Le Solliat
Origine du nom du Solliat
Aucune mention écrite ancienne datée du nom n'a été trouvée dans les sources consultées (à recouper). La tradition locale rattache le nom à une mare, ou « souillard », qui existait vers 1554 à l'est de l'agglomération actuelle et où venait s'abreuver un ours ; on l'aurait appelée « souillard de l'Or », devenu « le Solliard à l'ours », puis « Le Solliat ». L'historien Jacques-David Nicole fait de même dériver le nom du verbe « se souiller » : avant que l'endroit fût habité, les ours seraient venus boire et se vautrer dans des creux d'eau fangeuse. Il s'agit d'explications traditionnelles, non confirmées par une étude toponymique (à recouper).
Fondation du Solliat
Le Solliat n'a pas été fondé par un acte précis : il est né du défrichement progressif de la partie haute de la Vallée de Joux, qui formait alors une seule communauté, Le Lieu. Les premières maisons sont apparues dans ce secteur du vallon supérieur entre 1550 et 1560. Le hameau a ensuite fait partie de la commune du Chenit lorsque celle-ci s'est séparée du Lieu en 1646. Resté essentiellement agricole, Le Solliat a été éclipsé par ses voisins (Le Sentier, Le Brassus, L'Orient), développés par l'industrie horlogère. Contrairement à ces trois villages, reconnus comme fractions de commune entre 1900 et 1908, il n'a jamais obtenu ce statut : il s'est organisé en société d'intérêt public, constituée en 1902, qui fonctionne comme association d'utilité publique.
Histoire du Solliat
1550-1560. Apparition des premières maisons dans ce secteur du vallon supérieur de la Vallée de Joux, alors rattaché à la communauté du Lieu.
vers 1554. Selon la tradition, une mare (« souillard ») située à l'est de l'agglomération actuelle, où venait boire un ours, donne son nom au lieu.
1646. Création de la commune du Chenit par séparation d'avec Le Lieu ; Le Solliat en fait partie.
début du XVIIIe siècle. Le domaine de La Capitaine, au-dessus du Solliat, appartient à des Meylan dits Brigadier, qui ont probablement donné leur nom au hameau voisin de Chez-le-Brigadier ; il passe ensuite au capitaine Le Coultre du Chenit, dont la famille le possède encore.
1822. Lettres de Philippe Aubert sur le règlement des « recors » (fauche et pâture communes) du hameau du Solliat.
1838. Formation de la société de fromagerie du Solliat (contrat du 17 mai) ; le 2 juin, François Meylan lui vend pour 96 francs le terrain destiné à la construction de la fromagerie.
1866. Constitution de la société de fromagerie sous une forme moderne (à recouper avec la date de 1838).
1869-1870. L'Indicateur de l'horlogerie suisse recense au Solliat des horlogers (H. Reymond, Philippe Aubert, Meylan frères, Nicole & Capt) et un cadraturier, François Lecoultre.
1891. La fromagerie vend des vacherins à Eugène Cart-Rochat.
1900-1908. Le Sentier (1900), L'Orient (1904) et Le Brassus (1908) deviennent fractions de commune ; Le Solliat n'obtient pas ce statut.
1902. Constitution de la Société d'intérêt public du Solliat.
1911. Le Solliat compte quatre raccordements téléphoniques (trois en 1921).
1974. Inauguration du drapeau du village le 1er juin.
2024-2027. Fusion du Chenit, du Lieu et de L'Abbaye en une commune « La Vallée de Joux » acceptée en votation le 22 septembre 2024, validée par le Grand Conseil le 25 novembre 2025 ; entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2027.
Lieux historiques du Solliat
La fromagerie. La société de fromagerie du village remonte à 1838 (contrat du 17 mai 1838). L'ancienne fromagerie, située au cœur du village près de l'ancien Café Vaudois, a été remplacée par une fromagerie moderne bâtie à l'écart du village, de l'autre côté de la route. La fromagerie des Landes produit aujourd'hui du Gruyère AOP avec le lait de 24 producteurs.
L'ancienne école et l'atelier de Philippe Dufour. L'horloger indépendant Philippe Dufour a installé son atelier au rez-de-chaussée de l'ancienne école du Solliat, à l'entrée du village et près de la laiterie ; il y a notamment réalisé la montre Simplicity et la Duality à double régulateur.
La Capitaine et l'observatoire AstroVal. Domaine situé au-dessus du Solliat, possédé au début du XVIIIe siècle par des Meylan dits Brigadier, puis par la famille du capitaine Le Coultre. Des descendants de cette famille y ont installé l'observatoire astronomique AstroVal (code UAI L44), au milieu des pâturages, pour profiter de l'absence de pollution lumineuse.
La halte Le Solliat-La Golisse. Arrêt sur demande de la ligne ferroviaire Vallorbe-Le Brassus, qui dessert le village.
Vestiges du Solliat
Le bâtiment de l'ancien Café Vaudois. L'ancien Café Vaudois, établissement public fermé depuis de nombreuses années, subsiste dans le village, sans son enseigne ; il se trouvait près de l'ancienne fromagerie.
Légendes du Solliat
L'ours du souillard. Selon la tradition, avant que l'endroit ne fût habité, un ours venait boire et se vautrer dans une mare fangeuse, un « souillard », située à l'est du village actuel. Le lieu aurait pris le nom de « souillard de l'Or », puis « Solliard à l'ours », d'où Le Solliat. La tête d'ours des armoiries du village rappelle ce récit.
Sources
- Village du Solliat, « Histoire »
- Wikipédia, « Le Solliat »
- Archives culturelles de la Vallée de Joux, « Laiterie du Solliat » (PDF)
- Archives culturelles de la Vallée de Joux, « La fromagerie du Solliat, au coeur du village »
- Archives culturelles de la Vallée de Joux, « Regains du Solliat » (PDF)
- Archives culturelles de la Vallée de Joux, « La Capitaine, au-dessus du Solliat »
- Archives culturelles de la Vallée de Joux, « Le Café Vaudois au Solliat et autres débits anciens »
- Passion Horlogère, « Du côté de chez Philippe Dufour »
- Vallée de Joux Tourisme, « Observatoire astronomique AstroVal »
- Wikipedia (EN), « Le Solliat-La Golisse railway station »
- Statistique Vaud, « Population résidante permanente au 31 décembre 2025 »
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