Châtonnaye

Canton de Fribourg · District : Glâne · 852 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Châtonnaye

Le village apparaît en 1228 sous la forme « Chastenaie », puis en 1402 sous celle de « Chastonaye ». Le sens du nom reste obscur.[1]

Fondation de Châtonnaye

Châtonnaye se trouve à 693 m d'altitude, à l'extrême ouest du canton, sur la route de Fribourg à Romont et à la limite des villages vaudois de Sédeilles et de Trey. Un tumulus de l'époque de Hallstatt et des tuiles romaines montrent que le site était fréquenté bien avant les premiers textes. Du XIIIe au XVe siècle, le village est le siège d'une seigneurie et d'une famille de petite noblesse chevaleresque qui porte son nom, liée à la maison de Savoie. Les armoiries communales, au coq, reprennent une variante des siennes. Longtemps rattaché à la paroisse de Torny-Pittet, Châtonnaye a la sienne depuis 1794. Ses habitants sont surnommés les « chats huants ».[1][2][3]

Histoire de Châtonnaye

Vers 550-450 av. J.-C.. Un tumulus est élevé en lisière du bois du Pralet.[1]

Époque romaine. Des tuiles de cette époque ont été retrouvées sur le territoire communal.[1]

1228. Le village est mentionné sous le nom de « Chastenaie ».[1]

1248. Jacques est le premier membre connu de la famille de Châtonnaye, qui a son siège au village.[2]

1308. Un autre Jacques de Châtonnaye est châtelain de Romont.[2]

1327. Aymon, châtelain de Villarzel, et Jacques de Châtonnaye se battent aux côtés de Guillaume II de Montagny dans sa guerre privée contre l'évêque de Lausanne.[2]

Vers 1390. Par son mariage avec Marguerite de Fernay, Rodolphe de Châtonnaye acquiert la seigneurie de Vuissens.[2]

1433. La lignée masculine s'éteint avec Jacques, fils de Rodolphe, seigneur de Vuissens et châtelain de Romont.[2][3]

1680. Une nouvelle chapelle remplace l'ancienne, tombée en ruine.[4]

1700. L'église Sainte-Anne est consacrée.[1]

Jusqu'en 1798. Châtonnaye fait partie du bailliage de Romont.[1]

1794. Le village se sépare de Torny-Pittet et devient une paroisse.[1][4]

1880. Le tumulus du Pralet est découvert. Son mobilier comprend un grand anneau d'or, peut-être un torque.[1]

1884 (ou 1874). L'église actuelle, consacrée par Mgr Marilley, remplace celle de 1700.[1][4]

1940. Une station de réception radio à ondes courtes s'installe à Châtonnaye.[1]

1949. L'intérieur de l'église est restauré.[1][4]

2010. Châtonnaye lance une étude de fusion avec La Folliaz, Massonnens, Torny, Villaz-Saint-Pierre et Villorsonnens.[5]

2014. Au vote consultatif du 28 septembre, la majorité des votants de Châtonnaye rejette ce projet.[5]

2015. Le 14 juin, une fusion plus restreinte avec La Folliaz, Torny et Villaz-Saint-Pierre échoue aux urnes à cause du refus de Torny.[5]

Population de Châtonnaye

Sources et références : [1][3][7]

Population de Châtonnaye
1811246
1850371
1870381
1900394
1950453
1980342
2000539 (ou 552)
2010734
2020870
2025852

Lieux historiques de Châtonnaye

Église Sainte-Anne. L'église de 300 places a été bâtie à la fin du XIXe siècle. Ses vitraux et sa fresque sont l'œuvre du peintre Yoki.[1][4]

Station radio. Établie en 1940 pour la réception des ondes courtes, elle servait en 2004 à l'Office fédéral de la communication pour repérer les émetteurs, les perturbations et les émissions pirates, par triangulation avec les stations de Bernex et du Marchairuz.[1][6]

Armoiries. L'écu tranché d'argent et de sable porte un coq roux, crêté et barbé de rouge, variante des armes de la maison féodale de Châtonnaye.[3]

Vestiges de Châtonnaye

Tumulus du Pralet. Élevé vers 550-450 av. J.-C. en lisière du bois du Pralet et découvert en 1880, il a livré un grand anneau d'or, peut-être un torque, compté parmi les trouvailles les plus importantes de l'époque de Hallstatt.[1]

Tuiles romaines. Des tuiles d'époque romaine ont été retrouvées à Châtonnaye.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Châtonnaye » (Evelyne Maradan, version du 29.12.2003)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Châtonnaye, de » (Ernst Tremp, version du 30.09.2009)
  3. Commune de Châtonnaye, « Présentation »
  4. Unité pastorale de la Glâne, « Église de Châtonnaye »
  5. Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2018-DIAF-25 du 25 mars 2019 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes de La Folliaz et Villaz-Saint-Pierre
  6. HB9AFO, « Visite de la station OFCOM de Châtonnaye » (12 novembre 2004)
  7. Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025

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