Seiry
Origine du nom de Seiry
Seiry est cité en 1180 sous la forme « Seirie ». Le nom n'a pas d'explication établie.[1]
Fondation de Seiry
Seiry se trouve à l'écart des grands axes routiers. Aux XIIIe et XIVe siècles, il est le centre d'une petite seigneurie tenue par les donzels de Seiry, qui avaient leur caveau dans l'église de Cugy, avant d'entrer dans la seigneurie de Cheyres. Le village dépend d'abord de la paroisse de Cugy. Ses grandes fermes sont bâties en grès coquillier tiré de la carrière locale, exploitée depuis plusieurs générations par la famille Pillonel. Rural à l'origine, Seiry est devenu résidentiel. Il est aujourd'hui dans la commune de Lully (fusion de 2006).[1][2][3]
Histoire de Seiry
1180. Le village apparaît sous le nom de « Seirie ».[1]
1325. Une maison forte est attestée à Seiry.[1]
1343. Une chapelle Saint-Georges existe au village.[1]
1441. Cheyres, Bollion et Seiry forment une petite seigneurie, distincte de celle de Font mais tenue par la même famille de La Molière. Elle appartient alors à Georges de La Molière.[2]
1521. Un incendie ravage Seiry.[1]
XVIe siècle. Claudine, arrière-petite-fille de Georges de La Molière, épouse Henri de Praroman et lui apporte en dot la seigneurie de Cheyres. Seiry relève alors du bailliage d'Estavayer.[1][2]
1704. Anne-Judith de Praroman, épouse d'Abraham Ancel, d'Yverdon, vend la seigneurie à Fribourg, qui en fait le bailliage de Cheyres jusqu'en 1798.[1][2]
1734. Seiry quitte la paroisse de Cugy pour celle de Montet.[1]
1798. Le bailli, qui résidait à Cheyres, s'en va à l'arrivée des Français. Une ferme du village, datée 1798, porte sur un linteau de grange une inscription liée à la République helvétique.[2][3]
1798-1848. Seiry relève du district d'Avenches, puis de celui de Surpierre dès 1803 et d'Estavayer de 1817 à 1848.[1]
1842. Une maison d'école est construite. Elle est encore inachevée en 1854.[3]
1883-1886. L'abbé Ernest Pillonel mène à bien le projet d'une église. L'architecte Antoine Nein la bâtit en 1883-1884, et elle est inaugurée le 23 novembre 1884. L'ancienne chapelle médiévale est démolie en 1886.[1][2][3]
1900. Seiry devient une paroisse. La cure date de 1897.[1][3]
1918. Le 14 mai, Mgr Colliard consacre l'église à saint Georges.[2]
1999. Un bâtiment communal et une école primaire sont construits près de l'église.[3]
2006. Le 1er janvier, Seiry fusionne avec Bollion et Lully dans la commune de Lully, en vertu d'un décret du 21 juin 2005.[1][4]
Population de Seiry
Sources et références : [1]
| 1811 | 86 |
| 1850 | 164 |
| 1900 | 209 |
| 1950 | 140 |
| 1970 | 89 |
| 2000 | 202 |
Lieux historiques de Seiry
Église Saint-Georges. Église néogothique d'Antoine Nein, aux voûtes reposant sur des consoles, restaurée en 1970. Son confessionnal vient de la collégiale d'Estavayer.[2][3]
Ancienne école et greniers. Les greniers ont des baies de style gothique tardif. La maison d'école de 1842 a été transformée en 1944, puis vendue par la commune vers 1996-1997.[2][3]
Ferme de 1798. Ferme jumelée datée 1798, avec une maison contiguë de 1899. Le linteau de sa grange rappelle la naissance de la République helvétique.[3]
Vestiges de Seiry
Chapelle Saint-Georges. Attestée en 1343, la chapelle médiévale a été démolie en 1886. Ses pierres ont servi à bâtir l'église, et sa cloche se trouve sur le clocheton du bâtiment de l'édilité.[1][2][3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Seiry » (Marianne Rolle, version du 01.02.2017)
- Commune de Lully, « Le village de Seiry »
- Service des biens culturels du canton de Fribourg, Recensement cantonal des sites construits d'importance régionale et locale (SCRoL), « Seiry », février 2026
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
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