Villars-sous-Mont
Origine du nom de Villars-sous-Mont
Le village est cité en 1254 sous la forme « Villard-Symon », et une graphie « Vilare sis Mont » est donnée pour les environs de l'an 1000. Le nom contiendrait celui d'une personne, probablement Sigemund. La forme actuelle rappelle la position du village au pied du Mont, le Vanil Blanc surnommé « Pré du Ciel ». En allemand, on disait « Wiler am Berg ».[1][2][3]
Fondation de Villars-sous-Mont
Villars-sous-Mont s'est formé sur la rive gauche de la Sarine, au bord de la route cantonale Bulle-Montbovon. Au Moyen Âge, il fait partie du comté de Gruyère et de la bannière de Gruyères, et il est une filiale de la paroisse de Gruyères. Au XVIIIe siècle, le commerce du fromage fait construire au village des « carrées » baroques cossues. Les alpages et le fromage restent la base de son économie. Villars-sous-Mont est aujourd'hui un village de la commune de Bas-Intyamon (fusion du 1er janvier 2004).[1][2][3]
Histoire de Villars-sous-Mont
1254. Le village apparaît dans un litige entre le chapitre de Lausanne et le comte de Gruyère. La même année, le comte Rodolphe accorde un droit d'alpage à Pierre de Villars Symon.[1][3]
1388. Comme tous les villages de la châtellenie, Villars-sous-Mont est affranchi de la mainmorte.[1]
1555. Le village devient fribourgeois et relève du bailliage de Gruyère.[1][3]
1641. Un pont en pierre est construit. Son tablier sera transformé en 1937.[2]
1654. La chapelle des saints Simon et Jude est consacrée au nord du village, en 1654 (ou dès 1643).[1][2][3]
1701. On bâtit la chapelle de la Dâda à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale de Grandvillard.[2]
1786. Villars-sous-Mont se détache de la paroisse de Gruyères et devient paroisse.[1][2]
1798. Le village passe au district de Gruyère.[1]
1808. L'église reçoit un nouveau chœur, puis son clocher-porche en 1810.[2]
1860. Deux pâtés de maisons sont démolis pour faire place à la nouvelle route.[2]
1897. La chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice, dite chapelle rose, est bénie.[1][2][3]
1903. La ligne de chemin de fer Bulle-Montbovon entre en service et fait naître un quartier autour de la gare.[1][2]
1961. Une entreprise d'agencement de cuisines est active au village.[1]
1990. Le Home de la Vallée de l'Intyamon, pour personnes âgées, ouvre près de l'église.[1][2]
2000. L'église est restaurée et reçoit un retable de l'artiste Jacques Cesa.[1][3]
2003. Le 11 septembre, l'assemblée communale accepte la fusion par 38 voix contre 0.[5]
2004. Le 1er janvier, Villars-sous-Mont forme avec Enney et Estavannens la commune de Bas-Intyamon. Sa paroisse rejoint celle de Bas-Intyamon en 2006.[1][5]
Population de Villars-sous-Mont
Sources et références : [1][5]
| 1811 | 94 |
| 1850 | 112 |
| 1900 | 120 |
| 1950 | 110 |
| 2000 | 207 (ou 171 en population légale au 31.12.2001) |
Lieux historiques de Villars-sous-Mont
Église Saint-Simon-et-Saint-Jude. L'ancienne chapelle de 1654, avec son cimetière clos de murs, a reçu un chœur en 1808 et un clocher-porche en 1810. Restaurée en 2000, elle figure à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][2][4]
Chapelle rose. La chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice, néogothique et en briques rouges, date de 1897. Elle a été rénovée en 1992-1993.[1][2][4]
Chapelle de la Dâda. La chapelle de 1701 rappelle l'ancienne église paroissiale de Grandvillard, dont elle occupe l'emplacement.[2]
Pont en pierre et ancienne cure. Le pont en pierre date de 1641, l'ancienne cure de 1825. Le site est inscrit à l'inventaire fédéral des sites construits, avec la note la plus élevée pour ses qualités historico-architecturales.[2]
Vestiges de Villars-sous-Mont
Campement mésolithique et tombe de l'âge du Bronze. On a repéré sur le territoire un campement du Mésolithique et une tombe à inhumation du Bronze ancien. Un tumulus de l'âge du Bronze a été découvert lors de la construction de la voie ferrée.[1][2]
Objets romains. Des objets romains ont été trouvés en 1907, pendant les travaux du chemin de fer.[3]
Légendes de Villars-sous-Mont
Claremboz et Bras de Fer. La tradition rapporte qu'en 1349, deux hommes, Claremboz et Bras de Fer, auraient défendu seuls le comté de Gruyère contre une troupe bernoise.[3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Villars-sous-Mont » (Marianne Rolle, version du 20.04.2012)
- Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale (ISOS), « Villars-sous-Mont » (version de juin 1996)
- Commune de Bas-Intyamon, « Histoire de la Commune »
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : Liste cantonale Canton de FR » (état au 1.1.2026)
- Conseil d'État du canton de Fribourg, message n° 96 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes d'Enney, Estavannens et Villars-sous-Mont (30.09.2003)
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