Semsales
Origine du nom de Semsales
Le nom apparaît vers 1100 sous la forme « septem salis », puis en 1177 sous la forme « Septem Sales ». La tradition paroissiale y lit les sept fermes que comptait alors le lieu.[1][2]
Fondation de Semsales
Semsales s'est formé au pied des Préalpes fribourgeoises, près du Niremont et des Alpettes, sur des terres des chanoines du Mont-Joux, le Grand-Saint-Bernard. Le lieu est d'abord une « cella » de l'hospice, puis un prieuré dont le prieur est à la fois seigneur du village et curé. Le premier village s'étendait entre le They et le Moyon, et le chemin de Vaulruz à Châtel-Saint-Denis passait plus haut. Après le glissement de terrain que la tradition place au XIIIe siècle, il fut reconstruit plus à l'ouest. Longtemps agricole et artisanale, la commune a accueilli des industries à partir des années 2000. Elle comprend depuis 1968 l'ancienne commune de La Rougève.[1][2][5]
Histoire de Semsales
Vers 1100. Le lieu est attesté sous la forme « septem salis ».[1]
1177. Une bulle du pape Alexandre III, donnée à Venise, cite Semsales comme « cella » des chanoines du Mont-Joux et place leurs biens sous sa protection.[1][2]
1228. Semsales est devenu un prieuré. Le prieur est seigneur du village et curé de la paroisse.[1]
XIIIe siècle. Un glissement de terrain aurait englouti le premier village. Les maisons sont rebâties plus à l'ouest, sans doute à la Villette.[1][2]
Vers 1475. Semsales dépend de la châtellenie de Rue, passée à la maison de Savoie.[2]
1536-1537. Fribourg prend le contrôle de Semsales en 1536 et le rattache l'année suivante au bailliage de Rue.[1]
1581. Le village passe au bailliage de Châtel-Saint-Denis.[1]
1602. Le Mont-Joux cède le prieuré au chapitre de Saint-Nicolas de Fribourg.[1]
1632-1636. Une nouvelle église Saint-Nicolas est construite, après la visite de Mgr de Watteville en 1625. Elle est consacrée le 15 novembre 1635.[1][3]
1782. Le chapitre vend le bâtiment du prieuré à un particulier.[1]
1786. Le 18 juin, la foudre frappe la tour de l'église pendant les vêpres. Le feu est vite maîtrisé.[3]
1830. Attisé par la bise, un incendie détruit 42 maisons au centre du village. L'église est épargnée.[1][2]
1848. Le péage de la route Fribourg-Vevey disparaît, et Semsales entre dans le district de la Veveyse.[1]
XIXe siècle. La verrerie de Semsales, installée à Progens, connaît son essor.[1]
1869. La chapelle Notre-Dame du Niremont est bâtie au-dessus du village.[1]
1922-1926. La paroisse confie la nouvelle église à l'architecte Dumas, de Romont, et à l'entrepreneur Masset, de Vaulruz. Bénite le 6 décembre 1925, elle est consacrée le 6 décembre 1926.[1][4]
1968. Semsales fusionne avec La Rougève.[1][5]
1973. La nef de l'ancienne église, abandonnée, est démolie. La tour, cédée à la commune en 1966, est conservée.[3]
1981. L'autoroute A12 est mise en service. Avec les industries arrivées plus tard, elle contribue à la reprise de la population.[1]
Population de Semsales
Sources et références : [1][6]
| 1850 | 666 |
| 1900 | 909 |
| 1950 | 849 |
| 2000 | 1'019 |
| 2025 | 1'591 |
Lieux historiques de Semsales
Église Saint-Nicolas. Église néoromane consacrée en 1926, bâtie à l'emplacement de l'auberge de la Couronne. Son décor est en grande partie l'œuvre du peintre italien Gino Severini, du groupe de Saint-Luc. Parmi ses sept cloches, l'une date de 1686 et une petite, très précieuse, sans doute du XVe siècle.[1][4]
Tour de l'ancienne église. Seul reste de l'église de 1632-1636, la tour à clocher bulbeux, rare dans le canton, a été restaurée à plusieurs reprises avec l'aide du Heimatschutz.[1][3]
Notre-Dame du Niremont. La chapelle de 1869 domine le village. Les hauts-marais du Niremont, protégés au niveau national, sont parcourus par un sentier didactique des tourbières.[1]
Vestiges de Semsales
Hache du Clos Moyon. Une hache de l'âge du Bronze a été trouvée au Clos Moyon.[1]
Tertre de La Montaneire. Le petit tertre de La Montaneire pourrait être un tumulus de l'époque de Hallstatt.[1]
Le premier village. Une croix en fer forgé, sur la route des Alpettes près du Moyon, marque l'emplacement du village primitif, au They. À la Villette, une ferme occupe les restes d'une cure, et une croix signale l'ancien cimetière.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Semsales » (Jean-Claude Vial, version du 23.11.2011)
- Unité pastorale St-Denis, paroisse de Semsales, « Histoire de notre paroisse »
- Unité pastorale St-Denis, paroisse de Semsales, « L'ancienne église »
- Unité pastorale St-Denis, paroisse de Semsales, « La nouvelle église »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Rougève, La » (Jean-Claude Vial, version du 25.05.2012)
- Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025
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