Bossonnens
Origine du nom de Bossonnens
Bossonnens est cité vers l'an 1000 sous la forme « Bucenens », dans un document du chapitre de Notre-Dame de Lausanne qui reprend des sources plus anciennes. Le nom désignerait la communauté d'un colon germanique dont le nom commençait par « B », le suffixe « -ens » répondant au germanique « -ingen ». Suivent les formes « Bussenant », « Bossenung », « Bossenans » et « Bossonens ».[1][2]
Fondation de Bossonnens
Le village est né sur l'ancienne voie romaine de Vevey à Oron, où se trouvait une villa. Vers la fin du Xe siècle, ses terres sont remises en franc-alleu à l'abbaye de Saint-Maurice. Les Blonay les tiennent dès le XIe siècle, puis les Oron avant 1248, et dès 1134 la seigneurie réunit Attalens, Granges et Bossonnens. Son centre était le château bâti sur l'éperon rocheux au-dessus du village, avec le bourg fondé vers 1260 par Amédée d'Oron. En 1455, les habitants rachètent le four banal et le descendent au nouveau village, au pied des rochers. Agricole et laitière, la commune est devenue résidentielle, avec beaucoup de pendulaires vers Lausanne et Vevey. Les ruines du château de Bossonnens sont aujourd'hui un site aménagé.[1][3][4]
Histoire de Bossonnens
Fin du Xe siècle. Les terres de Bossonnens sont remises en franc-alleu à l'abbaye de Saint-Maurice.[1]
1134. La seigneurie réunit Attalens, Granges et Bossonnens, aux mains des Blonay.[1]
XIIe siècle. Un donjon carré s'élève sur l'éperon rocheux, sans doute bâti par les Blonay vers 1150.[1][3]
1221. Rodolphe d'Oron est seigneur de Bossonnens. Il cède aux chanoines du Grand-Saint-Bernard le terrain d'une chapelle dédiée à saint Claude.[3][4]
Vers 1260. Amédée d'Oron fait bâtir la tour ronde et fonde le bourg, une vingtaine de maisons entre la tour et le château, sans charte de franchises.[1][3][5]
1300. Amédée d'Oron acquiert Remaufens et La Rougève. Il a aussi acquis Tatroz, Vuarat et La Siva, terres pour lesquelles le comte de Savoie est son suzerain.[1][4]
1307. À la mort d'Amédée, les seigneuries de Bossonnens et d'Attalens sont séparées. Elles sont réunies de nouveau en 1374-1375.[1][3]
1358. La chapelle Saint-Claude et la chapelle des Saints-André-et-Théodule, dans la cour du château, sont attestées.[1]
1410. Par le testament de Marguerite d'Oron, la seigneurie passe à la famille de La Sarraz. Elle décline au XVe siècle.[1][3]
1455. Le 18 avril, les habitants achètent le four banal à Claude de La Sarraz et le transfèrent au nouveau village. Le bourg décline.[1][3][4]
1475. Le 28 octobre, pendant les guerres de Bourgogne, le château est incendié.[1][3]
1513. Georges de La Sarraz vend la seigneurie au duc de Savoie, qui y installe un châtelain.[1][3]
1536. Berne conquiert Bossonnens, puis le cède à Fribourg, qui en fait un bailliage. La commune reçoit les armoiries de la famille de La Sarraz, éteinte.[1][2][3]
1615-1618. Le siège du bailliage passe à Attalens. Le 8 mai 1618, Fribourg vend le château en ruine et son domaine au conseiller Henri Lamberger.[1][3]
1716. Les chapelles Saint-Claude et des Saints-André-et-Théodule sont détruites. Leurs matériaux servent à bâtir la chapelle Saint-André, au village.[1][3]
1798-1848. Bossonnens fait partie du district de Châtel-Saint-Denis, puis de celui de la Veveyse.[1]
1901. La gare de Bossonnens ouvre sur la ligne Palézieux-Montbovon.[1]
1990. L'Association pour la mise en valeur des vestiges médiévaux de Bossonnens est fondée pour sauver les ruines.[3]
Population de Bossonnens
Sources et références : [1][7]
| 1811 | 184 |
| 1850 | 251 |
| 1870 | 331 |
| 1888 | 301 |
| 1900 | 313 |
| 1930 | 436 |
| 1950 | 405 |
| 2000 | 1'041 |
| 2025 | 1'661 |
Lieux historiques de Bossonnens
Ruines du château et du bourg. Sur l'éperon de « Sur la Tour », le donjon carré, la tour ronde et des pans d'enceinte rappellent le castrum des sires d'Oron-Bossonnens. Les ruines figurent à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale (catégorie A) et ont leur propre fiche.[5][6]
Chapelle Saint-André. Bâtie au village en 1716 avec les pierres des deux chapelles médiévales. Un chemin de croix de Charles Cottet y a été installé en 1987.[1][3]
Vestiges de Bossonnens
Villa romaine. Une villa romaine se trouvait au bord de la voie de Vevey à Oron.[1]
Site fortifié. Un important site fortifié, distinct du château, n'a pas encore été fouillé.[1]
Chapelle Saint-Claude. Attestée en 1358, sans doute à l'emplacement d'un sanctuaire mentionné dès 1221, elle a été détruite en 1716.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Bossonnens » (Marianne Rolle, version du 10.03.2011)
- Les vestiges de Bossonnens, « Un nom et un blason »
- Les vestiges de Bossonnens, « Quelques dates clés »
- Les vestiges de Bossonnens, « L'époque féodale »
- Inventaire suisse des biens culturels, « Bossonnens, ruines du château et du bourg » (KGS 01960)
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : Liste cantonale Canton de FR » (état au 1.1.2026)
- Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Bossonnens
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification