Crans-Montana
Origine du nom de Crans-Montana
La commune porte le nom de la destination touristique de Crans-Montana, dont elle partage le Haut-Plateau avec Lens et Icogne.[1]
Fondation de Crans-Montana
La commune de Crans-Montana est née de la fusion de Chermignon, Montana, Randogne et Mollens. Elle s'étend de la plaine du Rhône jusqu'au glacier de la Plaine-Morte, à près de 3'000 mètres d'altitude. Elle compte plus de 10'000 habitants et plus de 800 entreprises. Sur la rive droite du Rhône, le territoire réunit deux anciens ensembles. À l'ouest, Montana appartenait à la Contrée de Lens. À l'est, Randogne et Mollens formaient avec Cordona le tiers supérieur de la Noble Contrée de Sierre et relevaient de la paroisse de Saint-Maurice-de-Laques. La station de Montana-Vermala s'étend en majeure partie sur l'ancienne commune de Randogne, qui montait de 540 m jusqu'au Mont Bonvin, à 2'995 m.[1][3][7]
Histoire de Crans-Montana
1224. Randogne apparaît sous la forme « Randonni ».[7]
1238. La grande paroisse de Saint-Maurice-de-Laques, dont relèvent Randogne et Mollens, est mentionnée. Son église se trouve sur le territoire de Mollens.[7]
1243. Montana est cité sous le nom qu'il porte encore.[3]
XIVe siècle. Montana forme, avec Diogne et Chermignon-d'en Bas, un quartier de la Contrée de Lens, dans le dizain de Sierre.[3]
1759. Tout le territoire de Montana est rattaché à la paroisse de Lens. Sa partie est dépendait jusque-là de Laques.[3]
1839. La Noble Contrée de Sierre est dissoute. Randogne et Mollens deviennent deux bourgeoisies, puis deux communes en 1851.[7]
1851. À l'ouest, les quartiers de la Contrée de Lens sont réunis en une seule commune de Lens, mais gardent leurs biens.[3]
1892. Louis Antille et Michel Zufferey ouvrent l'hôtel du Parc, autour duquel se développe Montana-Vermala.[3]
1901. Théodore Stephani construit un sanatorium, qui fait la renommée de Montana.[3]
1905. Montana, qui réclamait son autonomie depuis 1855, devient une commune.[3]
1911. Un funiculaire relie Montana-Vermala à Sierre.[3][7]
1928. La station de Montana-Vermala devient une paroisse.[3][7]
1987. La station, reconvertie aux sports d'hiver, accueille les championnats du monde de ski.[3]
1997. Crans-Montana Tourisme assure désormais une promotion touristique commune.[3]
2015. En mai, les exécutifs de Chermignon, Montana, Randogne et Mollens acceptent le projet de contrat de fusion. Il prévoit un conseil communal de onze membres avec une présidence.[2]
2017. Le 1er janvier, la commune de Crans-Montana voit le jour.[1][3]
2026. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, au passage à 2026, l'incendie du bar « Le Constellation » fait 40 victimes, dont 20 mineures, et 116 blessés.[4]
Population de Crans-Montana
Sources et références : [5]
| 1980 | 6'203 (territoire actuel) |
| 1990 | 8'122 (territoire actuel) |
| 2000 | 8'749 (territoire actuel) |
| 2010 | 10'530 (territoire actuel) |
| 2020 | 10'218 |
| 2025 | 10'781 |
Lieux historiques de Crans-Montana
Administration communale. L'administration de la commune se trouve avenue de la Gare 20, à Crans-Montana.[1]
Église de Saint-Maurice-de-Laques, à Mollens. Église de l'ancienne grande paroisse de Laques, classée monument d'importance cantonale. Ses vitraux ont été conçus en 1928-1929 par Alexandre Cingria.[7][11]
Église Saint-Grat de Montana. Citée comme chapelle en 1516, rebâtie en 1704 et en 1851-1852, elle devient église paroissiale en 1863. Elle a encore été reconstruite en 1935-1939 et rénovée en 2007.[3]
Église du Sacré-Cœur de Montana-Vermala. Élevée en 1924-1925 pour la station, elle a été agrandie en 1953.[3]
Hôtel Bella Lui. Construit en 1928-1930 comme sanatorium de luxe par Flora Steiger-Crawford, Rudolf Steiger et Arnold Itten, l'édifice de la route du Zotset relève de l'architecture moderne inspirée du Bauhaus. Il a gardé une grande partie de son aménagement et de son mobilier d'origine.[9][10]
Vestiges de Crans-Montana
Grotte aux fées de Mollens. Sur le territoire de Mollens, les Roches des Fées gardent les ruines d'un ouvrage fortifié du Moyen Âge, inscrit à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale. Ces « grottes aux fées » du Valais sont des abris de rocher aménagés en fortification, en pierre et en bois, aux murs incurvés appuyés contre la paroi. Leur nom viendrait de « faye », la brebis en francoprovençal, devenu « fée ».[8][9]
Sources
- Commune de Crans-Montana, « La commune de Crans-Montana »
- swissinfo.ch (ATS), « Crans-Montana: les quatre communes acceptent le contrat de fusion » (14.5.2015)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Montana » (Hugues Rey, version du 12.01.2017)
- swissinfo.ch, « La tragédie de Crans-Montana pousse la Suisse aux limites de son système » (8.1.2026)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche d'adresse (coordonnées de l'administration communale)
- Historisches Lexikon der Schweiz, « Randogne » (Bernard Truffer, version du 13.01.2017, version allemande)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Grotte aux Fées » (Lukas Högl, version du 04.05.2017)
- Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), objets de la commune de Crans-Montana (geo.admin.ch)
- Inventaire PBC, fiche 10361, hôtel et ancien sanatorium Bella Lui, texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse
- État du Valais, Journées européennes du patrimoine, fiche « Crans-Montana (Mollens), la lumière transcendée »
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Crans-Montana
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