Crans-Montana

Ville Fusion 2017 Canton de Valais · District : Sierre · 10'781 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)

Origine du nom de Crans-Montana

La commune porte le nom de la destination touristique de Crans-Montana, dont elle partage le Haut-Plateau avec Lens et Icogne.[1]

Fondation de Crans-Montana

La commune de Crans-Montana est née de la fusion de Chermignon, Montana, Randogne et Mollens. Elle s'étend de la plaine du Rhône jusqu'au glacier de la Plaine-Morte, à près de 3'000 mètres d'altitude. Elle compte plus de 10'000 habitants et plus de 800 entreprises. Sur la rive droite du Rhône, le territoire réunit deux anciens ensembles. À l'ouest, Montana appartenait à la Contrée de Lens. À l'est, Randogne et Mollens formaient avec Cordona le tiers supérieur de la Noble Contrée de Sierre et relevaient de la paroisse de Saint-Maurice-de-Laques. La station de Montana-Vermala s'étend en majeure partie sur l'ancienne commune de Randogne, qui montait de 540 m jusqu'au Mont Bonvin, à 2'995 m.[1][3][7]

Histoire de Crans-Montana

1224. Randogne apparaît sous la forme « Randonni ».[7]

1238. La grande paroisse de Saint-Maurice-de-Laques, dont relèvent Randogne et Mollens, est mentionnée. Son église se trouve sur le territoire de Mollens.[7]

1243. Montana est cité sous le nom qu'il porte encore.[3]

XIVe siècle. Montana forme, avec Diogne et Chermignon-d'en Bas, un quartier de la Contrée de Lens, dans le dizain de Sierre.[3]

1759. Tout le territoire de Montana est rattaché à la paroisse de Lens. Sa partie est dépendait jusque-là de Laques.[3]

1839. La Noble Contrée de Sierre est dissoute. Randogne et Mollens deviennent deux bourgeoisies, puis deux communes en 1851.[7]

1851. À l'ouest, les quartiers de la Contrée de Lens sont réunis en une seule commune de Lens, mais gardent leurs biens.[3]

1892. Louis Antille et Michel Zufferey ouvrent l'hôtel du Parc, autour duquel se développe Montana-Vermala.[3]

1901. Théodore Stephani construit un sanatorium, qui fait la renommée de Montana.[3]

1905. Montana, qui réclamait son autonomie depuis 1855, devient une commune.[3]

1911. Un funiculaire relie Montana-Vermala à Sierre.[3][7]

1928. La station de Montana-Vermala devient une paroisse.[3][7]

1987. La station, reconvertie aux sports d'hiver, accueille les championnats du monde de ski.[3]

1997. Crans-Montana Tourisme assure désormais une promotion touristique commune.[3]

2015. En mai, les exécutifs de Chermignon, Montana, Randogne et Mollens acceptent le projet de contrat de fusion. Il prévoit un conseil communal de onze membres avec une présidence.[2]

2017. Le 1er janvier, la commune de Crans-Montana voit le jour.[1][3]

2026. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, au passage à 2026, l'incendie du bar « Le Constellation » fait 40 victimes, dont 20 mineures, et 116 blessés.[4]

Population de Crans-Montana

Sources et références : [5]

Population de Crans-Montana
19806'203 (territoire actuel)
19908'122 (territoire actuel)
20008'749 (territoire actuel)
201010'530 (territoire actuel)
202010'218
202510'781

Lieux historiques de Crans-Montana

Administration communale. L'administration de la commune se trouve avenue de la Gare 20, à Crans-Montana.[1]

Église de Saint-Maurice-de-Laques, à Mollens. Église de l'ancienne grande paroisse de Laques, classée monument d'importance cantonale. Ses vitraux ont été conçus en 1928-1929 par Alexandre Cingria.[7][11]

Église Saint-Grat de Montana. Citée comme chapelle en 1516, rebâtie en 1704 et en 1851-1852, elle devient église paroissiale en 1863. Elle a encore été reconstruite en 1935-1939 et rénovée en 2007.[3]

Église du Sacré-Cœur de Montana-Vermala. Élevée en 1924-1925 pour la station, elle a été agrandie en 1953.[3]

Hôtel Bella Lui. Construit en 1928-1930 comme sanatorium de luxe par Flora Steiger-Crawford, Rudolf Steiger et Arnold Itten, l'édifice de la route du Zotset relève de l'architecture moderne inspirée du Bauhaus. Il a gardé une grande partie de son aménagement et de son mobilier d'origine.[9][10]

Vestiges de Crans-Montana

Grotte aux fées de Mollens. Sur le territoire de Mollens, les Roches des Fées gardent les ruines d'un ouvrage fortifié du Moyen Âge, inscrit à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale. Ces « grottes aux fées » du Valais sont des abris de rocher aménagés en fortification, en pierre et en bois, aux murs incurvés appuyés contre la paroi. Leur nom viendrait de « faye », la brebis en francoprovençal, devenu « fée ».[8][9]

Sources

  1. Commune de Crans-Montana, « La commune de Crans-Montana »
  2. swissinfo.ch (ATS), « Crans-Montana: les quatre communes acceptent le contrat de fusion » (14.5.2015)
  3. Dictionnaire historique de la Suisse, « Montana » (Hugues Rey, version du 12.01.2017)
  4. swissinfo.ch, « La tragédie de Crans-Montana pousse la Suisse aux limites de son système » (8.1.2026)
  5. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  6. geo.admin.ch, recherche d'adresse (coordonnées de l'administration communale)
  7. Historisches Lexikon der Schweiz, « Randogne » (Bernard Truffer, version du 13.01.2017, version allemande)
  8. Dictionnaire historique de la Suisse, « Grotte aux Fées » (Lukas Högl, version du 04.05.2017)
  9. Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), objets de la commune de Crans-Montana (geo.admin.ch)
  10. Inventaire PBC, fiche 10361, hôtel et ancien sanatorium Bella Lui, texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse
  11. État du Valais, Journées européennes du patrimoine, fiche « Crans-Montana (Mollens), la lumière transcendée »

Localités de la commune avec une fiche

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