
Perly-Certoux
Origine du nom de Perly-Certoux
La commune réunit deux villages. Perly apparaît vers 1124 sous la forme « de Perliaco », Certoux en 1537 sous la forme « Sartoux ». L'origine de ces deux noms n'a pas encore été expliquée.[1]
Fondation de Perly-Certoux
Personne ne sait qui a fondé Perly et Certoux. Le territoire est pourtant occupé à l'époque romaine : une villa et un aqueduc ont été découverts près de la route qui reliait Genève à Lyon, et des tombes à dalles datent du haut Moyen Âge. Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se partagent les terres : les Lully, les Du Bois et surtout le sire de Ternier, dont le château se dressait près de Saint-Julien. Les deux villages font longtemps partie de Saint-Julien-en-Genevois, avant d'être rattachés à Genève puis réunis en une commune portant le nom de Perly.[1]
Histoire de Perly-Certoux
Époque romaine. Une villa et un aqueduc romains sont établis près de la route reliant Genève à Lyon.[1]
Haut Moyen Âge. Des tombes à dalles sont aménagées sur le territoire de la commune.[1]
vers 1124. Première mention de Perly, sous la forme « de Perliaco ».[1]
Moyen Âge. Le territoire est partagé entre plusieurs seigneurs : les Lully, les Du Bois et surtout le sire de Ternier, dont le château se dressait près de Saint-Julien.[1]
1536. Berne conquiert le bailliage de Ternier.[1]
1537. Première mention de Certoux, sous la forme « Sartoux ».[1]
1567. Le bailliage de Ternier est rendu à la Savoie.[1]
1814. Le traité de Paris rattache Saint-Julien, dont font partie Perly et Certoux, à la France.[1]
1815. Un protocole donne Saint-Julien et ses dépendances au canton de Genève.[1]
1816. Le traité de Turin rattache définitivement Perly et Certoux à Genève, mais rend Saint-Julien à la Sardaigne. Les deux villages sont annexés à la commune de Compesières.[1]
1820. Perly et Certoux deviennent une commune autonome sous le nom de Perly. La paroisse de Saint-Julien, qui les desservait, est remplacée par celle de Confignon.[1]
1841-1851. La plaine marécageuse de l'Aire subit de nombreuses crues, notamment en 1841, 1847 et 1851.[1]
1899-1900. Construction de la chapelle de la Persécution, connue pour ses vitraux d'Alexandre Cingria.[1]
Années 1920. Les cultures maraîchères lancent l'essor de la commune.[1]
Années 1940. La plaine de l'Aire est drainée et deux collecteurs sont construits.[1]
1960. La construction de logements s'intensifie, avec de nombreux HLM près de la frontière. Les infrastructures doivent être adaptées.[1]
1975. Une nouvelle chapelle remplace la chapelle de la Persécution ; 80 % du territoire communal est encore consacré à l'agriculture.[1]
1978. Inauguration d'un nouveau groupe scolaire.[1]
Population de Perly-Certoux
Sources et références : [1][4]
| 1850 | 225 |
| 1900 | 279 |
| 1950 | 398 |
| 2000 | 2'782 |
| 2025 | 3'294 |
Lieux historiques de Perly-Certoux
Perly et Certoux. Les deux villages qui forment la commune. Ils dépendaient de Saint-Julien-en-Genevois jusqu'en 1815 et sont devenus une commune autonome en 1820.[1]
Chapelle de Perly. La chapelle de la Persécution (1899-1900), connue pour ses vitraux d'Alexandre Cingria, a été remplacée en 1975 par une nouvelle chapelle.[1]
Plaine de l'Aire. Plaine marécageuse touchée par de nombreuses crues au XIXe siècle (1841, 1847, 1851), drainée dans les années 1940. Elle a porté l'essor maraîcher de la commune dès les années 1920.[1]
Vogue et Feuillu. Traditions campagnardes toujours vivantes : la Vogue, à l'origine fête paroissiale, a lieu à la mi-juin. Le cortège du Feuillu est aussi maintenu.[1]
Vestiges de Perly-Certoux
Villa et aqueduc romains. Vestiges d'une villa et d'un aqueduc romains, près de l'ancienne route de Genève à Lyon. La villa, connue depuis les années 1920, a fait l'objet d'une fouille de sauvetage achevée en 2010, avant la construction de deux immeubles au centre du vieux village, puis d'une nouvelle fouille en 2014-2015. Son premier état date du milieu du Ier siècle apr. J.-C. ; elle est agrandie au IIe siècle et vraisemblablement abandonnée au IVe siècle.[1][2]
Tombes à dalles. Sépultures du haut Moyen Âge découvertes sur le territoire de la commune.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Perly-Certoux » (Jean-Marc Membrez)
- Denis Genequand, Service cantonal d'archéologie (Genève), « La villa gallo-romaine de Perly : présentation des fouilles », juin 2014
- Service cantonal d'archéologie de Genève, Archéologie genevoise 2014-2015 (Patrimoine et architecture, série archéologie n° 3), préface de Jean Terrier et sommaire
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)
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