Armoiries de Pregny-Chambésy

Pregny-Chambésy

Canton de Genève · 4'125 habitants (31.12.2025)
Vue de Pregny-Chambésy
Photo : Jérémy Toma, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Pregny-Chambésy

Pregny apparaît en 1113 sous la forme « Priniacum », Chambésy en 1277 sous la forme « Sambesie ». Le nom de Pregny pourrait venir d'un « fundus Priniacus ». Celui de Chambésy n'a pas encore été expliqué. La commune s'est d'abord appelée Pregny. Son nouveau nom tient compte du développement continu des hameaux de Chambésy.[1][2]

Fondation de Pregny-Chambésy

Le site est occupé depuis le Néolithique, et la route antique de Genève à Nyon traverse le territoire. Celui-ci comprend à l'origine le village de Pregny, les hameaux de Chambésy-Dessus et de Chambésy-Dessous et le quartier de Roilbot. Des quartiers modernes s'y sont greffés. Le fief de Pregny dépend de la seigneurie de Gex, les dîmes du chapitre de Saint-Pierre de Genève. Le village suit ensuite le sort mouvementé du Pays de Gex, entre Savoie, Berne, Genève et France, jusqu'à sa réunion à Genève. Son caractère agricole a disparu : la commune est devenue résidentielle, et le secteur tertiaire y domine.[1][2]

Histoire de Pregny-Chambésy

Néolithique. Le site est occupé.[1]

1113. Première mention de Pregny (« Priniacum »).[1][2]

1277. Première mention de Chambésy (« Sambesie »).[1]

1353-1536. Pregny, qui suit le sort du Pays de Gex, est sous souveraineté savoyarde.[1]

1481. L'église est citée sous le vocable de sainte Pétronille.[1]

1536. Conquête bernoise ; la paroisse passe à la Réforme.[1][2]

1567. Restitution à la Savoie.[1][2]

1590-1601. Conquête et administration par Genève.[1]

1601. Annexion à la France.[1][2]

1662. Louis XIV fait détruire les lieux de culte réformés, dont le temple de Pregny.[2]

1685. La paroisse redevient catholique.[1]

1755. Construction de la propriété du Reposoir.[1]

1758. Voltaire, installé à Ferney et à Pregny, fait remanier le château de Tournay, qu'il surnommait « vieux vilain château ».[2]

1815. Réunion à Genève ; Pregny devient une commune en 1816.[1][2]

1858-1860. Construction du château Rothschild.[1][2]

1862-1863. Construction de l'actuelle église paroissiale.[1][2]

XIXe siècle. Lors du Kulturkampf, la lutte est vive à Pregny et les autorités municipales sont destituées.

1946. L'ancien hôtel Carlton, autrefois pensionnat Thudicum, devient le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).[1]

1960. La commune, qui portait jusque-là le nom de Pregny, prend celui de Pregny-Chambésy, en raison du développement continu de Chambésy. Les dates varient entre 1952 et 1960.[1][2]

1966. Ouverture du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique.[1]

1972. Le château de Penthes devient le Musée des Suisses à l'étranger. Une dépendance consacrée au général Dufour s'y ajoute en 1984.[1]

2005. Le secteur tertiaire fournit 89% des emplois.[1]

Population de Pregny-Chambésy

Sources et références : [1][3]

Population de Pregny-Chambésy
Début du XVIe siècle12 feux (foyers)
1850463
1900651
19501'093
20003'009
20254'125

Lieux historiques de Pregny-Chambésy

Pregny, Chambésy-Dessus, Chambésy-Dessous et Roilbot. Le village et les hameaux qui forment le territoire primitif de la commune, cités en 1113 (Pregny) et 1277 (Chambésy).[1]

Château Rothschild. Construit en 1858-1860 pour le baron Adolphe de Rothschild et complété en 1872. En 1887-1892, Julie de Rothschild fait planter plus de 1'500 arbres dans le parc.[1][2]

Château de Penthes. Maison de maître du XVIIIe siècle remplaçant une maison forte du XIVe siècle. Musée des Suisses à l'étranger depuis 1972, avec une dépendance consacrée au général Dufour (1984).[1]

Le Reposoir, La Fenêtre et Les Ormeaux. Grandes propriétés de la commune : Le Reposoir (1755), La Fenêtre (1820-1822) et Les Ormeaux (1835-1836). Certaines abritent des missions permanentes auprès de l'ONU.[1]

Église Sainte-Pétronille. Église paroissiale catholique construite en 1862-1863. Le vocable de sainte Pétronille est attesté dès 1481. Une chapelle protestante est construite à Chambésy en 1901.[1][2]

Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique. Fondé en 1966 à Chambésy, il réunit plusieurs organes centraux de l'Église orthodoxe.[1]

Siège du CICR. Installé depuis 1946 dans l'ancien hôtel Carlton, autrefois pensionnat Thudicum.[1]

Vestiges de Pregny-Chambésy

Château de Tournay. À la fin du XIIIe siècle, le cœur de Pregny est le fief de la famille d'Anières, dont le château de Tournay rappelle l'histoire. Voltaire, qui s'y installe en 1758, l'embellit en lui redonnant une allure féodale, et Alfred Baur le fait restaurer à partir de 1915.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Pregny-Chambésy » (Dominique Torrione-Vouilloz), version du 06.07.2010
  2. Office fédéral de la culture, Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), « Pregny » (2e version, juillet 2019)
  3. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  4. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

Localités de la commune avec une fiche

Autres villages près de Pregny-Chambésy

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification