La Tour-de-Trême
Origine du nom de La Tour-de-Trême
La rivière apparaît en 1195/1196 sous le nom de « Trema ». La localité est nommée « Turrem de Trema » en 1271, et son ancien nom allemand est « Zum Turm ».[1]
Fondation de La Tour-de-Trême
Les comtes de Gruyère ont fondé La Tour-de-Trême comme avant-poste à l'entrée de la Basse-Gruyère, sur la rive droite de la Trême, au croisement des routes de l'Intyamon et du val de Charmey. La rivière marquait la frontière avec Bulle, alors possession de l'évêque de Lausanne. Un bourg fortifié et un château s'y élevaient, puis une ville neuve à plan concentrique fut construite entre 1310 et 1328. Les terres s'étagent de 730 à 1300 m environ et vivent longtemps de l'économie alpestre. La Tour-de-Trême fait aujourd'hui partie de la commune de Bulle (fusion de 2006).[1]
Histoire de La Tour-de-Trême
1271. La localité apparaît sous le nom de « Turrem de Trema ».[1]
1310-1328. Une ville neuve à plan concentrique est construite.[1]
1336. La châtellenie est instituée et rattachée à la bannière de Gruyère. Elle comprend Le Pâquier, les Albergeux et les Carys.[1]
1349. Pendant les guerres d'Everdes, le bourg fortifié et le château sont détruits.[1]
1396. Rodolphe IV de Gruyère confirme à la localité les franchises de Moudon.[1]
1439. Une première chapelle, dédiée à la Sainte-Trinité et à saint Denis, est consacrée.[1]
1451. Un moulin, une scie et un pilon sont attestés.[1]
1555. Après la faillite du comte Michel de Gruyère, la localité, qui compte 225 habitants, passe à Fribourg. Elle relève du bailliage de Gruyères jusqu'en 1798.[1]
1603. Jusque-là dépendante de Gruyères, La Tour-de-Trême devient paroisse, et sa chapelle est agrandie.[1]
1635. La chapelle de La Mottaz est bâtie en l'honneur de saint Roch et de saint Sébastien.[1]
1798-1848. La commune fait partie du district de Bulle jusqu'en 1847, puis du district de la Gruyère.[1]
1827. Le Pâquier se sépare de La Tour-de-Trême.[1]
1852. Après l'incendie général, le Conseil d'État impose d'aligner les maisons le long de la route cantonale. D'autres incendies avaient frappé la localité en 1602/1603, 1779 et 1807, un autre suit en 1856.[1]
1874-1876. L'ancienne chapelle est démolie et remplacée par l'église néogothique Saint-Joseph.[1]
1903. La ligne Bulle-Montbovon dessert La Tour-de-Trême, rejointe en 1912 par la ligne Bulle-Broc.[1]
1904-1905. L'école primaire pour filles et garçons est construite dans le style Heimatstil.[1]
1907-1947. Nestlé exploite une caisserie dans la localité.[1]
1911-1919. La Trême est endiguée.[1]
2004. La Tour-de-Trême accueille le deuxième cycle d'orientation de la Gruyère.[1]
2006. La commune fusionne avec Bulle.[1]
Population de La Tour-de-Trême
Sources et références : [1]
| 1555 | 225 |
| 1799 | 450 |
| 1850 | 593 |
| 1900 | 1'063 |
| 1950 | 1'646 |
| 2000 | 3'303 |
Lieux historiques de La Tour-de-Trême
Tour du château des comtes de Gruyère. Cette tour carrée est tout ce qui subsiste du château détruit en 1349. Elle figure à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][2]
Église Saint-Joseph. Église paroissiale néogothique construite en 1874-1876, inscrite à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[1][2]
Maison des Terreaux. La maison dite « Grande Maison » Pettolaz figure à l'inventaire des biens culturels (catégorie B).[2]
Chapelle de La Mottaz. Bâtie en 1635 et reconstruite en 1789, elle est dédiée à saint Roch et à saint Sébastien.[1]
Chapelle des Clés. Sur le chemin du Moléson, elle date de 1955.[1]
Vestiges de La Tour-de-Trême
De la préhistoire au premier âge du Fer. On a trouvé un campement mésolithique (9700-5500 av. J.-C.), des tombes du Bronze ancien (1800-1700 av. J.-C.), des traces d'habitat du Bronze final (1100-800 av. J.-C.) et des tombes du Hallstatt (600-550 av. J.-C.).[1]
Villa romaine et nécropoles. Une villa et un tronçon de voie romains datent du Ier au IIIe siècle apr. J.-C. Une nécropole mérovingienne (VIe-VIIIe siècle) puis une nécropole et une construction médiévales (Xe-XIIIe siècle) ont suivi. Le site d'À la Lêvra, avec une villa gallo-romaine et un cimetière médiéval, est classé bien culturel d'importance nationale.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Tour-de-Trême, La » (Carmen Buchillier, François Rime, version du 05.12.2014)
- Office fédéral de la protection de la population, « Révision Inventaire PBC 2021 : Liste cantonale Canton de FR » (état au 1.1.2026)
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