Ependes
Origine du nom d'Ependes
Le village est cité pour la première fois en 1142, sous la forme « Spindes ». Les germanophones le nommaient autrefois « Spinz ». Le sens du nom reste obscur.[1]
Fondation d'Ependes
Ependes s'est formé autour d'une église bâtie à l'emplacement d'un établissement romain. Une famille de chevaliers d'Ependes est attestée de 1142 à la fin du XIIIe siècle. Le village fait partie de la seigneurie d'Arconciel, et de nombreux biens y dépendent du couvent d'Hauterive. Les dîmes passent des chevaliers aux seigneurs de Marly, puis à des familles fribourgeoises, les Lombard, d'Avenches, de Prez, de Praroman, Lanther, Rudella et enfin d'Amman jusqu'en 1846. La paroisse d'Ependes englobait autrefois Sales, Praroman, Port-sur-Marly et Chésalles. Longtemps tourné vers l'élevage et les cultures fourragères, le village est devenu résidentiel. Ependes est aujourd'hui dans la commune de Bois-d'Amont (fusion de 2021).[1][5]
Histoire d'Ependes
Époque romaine. Le site est habité. Sous l'église et autour d'elle subsistent les traces d'un établissement romain, avec une monnaie d'argent de l'an 79, des fusaïoles, de la céramique et des tuiles.[1][2]
1142. Le village apparaît sous la forme « Spindes ». Une famille de chevaliers porte son nom jusqu'à la fin du XIIIe siècle.[1]
1146. La paroisse est mentionnée pour la première fois.[1]
1417. L'église Saint-Étienne est citée.[1]
XVe siècle. Ependes entre dans les Anciennes Terres de Fribourg, où il reste jusqu'en 1798.[1]
1532. Les Lanther bâtissent le château.[1]
1601. La commune se donne des statuts.[1]
1638. Clauda Piccand, habitante d'Ependes, est jugée pour sorcellerie à Fribourg.[2]
1644. Praroman se sépare de la paroisse.[1]
1798-1848. Ependes relève du district de La Roche, puis de celui de Fribourg dès 1803.[1]
1850. Le hameau de Port-sur-Marly quitte à son tour la paroisse.[1]
1933. L'église Saint-Étienne brûle.[1]
1935. Une nouvelle église est inaugurée.[1]
1977. Ependes absorbe la commune de Sales, en vertu d'un décret du 2 novembre 1976.[1][4]
1978. Chésalles se détache de la paroisse.[1]
1984. Un observatoire astronomique, créé à l'initiative de la fondation Robert A. Naef, est inauguré.[1]
2020. Le 9 février, Ependes vote la fusion par 328 oui contre 102 non.[3]
2021. Le 1er janvier, Ependes, Arconciel et Senèdes forment la commune de Bois-d'Amont.[1][3]
Population d'Ependes
Sources et références : [1]
| 1811 | 275 |
| 1850 | 277 |
| 1900 | 404 |
| 1950 | 347 |
| 1970 | 340 |
| 2000 | 1'034 |
| 2010 | 1'022 |
| 2020 | 1'118 |
Lieux historiques d'Ependes
Église Saint-Étienne. Citée en 1417, reconstruite au XVIIe siècle, elle a brûlé en 1933. L'édifice actuel a été inauguré en 1935.[1]
Château. Bâti en 1532 par les Lanther, détenteurs de dîmes à Ependes.[1]
Observatoire Robert A. Naef. Inauguré en 1984 à l'initiative de la fondation du même nom.[1]
Étoile d'Ependes. Haute de 15 m et longue de 40 m, la grande étoile dressée en fin d'année est devenue l'emblème du village.[2]
Vestiges d'Ependes
Établissement romain. Ses vestiges ont été mis au jour sous l'église et dans ses environs : une monnaie d'argent de l'an 79, des fusaïoles, de la céramique et des tuiles.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ependes (FR) » (Marianne Rolle, version du 09.06.2021)
- Commune de Bois-d'Amont, « Historique » (Ependes)
- Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2019-DIAF-37 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes d'Arconciel, Ependes et Senèdes (10.03.2020)
- État de Fribourg, « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes » (RSF 141.1.2), législation fribourgeoise
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Sales (Sarine) » (Marianne Rolle, version du 21.06.2021)
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