Attalens
Origine du nom d'Attalens
Attalens apparaît en 867 sous la forme « Haltningum », dans une donation du roi Lothaire II.[1]
Fondation d'Attalens
Le village est occupé dès le haut Moyen Âge : une nécropole mérovingienne s'est installée dans les ruines d'une villa. Au XIe siècle, Attalens est un alleu de l'abbaye de Saint-Maurice, qui le concède en 1068 à Eldegarde, épouse de son avoué Othon de Blonay, et à leur fils Vaucher. La seigneurie passe ensuite aux Oron, et son histoire se mêle à celle du château voisin de Bossonnens. Attalens est aussi une ancienne paroisse, qui réunissait en 1453 sept communes. La commune comprend aujourd'hui les villages de Tatroz et de Vuarat et les hameaux de Corcelles et de Rombuet. Tatroz faisait partie des terres acquises par Amédée d'Oron, seigneur de Bossonnens.[1][2][3][4][5]
Histoire d'Attalens
VIe-VIIIe siècles. Une nécropole mérovingienne est aménagée dans les ruines d'une villa.[1]
867. Le roi Lothaire II donne « Haltningum ». C'est la première mention du village.[1]
1068. Le 19 juillet, l'abbaye de Saint-Maurice concède Attalens et son église à Eldegarde, épouse d'Othon de Blonay, et à leur fils Vaucher.[1][2][3]
1166 (ou 1167). La paroisse est mentionnée pour la première fois.[1][2]
Fin du XIIe ou début du XIIIe siècle. Le château d'Attalens est construit.[1]
1306-1307. Par son testament du 21 décembre 1306, Amédée d'Oron installe son fils Rodolphe au château d'Attalens. À sa mort en 1307, les seigneuries d'Attalens et de Bossonnens sont séparées.[3][4]
1374-1375. Vendue aux comtes de Savoie après l'extinction de sa branche, la seigneurie d'Attalens est remise en fief à Aymon de Bossonnens, et les deux seigneuries sont de nouveau réunies.[3][4]
1453. Le 4 octobre, l'ancienne église paroissiale, au pied du château, est consacrée. La paroisse compte alors environ 80 ménages répartis en sept communes : Attalens, Bossonnens, Granges, Remaufens, Jongny, Maracon et La Rougève.[1][2]
1475-1476. En novembre 1475, un contingent fribourgeois s'empare du village et l'incendie. La paix de Fribourg le rend au duc de Savoie en 1476.[1]
1523-1531. Le duc Charles III vend le château au chapitre de Lausanne en 1523, puis cède son droit de rachat à Charles de Challant, qui devient seigneur d'Attalens en 1531.[1]
1536. En février, lors de la conquête du Pays de Vaud, les Fribourgeois occupent Attalens. Jongny, Maracon et La Rougève quittent la paroisse.[1][2]
1556-1558. Fribourg rachète Attalens aux Challant, puis le revend deux ans plus tard.[1]
1615-1618. Fribourg rachète définitivement la seigneurie et en fait un bailliage, où il transfère le siège de celui de Bossonnens. Les deux bailliages sont réunis en 1618.[1][4]
1798-1848. Attalens fait partie du district de Châtel-Saint-Denis, puis de celui de la Veveyse dès 1848.[1]
1804. L'État vend le château à la commune.[1]
1860. L'abbé Louis-Auguste Robadey, curé de 1840 à 1867, fait bâtir l'église Notre-Dame-de-l'Assomption entre le château et le hameau de Corcelles.[1][2]
1882. La paroisse achète le château pour y loger l'hospice paroissial, financé par un legs de l'abbé Robadey.[1][2]
1911. Une importante nécropole du haut Moyen Âge est découverte au lieu-dit « en Réresse ».[2]
1968. Le château redevient privé. L'hospice, devenu home médicalisé, s'installe dans de nouveaux locaux.[1]
Population d'Attalens
Sources et références : [1][7]
| 1453 | 80 feux environ |
| 1811 | 618 |
| 1850 | 867 |
| 1900 | 1'198 |
| 1950 | 1'096 |
| 1960 | 1'023 |
| 1980 | 1'337 |
| 2000 | 2'252 |
| 2025 | 3'690 |
Lieux historiques d'Attalens
Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Bâtie en 1860 à l'initiative de l'abbé Robadey, elle succède à une église romane dédiée à Marie. Elle figure à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale (catégorie A). Le neveu du curé, Pierre-Alexandre Robadey, a fait construire la cure en face.[1][2][6]
Château. Château des sires d'Oron, puis résidence baillivale, il a appartenu à la commune dès 1804 et abrité l'hospice de 1882 à 1968. Il est aujourd'hui privé et inscrit à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][6]
Tatroz et Vuarat. Les deux villages de la commune, avec les hameaux de Corcelles et de Rombuet. Tatroz et Vuarat comptaient parmi les terres acquises par Amédée d'Oron. La commune culmine au mont Vuarat, à 984 m.[4][5]
Vestiges d'Attalens
Nécropole de Réresse. Découverte en 1911, la nécropole du haut Moyen Âge a livré une fibule dorée, sans doute du VIe ou du VIIe siècle, qui représente la Vierge, l'Enfant Jésus et les trois Rois mages, avec une inscription grecque. Elle est conservée au Musée d'art et d'histoire de Fribourg.[2]
Villa et nécropole mérovingienne. Les ruines d'une villa ont accueilli une nécropole mérovingienne, entre le VIe et le VIIIe siècle.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Attalens » (Jean-François Steiert, version du 02.05.2013)
- Unité pastorale St-Denis, paroisse d'Attalens, « Historique de la paroisse »
- Les vestiges de Bossonnens, « L'époque féodale »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Bossonnens » (Marianne Rolle, version du 10.03.2011)
- Commune d'Attalens, « Aperçu géographique »
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : Liste cantonale Canton de FR » (état au 1.1.2026)
- Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025
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