Vuisternens-devant-Romont
Origine du nom de Vuisternens-devant-Romont
Un Wibertus de Wisternens apparaît en 1162 dans le cartulaire de Hautcrêt. L'ancien nom allemand du village est « Winterlingen bei Remund ». Le nom viendrait d'une forme « Winterningis », devenue « Wisternegus » puis « Wistarnens ».[1][2]
Fondation de Vuisternens-devant-Romont
Vuisternens-devant-Romont s'étire le long de la route de Romont à Bulle, en deux noyaux, l'un autour de l'église, l'autre près de la gare. Le village est dès le XIIIe siècle le centre d'une vaste paroisse. Ses seigneurs s'éteignent au XVe siècle, et la seigneurie passe de famille en famille jusqu'à son achat par Fribourg en 1625. Longtemps agricole, Vuisternens s'est développé comme lieu de résidence. Siège de l'administration communale et pôle secondaire du district, la commune actuelle est née en 2003 de la fusion de huit communes, rejointes par La Neirigue en 2004.[1][3]
Histoire de Vuisternens-devant-Romont
1162. Wibertus de Wisternens est cité dans le cartulaire de l'abbaye de Hautcrêt.[1]
1228. Une vaste paroisse, dont Vuisternens est le centre, est attestée.[1]
XIVe siècle. Une partie de la seigneurie est inféodée aux sires d'Oron.[1]
XVe-XVIe siècles. À l'extinction des seigneurs de Vuisternens, la seigneurie passe aux La Baume, puis aux Challant.[1]
1536-1798. Le village fait partie du bailliage fribourgeois de Romont.[1]
1553. L'église de la Nativité est reconstruite.[1]
Vers 1580. L'église est incorporée au chapitre de Saint-Nicolas de Fribourg.[1][2]
1598. Les Maillard deviennent seigneurs de Vuisternens.[1]
1610. La chapelle de Mounaz est fondée, dédiée d'abord à la Vierge, plus tard à saint Pierre.[1]
1625. Fribourg achète la seigneurie.[1][3]
1788. La commune se donne des statuts.[1]
1798-1847. Vuisternens appartient au district de Romont.[3]
1815-1825. L'église est reconstruite une seconde fois, puis consacrée en 1825 par Mgr Yenny.[2]
1868. Une halte est ouverte sur la ligne de chemin de fer Romont-Bulle.[2][4]
1956. La paroisse prend sa forme actuelle, quand La Neirigue passe à celle de Berlens.[1][4]
Vers 1980. Le projet d'une halle de sport pour le cercle scolaire lance les premiers pourparlers de fusion.[3]
2002. Le 8 mai, les assemblées de huit communes acceptent la fusion à plus de 70 %. Le Grand Conseil la décrète le 17 septembre.
2003. Estévenens, La Joux, La Magne, Les Ecasseys, Lieffrens, Sommentier et Villariaz fusionnent avec Vuisternens-devant-Romont.
2004. La Neirigue rejoint la commune, à la suite d'un décret du 6 novembre 2003.
2023. Le 1er janvier, la paroisse de Vuisternens-devant-Romont fusionne avec celle de La Joux.
Population de Vuisternens-devant-Romont
Sources et références : [1][5]
| 1850 | 314 |
| 1900 | 343 |
| 1950 | 421 |
| 2000 | 537 |
| 2025 | 2'410 |
Lieux historiques de Vuisternens-devant-Romont
Église de la Nativité. Placée aussi au XVIIe siècle sous le vocable de saint Jacques, elle a été reconstruite en 1553 puis de 1815 à 1825, et consacrée en 1825 par Mgr Yenny.[1][3]
Chapelle de Mounaz. Datée de 1610, elle se trouve près du moulin sur la Neirigue. Un moine d'Hauterive l'aurait fondée. Dédiée d'abord à la Vierge, elle l'a été ensuite à saint Pierre.[1][2]
Administration communale. Le siège de la commune des neuf villages se trouve à Vuisternens, route de Bulle 27.[1][3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vuisternens-devant-Romont » (Laurence Margairaz Dewarrat, version du 27.09.2016)
- Commune de Vuisternens-devant-Romont, « Histoire »
- Commune de Vuisternens-devant-Romont, « Commune »
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
- Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025
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