
Bure
Origine du nom de Bure
Le village apparaît en 1139 sous la forme « Bures ». En allemand, on l'appelait autrefois « Burnen ». D'où vient ce nom ? On l'ignore encore.[1]
Fondation de Bure
Tout près se trouvait un autre village médiéval, Buratte, aujourd'hui abandonné. Au Moyen Âge, Bure est le centre d'une circonscription, l'avouerie de Bure ou de Haute-Ajoie, qui appartient aux comtes de Montbéliard et de Ferrette, puis aux princes-évêques de Bâle. Sous l'Ancien Régime, il est le siège de l'une des grandes mairies d'Ajoie. On ne connaît ni le fondateur de Bure ni la date de sa création.[1]
Histoire de Bure
1139. Première mention : « Bures ».[1]
Moyen Âge. Bure est le siège de l'avouerie de Bure, ou de Haute-Ajoie, qui appartient aux comtes de Montbéliard et de Ferrette.[1]
Fin du XIIIe siècle. L'avouerie passe aux princes-évêques de Bâle.[1]
1454. Construction de la tour de l'église Saint-Amand, qui dépend alors de la paroisse comtoise de Saint-Dizier-l'Évêque.[1]
Ancien Régime. Bure est le siège de l'une des grandes mairies d'Ajoie.[1]
1698. Création de la paroisse de Bure, qui comprend aussi Villars-le-Sec (France) jusqu'en 1828.[1]
1779. La paroisse passe du diocèse de Besançon à celui de Bâle.[1]
1792-1815. Bure appartient aux départements français du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin.[1]
1815. Rattachement au canton de Berne (bailliage puis district de Porrentruy).[1]
1852. Bure devient commune mixte.[1]
1957. Remaniement parcellaire ; la commune reste surtout agricole.[1]
1968. Ouverture d'une place d'armes fédérale pour les troupes blindées, contestée.[1]
1979. Bure fait partie du nouveau canton du Jura (district de Porrentruy).
1990. Le secteur tertiaire, porté par la place d'armes, fournit 63 % des emplois.[1]
Population de Bure
Sources et références : [1]
| 1770 | 429 |
| 1818 | 676 |
| 1850 | 798 |
| 1900 | 607 |
| 1950 | 613 |
| 1960 | 558 |
| 2000 | 684 |
| 2010 | 664 |
| 2025 | 660 |
Lieux historiques de Bure
Église Saint-Amand. Sa tour date de 1454. L'église dépendait d'abord de la paroisse comtoise de Saint-Dizier-l'Évêque, avant la création de la paroisse de Bure en 1698.[1]
Place d'armes de Bure. Place d'exercice fédérale des troupes blindées ouverte en 1968, qui a transformé l'économie du village.[1]
Vestiges de Bure
Village abandonné de Buratte. Village médiéval déserté, situé à proximité de l'actuel Bure.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Bure » (Dominique Prongué), version remaniée du 25.05.2020
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Bure »
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