Goumoëns
Origine du nom de Goumoëns
La commune garde le nom que portaient déjà deux des trois communes réunies, Goumoens-la-Ville et Goumoens-le-Jux. La convention le fixe en une phrase : « Le nom de la nouvelle commune est Goumoëns ». Les anciens noms restent ceux des localités.[1]
Fondation de Goumoëns
Le projet part à quatre, avec Penthéréaz, qui s'en retire en 2008. Eclagnens, Goumoens-la-Ville et Goumoens-le-Jux poursuivent seules et forment Goumoëns le 1er juillet 2011. La commune prend pour armoiries « D'azur à trois coquilles d'or, à la bordure du même ». Ce blason assemble des éléments des trois anciennes communes : les coquilles viennent de Goumoens-le-Jux, où elles rappelaient l'allégeance à l'ancienne seigneurie de Grandson. Au nord-ouest d'Echallens, le territoire couvre quelque 1'067 hectares, dont 790 de champs et 237 de forêts, et le Talent, descendu des hauteurs de Froideville, le traverse. Au Moyen Âge, le sort des trois villages était lié à la seigneurie de Goumoëns. Goumoens-la-Ville était alors le centre d'une vaste paroisse, et Goumoens-le-Jux est né d'une parcelle détachée de sa commune. Les deux petits villages ont aussi partagé un maître d'école : nommé en 1730, Jean-Baptiste Jolimay tient la classe tour à tour à Goumoens-le-Jux et à Eclagnens.[1][2][3][5][6]
Histoire de Goumoëns
1097. Un « castrum » dans la vallée du Talent atteste l'existence de la seigneurie de Goumoëns, dont le château a donné son nom à Goumoens-le-Châtel, l'actuel Saint-Barthélemy.[5]
1135. Guy de Goumoëns compte parmi les fondateurs de l'abbaye de Montheron.[6]
XIIe siècle. L'église de Goumoens-la-Ville, qui dépend de l'abbaye de Montbenoît près de Pontarlier, est à la tête d'une paroisse étendue jusqu'aux chapelles d'Oulens, d'Echallens, de Villars-le-Terroir et de Penthéréaz.[1][5]
vers 1184. À Goumoens-le-Jux se dresse la tour du Talent, la « Turris de Thela ». Elle est abattue en 1475 et jamais rebâtie.[1][5]
début du XIIIe siècle. Goumoens-la-Ville ayant pris le pas sur Goumoens-le-Châtel, la seigneurie est divisée en trois entre les branches issues de Guy Barata de Goumoëns.[5]
1441. La chapelle d'Eclagnens, entretenue au XIIIe siècle par le camérier de Romainmôtier, est encore citée.[1]
1534. Eclagnens s'organise en commune. Elle bâtit une nouvelle maison de commune en 1836.[1]
1798. Goumoens-le-Jux est placé sous tutelle. La petite commune ne redevient indépendante qu'en 1974.[1]
2006. En décembre, quatre communes commencent l'étude d'une fusion, menée jusqu'en mai 2008.[1]
2008. Penthéréaz quitte le projet en juin.[1]
2009. De février à juin, le projet est repris et achevé à trois communes.[1]
2009. Les trois conseils généraux adoptent la convention de fusion le 4 novembre.[1]
2010. Au vote du 7 mars, Eclagnens dit oui par 54 voix contre 6, Goumoens-la-Ville par 265 contre 16 et Goumoens-le-Jux par 29 contre 1.[1][2]
2011. Goumoëns devient une commune le 1er juillet.[1][2][3]
Population de Goumoëns
Sources et références : [4]
| 2025 | 1'251 |
Lieux historiques de Goumoëns
Siège administratif. L'administration communale et le bureau électoral sont à Goumoens-la-Ville.[1]
Église Saint-Théodule (Goumoens-la-Ville). Très ancienne, l'église réformée a un chœur classé monument historique, comme une cloche datée de 1501. Ses dernières grandes restaurations remontent à 1979 et à 1996.[1][6][7]
Château-Dessous (Goumoens-la-Ville). Demeure des seigneurs, il garde ses anciennes tours et un corps de logis de 1614. Cédé en 1924 à une fondation pour y ouvrir une maison pour personnes âgées, il figure à l'inventaire des biens culturels avec sa tour et sa fontaine.[6][7]
Château-Dessus (Goumoens-la-Ville). Ce second château est acheté en 1477 pour servir de demeure.[6]
Site de la tour du Talent (Goumoens-le-Jux). De la tour abattue en 1475, il reste les fossés, que la route moderne traverse.[1]
Sources
- État de Vaud, Conseil d'État, exposé des motifs et projet de décret no 293 sur la fusion des communes d'Eclagnens, Goumoens-la-Ville et Goumoens-le-Jux (avril 2010)
- État de Vaud, communiqué « Trois nouvelles fusions de communes réussies ce dimanche » (7 mars 2010)
- État de Vaud, « Fusions de communes en chiffres (2025) »
- Statistique Vaud, « Population résidante permanente au 31 décembre 2025 »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Goumoëns (seigneurie) » (Jean-Jacques Bouquet, version du 15.10.2009)
- Feuille des avis officiels du canton de Vaud, « Goumoëns », Alphabet des communes vaudoises
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton de Vaud (état au 1.1.2026)
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Goumoëns
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