Rossens
Origine du nom de Rossens
Mentionné en 1162, le village s'écrit d'abord « Rossin », puis « Rossins » jusqu'en 1668. On prête au nom une origine burgonde. En allemand, on disait autrefois Rossing.[1][3][4]
Fondation de Rossens
Rossens se trouve à l'extrémité nord du lac de la Gruyère. En 1162, le village se compose de fermes : une vingtaine près d'une chapelle et de son cimetière, sept à la Raveire et sept vers Inriaux. Il appartient au XIIe siècle à la seigneurie de Pont et forme l'arrière-pays des seigneurs du château d'Illens. Rossens est aujourd'hui dans la commune de Gibloux (fusion de 2016).[1][3][4]
Histoire de Rossens
1162. Rossens apparaît pour la première fois dans les textes.[1][4]
1409. François de Ferney vend des cens de Rossins à Jean Asini.[4]
1439. La moitié de la grande dîme est vendue à Guillaume de Menthon.[4]
1444. Le monastère de la Maigrauge acquiert le fief.[4]
XVe siècle. Une chapelle Saint-Antoine est attestée.[1]
1482. Rossens est vendu à Fribourg en 1482 (ou 1472), rattaché à la bannière de la Neuveville, puis au bailliage de Pont.[1][4]
1696. Une nouvelle chapelle est construite.[1]
1798. Le village passe au district de Fribourg, puis à celui de Farvagny de 1803 à 1848.[1][4]
1869. Un pont suspendu franchit la Sarine. La neige le rompt en 1916.[4]
1870. Rossens se sépare de Farvagny et forme sa propre paroisse. Une école apparaît vers la même époque.[1][4]
1874. L'église paroissiale Saint-Joseph est construite.[1]
1875. La paroisse englobe Illens à partir de 1875 (ou 1876).[1][2]
1943. Le 24 décembre, le Grand Conseil autorise la construction d'un barrage sur la Sarine.[4]
1944-1948. Plus de 500 ouvriers construisent le barrage, et douze y meurent. L'ouvrage est inauguré le 14 octobre 1948.[1][4]
1956. La fabrique d'horlogerie Girard Dubois SA s'installe, reprise ensuite par Monorex SA, Sokymat SA, Reznicek & Hlach SA et en 2007 par Magtrol SA.[1][4]
1972. Illens est rattaché à Rossens, après un décret du 4 mai 1972.[1][5]
1973. Condis SA, fabricant de condensateurs, ouvre la zone industrielle de Montena.[1][4]
1981. L'autoroute A12 est mise en service en 1981 (ou 1979), avec une jonction à Rossens.[1][4]
2014. Le 30 novembre, la fusion est acceptée par 400 oui contre 307 non.[6]
2016. Rossens entre dans la nouvelle commune de Gibloux.[1][6]
Population de Rossens
Sources et références : [1][6]
| 1811 | 256 |
| 1850 | 309 |
| 1900 | 381 |
| 1950 | 378 |
| 1970 | 399 |
| 2000 | 1'114 |
| 2013 | 1'254 |
Lieux historiques de Rossens
Église Saint-Joseph. L'église paroissiale a été construite en 1874, quatre ans après la création de la paroisse.[1]
Barrage de Rossens. Le mur, long de 320 m et haut de 83 m, retient 220 millions de m³ d'eau. Le lac de la Gruyère a inondé 954 ha de terrains.[3][4]
Vestiges de Rossens
Tumulus. Des tumulus de la culture de Hallstatt ont été découverts sur le territoire de Rossens.[1]
Pont suspendu. Jeté sur la Sarine en 1869, il sert 47 ans avant d'être rompu par la neige en 1916.[4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Rossens (FR) » (Marianne Rolle, version du 29.09.2016, édition italienne)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Illens » (François Guex, version du 29.09.2016, édition italienne)
- Commune de Gibloux, « Rossens »
- Manuel Greca, « Rossens : une commune de la Sarine en expansion ? », travail de maturité (avril 2011), d'après Robert Ayer, « Rossens et Illens à travers les âges » (2008), publié par la commune de Gibloux
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
- Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2015-DIAF-23 du 24 mars 2015 accompagnant le projet de loi relative à la fusion des communes de Corpataux-Magnedens, Farvagny, Le Glèbe, Rossens et Vuisternens-en-Ogoz
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