-Certoux » (Jean-Marc Membrez)
  2. Denis Genequand, Service cantonal d'archéologie (Genève), « La villa gallo-romaine de Perly : présentation des fouilles », juin 2014
  3. Service cantonal d'archéologie de Genève, Archéologie genevoise 2014-2015 (Patrimoine et architecture, série archéologie n° 3), préface de Jean Terrier et sommaire
  4. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  5. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

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