Illens
Origine du nom d'Illens
Illens apparaît par écrit entre 1138 et 1143, lors d'une donation de Turumbertus d'Ecuvillens à l'abbaye d'Hauterive. L'allemand disait Illingen. Le nom lui-même n'a pas d'explication établie.[1][4]
Fondation d'Illens
Illens est d'abord une forteresse. Ses murs dominent une paroi rocheuse dans un méandre de la Sarine, face à la citadelle disparue d'Arconciel, et les deux places gardaient chacune un accès au gué. Illens fait partie de la seigneurie d'Arconciel. Le domaine agricole de la forteresse, les Granges d'Illens, environ 140 ha au statut juridique particulier, devient plus tard une commune où vivent au plus trois familles. Illens est aujourd'hui dans la commune de Gibloux (fusion de 2016), après avoir rejoint Rossens en 1972.[1][3]
Histoire d'Illens
1138-1143. Illens est mentionné pour la première fois.[4]
Vers 1150-1276. Plusieurs actes juridiques sont signés à Illens.[1]
1251. Ulrich, seigneur d'Arconciel et d'Aarberg, tient le château pour la maison de Savoie.[4]
1292. L'avoyer de Fribourg Nicolas d'Englisberg achète Illens et Arconciel.[4]
1324. Berne et Fribourg prennent d'assaut les forteresses d'Illens et d'Arconciel.[4]
Vers 1366. Peter von Aarberg, connu pour ses violences, occupe encore la forteresse par intermittence.[1][4]
1441. La chapelle romane Saint-Nicolas est mentionnée.[1]
Après 1470. Guillaume de La Baume, chambellan de Charles le Téméraire, fait bâtir un palais confortable, avec cheminées et installations sanitaires (ou dès 1455, selon une autre tradition).[1][4]
1475. Le 3 janvier (ou le 2), des troupes bernoises et fribourgeoises attaquent le château avant son achèvement.[1][4]
1476. Après les guerres de Bourgogne, Fribourg achète le territoire. Illens forme avec Magnedens, Ecuvillens, Corpataux et Treyvaux un bailliage, dont Pierre Morsel est le premier bailli.[1][4]
1798. La République helvétique supprime le bailliage, où 76 baillis se sont succédé.[4]
1845. Les Granges d'Illens sont érigées en commune autonome.[1][4]
1876. Illens forme une paroisse avec Rossens en 1876 (ou 1875). Il dépendait auparavant de Farvagny.[1][2]
1885. La commune est administrée avec Rossens.[1]
1903. Des moines trappistes venus de Laval s'installent dans le château, sommairement couvert et agrandi, et y fabriquent le fromage « Port-du-Salut ».[1][4]
1915. En construisant des écuries, on découvre les fondations de la chapelle Saint-Nicolas.[1]
1972. Illens est rattaché à la commune de Rossens, après un décret du 4 mai 1972.[1][5]
2016. Avec Rossens, Illens entre dans la nouvelle commune de Gibloux.[1]
Population d'Illens
Sources et références : [1][4]
| 1850 | 29 |
| 1900 | 16 |
| 1930 | 7 |
| 1950 | 15 |
| 1970 | 11 |
Lieux historiques d'Illens
Ruines du château. Les ruines se dressent en forêt, au bord d'une paroi rocheuse qui domine un méandre de la Sarine, en face du site d'Arconciel.[1][3]
Vestiges d'Illens
Chapelle Saint-Nicolas. Chapelle romane citée en 1441. Ses fondations ont été retrouvées en 1915, lors de la construction d'écuries.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Illens » (François Guex, version du 29.09.2016, édition italienne)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Rossens (FR) » (Marianne Rolle, version du 29.09.2016, édition italienne)
- Commune de Gibloux, « Rossens »
- Manuel Greca, « Rossens : une commune de la Sarine en expansion ? », travail de maturité (avril 2011), d'après Robert Ayer, « Rossens et Illens à travers les âges » (2008), publié par la commune de Gibloux
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
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