Surpierre

Canton de Fribourg · District : Broye · 1'259 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Surpierre

Le lieu apparaît en 1142 sous la forme latine « Super Petram ». Les germanophones l'appelaient autrefois Überstein.[1]

Fondation de Surpierre

Surpierre s'est formé au pied d'un château bâti sur une falaise qui domine la Broye, sans doute vers le milieu du XIIe siècle. La famille de Surpierre, connue de 1142 à 1233, tient la seigneurie, qui passe ensuite sous la souveraineté directe des Cossonay. Ceux-ci fondent probablement le bourg castral attesté en 1344 et abandonné à la fin du XVe siècle. En 1380, la seigneurie s'étend sur Ménières, Granges-près-Marnand, Trey, Henniez, Marnand, Coumin, Chapelle, Cheiry et Villeneuve. Conquise par Berne en 1536, elle devient aussitôt un bailliage fribourgeois. Enclavé en terre vaudoise, le village vit des céréales et de l'élevage, et reste mal desservi par des routes secondaires et la station d'Henniez, sur la ligne de la Broye. La commune actuelle est née de trois fusions, avec Praratoud en 2005, Villeneuve en 2017 et Cheiry en 2021.[1][2][5]

Histoire de Surpierre

1142. Guillaume de Surpierre apparaît comme témoin d'un acte, et le lieu est cité sous la forme « Super Petram ».[1][2]

Milieu du XIIe siècle. Un premier château est probablement élevé sur la falaise.[1]

1184. Le pape Lucius III confirme la donation de l'église au prieuré de Saint-Maire de Lausanne.[1]

1228-1285. L'église Notre-Dame des Champs devient paroissiale.[1]

Fin du XIIIe siècle. Le château actuel est attesté.[1]

1344. Un bourg castral est mentionné à côté du château.[1]

1380. La seigneurie compte neuf villages, de Ménières à Villeneuve.[1]

1399. Jean de Rougemont et sa femme Jeanne, petite-nièce de Louis II de Cossonay, vendent Surpierre à leur créancier Yblet de Challant. Les Glérens leur succèdent en 1414.[1][2]

1472. La seigneurie devient une châtellenie savoyarde.[1][2]

1476. Pendant les guerres de Bourgogne, les Suisses occupent le château et l'incendient.[1][2]

1488. La seigneurie est inféodée à François de Gruyère.[1]

1536. Berne s'empare de Surpierre le 21 février et la cède à Fribourg le 1er mars. Fribourg en fait un bailliage.[1][2]

1544. Incendié une nouvelle fois en 1539, le château est rebâti pour servir de résidence au bailli.[1]

1691-1709. Le premier séminaire diocésain est installé à Surpierre.[1]

1798-1848. Surpierre fait partie du district d'Estavayer dès 1798, puis il est le chef-lieu du district de Surpierre de 1803 à 1848.[1]

1850. Le canton vend le château, pour 12'000 francs, à M. Leenhardt, négociant à Marseille.[1][2]

2005. Le 1er janvier, Praratoud, détaché de Surpierre depuis 1815, rejoint la commune, en vertu d'un décret du 16 décembre 2004.[1][5][7]

2017. Le 1er janvier, Villeneuve entre dans la commune de Surpierre. Le 26 avril 2015, la fusion avait été acceptée par 106 voix contre 80 à Surpierre et par 122 contre 38 à Villeneuve.[1][3][4]

2021. Le 1er janvier, Cheiry rejoint Surpierre. Les deux communes avaient dit oui le 9 février 2020, par 208 voix contre 60 et par 148 contre 38, et le Grand Conseil a approuvé la fusion le 27 mai 2020.[1][5][6]

Population de Surpierre

Sources et références : [1][9]

Population de Surpierre
1811167
1850245
1900244
1950236
2000238
2005294
2010299
2017715
2020747
20251'259

Lieux historiques de Surpierre

Château de Surpierre. Attesté dès la fin du XIIIe siècle et rebâti en 1544 comme résidence baillivale, il garde une chapelle du XIIIe siècle, un portail armorié du XVIIe siècle et une salle des chevaliers ornée des armoiries de baillis du XVIIe siècle. Vendu par le canton en 1850, il appartient à des particuliers.[1][2]

Église paroissiale. Dédiée à la Nativité de la Vierge et à Marie-Madeleine, elle se trouve au village depuis 1820. La paroisse comprend Cheiry, Chapelle, Praratoud et Villeneuve.[1]

Administration communale. Le secrétariat de la commune se trouve à Villeneuve, route de Granges 5.[8]

Vestiges de Surpierre

Bourg castral. Probablement fondé par les Cossonay à côté du château, il est attesté en 1344 et a été abandonné à la fin du XVe siècle.[1]

Notre-Dame des Champs. L'ancienne église paroissiale, peut-être antérieure au XIIe siècle, avait été bâtie sur des tombes plus anciennes. Le siège de la paroisse a quitté ce lieu pour le village en 1820.[1]

Légendes de Surpierre

La dame blanche. On raconte qu'une dame blanche, repoussée par un chevalier, se serait jetée dans le ravin du château. Une histoire semblable court à propos du donjon de La Molière.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Surpierre » (Marianne Rolle, version du 09.06.2021)
  2. Eric Nusslé, « Visite du château de Surpierre », Société neuchâteloise de généalogie, Bulletin 10 (février 1998)
  3. Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2015-DIAF-70 du 25 août 2015 accompagnant le projet de loi relatif à la fusion des communes de Surpierre et Villeneuve
  4. Grand Conseil du canton de Fribourg, affaire 2015-DIAF-70, « Fusion des communes de Surpierre et Villeneuve »
  5. Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2019-DIAF-45 du 10 mars 2020 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes de Cheiry et Surpierre
  6. Grand Conseil du canton de Fribourg, affaire 2019-DIAF-45, « Approbation de la fusion des communes de Cheiry et Surpierre »
  7. État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
  8. Commune de Surpierre, site officiel
  9. Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025

Localités de la commune avec une fiche

Autres villages près de Surpierre

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification