
Presinge
Origine du nom de Presinge
Le nom apparaît après l'an 1000 sous la forme « in Presiago », puis en 1180 dans l'expression « villa que appellatur Presingium ». Son étymologie n'est pas établie. La commune pense y voir une trace de la présence des Burgondes.[1][2]
Fondation de Presinge
Personne ne sait qui a fondé Presinge. Une villa romaine de la fin du Ier ou du début du IIe siècle, avec des fragments de murs peints et une mosaïque, a été mise au jour à Cara. Au Moyen Âge, le village dépend d'abord des comtes de Genève et de la famille de Grailly, seigneurs de Ville-la-Grand. Dès la fin du XIVe siècle, le comte de Savoie obtient par héritages tous les droits temporels sur Presinge. Plus tard, quand Genève hérite de quelques droits du chapitre cathédral, de nombreux bourgeois de la ville acquièrent à Presinge d'importants domaines agricoles. La commune a résisté au développement périurbain et conserve un caractère essentiellement rural.[1][2]
Histoire de Presinge
Fin Ier-début IIe siècle. Une villa romaine, avec des murs peints et une mosaïque, s'élève à Cara.[1]
Après l'an 1000. Première mention du nom, sous la forme « in Presiago ».[1]
1180. Mention de la « villa que appellatur Presingium ».[1]
Moyen Âge. Presinge dépend d'abord des comtes de Genève et de la famille de Grailly, seigneurs de Ville-la-Grand.[1]
1304. Première mention de l'église Saint-Félix, dont l'édifice a des fondements romans.[1]
Fin XIVe siècle. Le comte de Savoie obtient, à la suite d'héritages, tous les droits temporels sur Presinge.[1]
1412. Presinge compte environ 160 habitants.[1]
1420. L'église passe sous la dépendance du chapitre cathédral de Saint-Pierre de Genève.[1][2]
1536. Berne occupe la région de Gaillard. La paroisse passe à la Réforme.[1]
1544. Genève hérite de quelques droits du chapitre sur Presinge. De nombreux bourgeois de la ville y acquièrent d'importants domaines agricoles.[1]
1567. Berne restitue la région de Gaillard au duc de Savoie.[1]
Après 1598. La paroisse revient définitivement au catholicisme.[1]
1754. Les droits hérités du chapitre par Genève sont cédés à la Savoie.[1]
1792. Devenu français, Presinge est rattaché avec Puplinge à la commune nouvellement créée de Ville-la-Grand.[1]
1816. Presinge et Puplinge sont cédés au canton de Genève et forment une seule commune.[1]
1851. En raison de la mésentente entre les habitants des deux villages, le Conseil d'État ratifie la division de la commune.[1][2]
1970. Dernière restauration en date de l'église Saint-Félix, plusieurs fois agrandie et restaurée.[1]
Population de Presinge
Sources et références : [1][3]
| 1412 | 160 habitants environ |
| 1850 | 592 (avec Puplinge) |
| 1900 | 311 |
| 1950 | 268 |
| 2000 | 614 |
| 2010 | 622 |
| 2025 | 731 |
Lieux historiques de Presinge
Cara. Hameau de la commune, où une villa romaine de la fin du Ier ou du début du IIe siècle a été mise au jour.[1][2]
La Louvière. Hameau de la commune.[1]
Église Saint-Félix. Église mentionnée en 1304, bâtie sur des fondements romans, dépendante du chapitre cathédral de Genève dès 1420, plusieurs fois agrandie et restaurée, la dernière fois en 1970.[1]
Vestiges de Presinge
Villa romaine de Cara. Villa de la fin du Ier ou du début du IIe siècle, dont ont été dégagés des fragments de murs peints et une mosaïque.[1]
Fondements romans de l'église. L'église Saint-Félix, citée seulement en 1304, repose sur des fondements romans.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Presinge » (Fabia Christen), version du 25.03.2020
- Commune de Presinge, « Présinge découverte », rubrique Hier
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
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