Légendes et traditions
294 légendes, sobriquets et traditions tirés des fiches, classés par canton. Ce sont des récits transmis, pas des faits établis. Les sources sont indiquées sur la fiche de chaque lieu.
Vaud · Neuchâtel · Jura · Genève · Valais · Fribourg · Berne
Vaud
Agiez
Les Rôtisseurs-de-Brebis
Selon la tradition, un jeune pâtre aurait mis à sécher dans un four une brebis mouillée par la pluie ; rien ne le confirme. L'histoire expliquerait le surnom des habitants d'Agiez, les Ritefailles (« lè Rita-Fâïe »), c'est-à-dire les Rôtisseurs-de-Brebis.
Aigle
Le servant de Salins
Jusque vers 1820, plusieurs maisons d'Aigle mettaient encore de côté la part du servant, le petit lutin domestique. Dans le bâtiment isolé de Salins, à l'entrée du bois de la Chenaux, la dernière servante racontait qu'un lutin invisible faisait l'essentiel de son travail, portait l'eau et récurait les étagères, en échange de quelques friandises.
Arnex-sur-Nyon
Les « Rédales »
Les habitants sont surnommés les Rédales. Selon une tradition, ils auraient voulu faire tomber un arbre hors de la route en s'accrochant les uns aux autres depuis sa cime, et seraient tombés. Rien ne confirme ce récit.
Arnex-sur-Orbe
Les Tue-Poulain
Selon une tradition, un garde forestier aurait pris pour un loup un poulain échappé dans un bois, et l'animal aurait été tué lors d'une battue. Ce récit, qui n'est pas établi, expliquerait le surnom des habitants d'Arnex, les Tue-Poulain (« Tya-polain »).
Aubonne
Revire-Trouye, le sobriquet des Aubonnois
Les habitants d'Aubonne sont surnommés, en patois vaudois, les Revire-Trouye, autrement dit les « tourne-truie ». Ce sobriquet renverrait à une histoire ancienne de truie punie en la faisant tourner sur une sorte de tourniquet ou de pilori. Le récit complet (date, circonstances, protagonistes) n'a pas été retrouvé : seule l'explication du surnom est parvenue jusqu'à nous.
Ballaigues
Les « Mangeurs-d'Âne »
Les habitants, les Ballaguis, sont surnommés les Ânes (« lè z'Âno » en patois vaudois) ou les Mangeurs-d'Âne (« lè Medze-Ano »). Selon la tradition, ils auraient pris un âne pour un sanglier, l'auraient abattu, puis mangé.
Bassins
Les « Sèche-Brebis »
Selon une tradition locale, un jeune pâtre aurait fait sécher dans un four une brebis mouillée par la pluie. De là viendraient les sobriquets des habitants, « Sèche-Brebis » ou « Mange-Brebis ».
Baulmes
Les « Roule-Chaudière »
Les habitants, les Baulmérans, sont surnommés les Roule-Chaudière (« lè Rebata-tsaudère » en patois vaudois). Selon la légende, un pâtre aurait laissé tomber une chaudière sur le chemin d'un chalet. Celle-ci aurait dévalé la pente en faisant fuir les troupeaux jusqu'en France.
Les « Tue-Bourguignons »
Autre surnom des Baulmérans, qui viendrait, selon la tradition, des disputes sur le tracé de la frontière entre Baulmes et la Franche-Comté.
Begnins
Le trésor de Bioley
Du château fort de Bioley, disparu, il ne reste qu'une légende : celle d'un trésor enfoui sous ses décombres.
Bercher
Les Brûle-Chapeaux
Les habitants sont surnommés les Brûle-Chapeaux (« lè Bourlatsapi » en patois). Selon la légende, ils s'emparèrent de tous les chapeaux trouvés à Vuarrens pour en faire un feu de joie. Les armoiries communales de 1919 portent un chapeau qui fait allusion à ce surnom.
Bettens
Les Grands-Pantets
Les habitants sont surnommés les Grands-Pantets et les Rufiants. Selon la tradition, le premier surnom viendrait de ce qu'ils auraient porté des habits à longues basques bien plus longtemps que les habitants des autres communes.
Bex
Les servants rieurs
Au chalet de Collatel, au-dessus de Bex, on racontait les farces d'un servant qui tirait la couverture du valet par les nuits froides en éclatant de rire, et attachait deux vaches au même lien. Un autre tressait la crinière des chevaux. Le chemin qui va du village vers le cimetière s'appellerait la Serveina, « le chemin des servants », en souvenir de ces lutins.
Bière
L'évêque porté en bière
Une légende locale explique le nom du village : il viendrait de l'endroit où le corps d'un évêque de Lausanne, saint Protais, aurait été transporté sur une bière, c'est-à-dire une civière funéraire. Saint Protais a bien été évêque de Lausanne au haut Moyen Âge, mais aucun lien entre lui et Bière n'est attesté. Il s'agit très probablement d'une étymologie populaire, née de la ressemblance entre le nom du lieu et le mot bière.
Bioley-Orjulaz
Le camp de Charles le Téméraire
La tradition locale veut que l'armée bourguignonne de Charles le Téméraire ait établi son campement dans le bois d'Orjulaz en 1476, entre les batailles de Grandson et de Morat qui marquèrent les guerres de Bourgogne. Cette affirmation ne repose que sur une seule source et n'est pas confirmée.
Bioley
Le trésor de Bioley
Selon la tradition, un trésor serait enfoui sous les décombres du château fort de Bioley.
Blonay
Les Tire-Tronc et les Mutz
Les habitants de Blonay étaient surnommés les « Tire-Tronc » et les « Mutz », c'est-à-dire les « Ours ». Selon une légende locale, ils auraient un jour pris un tronc d'arbre pour un ours et tiré dessus.
Bonvillars
La nuit de Charles le Téméraire
Selon une tradition transmise de génération en génération, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire aurait dormi dans une chambre du troisième étage de La Cour avant la bataille de Grandson, en 1476. Il s'agit d'une légende que rien ne confirme.
Borex
Les « Pêcheurs-de-Lune »
Selon la tradition, les habitants doivent ce sobriquet à un villageois éméché qui aurait tenté de repêcher la lune dans un étang. On les surnommerait aussi « les Casseroles », mais ces sobriquets restent à confirmer.
Bottens
Les Ruffan et les Truffian
Les habitants sont surnommés « lè Ruffan » et « lè Truffian » en patois. Le second ferait référence à la pomme de terre, aliment de base du village.
Boulens
Le surnom des « Verts »
Les habitants sont surnommés les Verts (« lè Vè » en patois vaudois). Selon une histoire transmise, mais pas vérifiée, un teinturier demanda à un paysan s'il fallait teindre une pièce en noir. Le paysan aurait répondu oui (« vâi »), et le teinturier aurait compris « vé » (vert).
Bournens
Le surnom des « Argants »
Les habitants sont surnommés les Argants, du nom d'un général français (D'Argang ou d'Organd) qui, selon la tradition, aurait séjourné au village.
Boussens
Le surnom des « Grenouilles »
Les habitants, les Boussinois, sont surnommés les Grenouilles (« lè Renaillé » en patois vaudois). Le surnom viendrait des nombreux marais que comptait autrefois la région.
Bretigny-sur-Morrens
Les « Chèvres »
Selon la tradition, les habitants de Bretigny sont surnommés les « Chèvres ». D'où vient ce sobriquet, on ne le sait pas.
Bussy-sur-Moudon
Les fugitifs de Valangin
Selon la tradition, en 1498, des habitants d'un hameau nommé Bussy, près de Valangin, fuirent leur seigneur. Arrivés à une lieue (environ 4 km) de Moudon, ils trouvèrent l'endroit agréable et y bâtirent un village, auquel ils donnèrent le nom de leur ancien hameau. Le récit semble pourtant contredit par l'histoire : «Buxi» est déjà cité au XIIe siècle, et le lieu était habité bien avant.
Champvent
Le château de la reine Berthe
Une tradition attribue à tort la construction du château à la reine Berthe. Il s'agit d'un château carré de type savoyard à quatre tours, construit vers 1295-1300.
« Bon vin, bonne terre, crouilles gens »
Un dicton en patois vaudois, « Champvent, bon vin, bonne terre, crouilles gens », vante le vin et la terre de Champvent mais qualifie durement ses habitants.
Chapelle-sur-Moudon
Les « Rôtisseurs de brebis »
Les habitants ont pour sobriquet les Rôtafayes, les « rôtisseurs de brebis ». Selon une légende, un jeune pâtre aurait fait sécher dans un four une brebis mouillée par la pluie.
Château-d'Œx
La légende de la Pierreuse
Au pied de la Gummfluh, dans le vallon de la Gérine, le pâturage de la Pierreuse s'appelait autrefois la Verda et était l'un des plus beaux du pays. Deux fées y vivaient dans une grotte et buvaient chaque matin un baquet de lait. Pierre d'Outrelègue, pour obtenir la main d'une étrangère qui convoitait l'or du Rubly, monta de nuit à la grotte avec une formule magique. La montagne trembla, l'aiguille des fées s'effondra sur le pâturage et Pierre disparut. Depuis, la Verda est couverte d'éboulis.
Châtillens
Saint Pancrace et les enfants morts sans baptême
Une tradition rapportait que l'image de saint Pancrace, vénérée dans l'église paroissiale et objet d'un pèlerinage, pouvait ranimer les enfants morts sans baptême le temps de les baptiser. Cette pratique prit fin avec la Réforme : en 1538, les Bernois firent brûler l'image.
Chêne-Pâquier
Le maçon et le charpentier
Selon une tradition locale, la forme ovale du temple serait née d'un défi entre le maçon et le charpentier, ce dernier jugeant la tâche impossible. Le maçon aurait gravé ses initiales sur l'édifice.
Chernex
Pourquoi les habitants s'appellent « les Lanternes »
La tradition locale donne deux explications à ce surnom. Selon la première, les habitants chassaient le loup en s'éclairant avec des lanternes. Selon la seconde, après le grand incendie du 15 décembre 1814, il fut interdit aux villageois d'allumer des bougies ailleurs que dans des lanternes.
Chesières
La fée fileuse
Une jeune fille aux parents très durs devait filer chaque jour une quenouille entière tout en gardant le bétail. Une fée qu'elle avait accueillie dans un chalet venait chaque soir fixer la quenouille à la corne d'une vache et filait au clair de lune, assise sur son dos. Au matin, le fil était prêt.
Corbeyrier
Le Creux des Bourguignons
Selon une tradition locale, des mercenaires bourguignons en fuite après la défaite de Charles le Téméraire en 1476 pillaient la région. Les anciens du village les auraient massacrés et enterrés pêle-mêle à la Praille, dans un grand trou nommé Creux des Bourguignons.
Les Voleurs-de-Loup
Les habitants sont surnommés « Voleurs-de-Loup » ou « Robaleux ». La tradition raconte qu'un loup blessé, traqué par des chasseurs de Leysin, fut abattu à Corbeyrier, et que les habitants refusèrent de livrer la dépouille aux chasseurs. Une prime était en jeu.
Corcelles-près-Concise
Le trophée de la bataille de Grandson
Selon une croyance populaire rapportée à la fin du XIXe siècle, les menhirs de Corcelles auraient été un trophée élevé par les Suisses après leur victoire sur Charles le Téméraire à Grandson en 1476. On disait aussi que les pierres portaient encore les marques des instruments qui avaient servi à les exploiter. Les fouilles ont depuis montré que ces menhirs remontent au Néolithique.
Crans
Les « Corbeaux » de Crans
Les habitants sont surnommés les Corbeaux ou les Fouette-Corbeaux. Selon une histoire transmise localement, des corbeaux se seraient envolés vers Crans pour désigner le propriétaire d'un noyer situé à la limite d'une commune voisine.
Croy
Les « Bouilleurs de chats »
Les habitants de Croy sont surnommés « Buya-tsa » en patois, les Bouilleurs de chats (ou Lessive-Chats). Selon la légende, un chat caché dans des draps destinés à la lessive, faite à la cendre et à l'eau bouillante, y aurait trouvé une fin malheureuse. Le sculpteur Jean-Pierre Augier a représenté cette histoire par une lavandière accompagnée de son chat.
Cugy
Les « Boucs »
Selon la tradition, les habitants de Cugy, les Cugiérans, sont surnommés les « Boucs ». D'où vient ce sobriquet, on l'ignore.
Le « village du milieu du monde »
La commune se présente comme le « village du milieu du monde », parce que ses eaux s'écoulent à la fois vers la Méditerranée et vers la mer du Nord, entre les bassins du Rhône et du Rhin.
Les armoiries
Selon la commune, les deux fasces ondées d'argent des armoiries figurent les ruisseaux du Talent et du Mèbre, et l'aigle rappelle saint Jean l'Evangéliste, patron du village.
Daillens
Le sobriquet des Daillenais
Les habitants de Daillens, les Daillenais, portent le sobriquet patois de « Lè Radze-buli », les mangeurs de bouilli.
Denens
Les épouvantails
La Société de l'Epouvantail organise à Denens un concours d'épouvantails. Elle a fêté ses vingt ans en août 2015. Les épouvantails éloigneraient les mauvais sorts, selon une tradition locale qui reste à confirmer.
Les « Fouette-Grenouilles » et les « Choucas »
Les habitants portent le sobriquet patois de « Lè Fouta renaille » (les Fouette-Grenouilles) et sont aussi appelés « les Choucas ». Les armoiries communales, créées en 1920, portent un corbeau noir posé sur un mont à trois coupeaux.
Dommartin
L'ordalie du fer chaud (908)
Selon un document de 908, daté de la vingtième année du règne du roi Rodolphe, un différend sur les droits de l'évêque Boson de Lausanne sur les forêts de Dommartin aurait été tranché par une ordalie : Arulfe, serf de l'Église, dut tenir dans sa main un fer rougi. Sa main étant saine après trois jours, le jugement fut favorable à l'évêque.
Donatyre
Les sobriquets des habitants
Les habitants de Donatyre ont porté les surnoms de « Les Groseilles » et « Les Pique-lune ». On ne connaît pas d'histoire qui en explique l'origine, et leur sens précis reste obscur.
Duillier
Les religieuses du château
Selon la tradition, des religieuses auraient trouvé asile au château et gravé sur une fenêtre une pensée, reprise sur la façade de la grange : « Les plaisirs du monde sont trompeurs ».
Essert-Pittet
Le sobriquet des «Fouette-Grenouilles»
Les habitants d'Essert-Pittet porteraient le sobriquet de « Fouette-Grenouilles », qu'ils partageraient avec ceux de Chevilly et de Denens. Il viendrait de l'habitude de frapper l'eau des étangs pour faire taire les grenouilles la nuit, mais rien n'est certain.
Ferlens
La bataille légendaire de La Rappettaz
La taille inhabituelle des squelettes découverts au lieu dit « La Rappettaz » a nourri une tradition locale selon laquelle le lieu aurait été le théâtre d'une bataille, à une époque inconnue. Cette tradition n'est pas confirmée par l'archéologie.
Genolier
La justice sous les trois tilleuls
Selon la tradition, la justice se rendait à Genolier sous trois tilleuls plantés au milieu de la localité, ce qui n'est pas certain. Les trois tilleuls figurent sur le drapeau communal.
Gingins
Les Sèche-Chrétiens
Les habitants de Gingins sont surnommés les Sèche-Chrétiens à cause d'une légende : un pauvre vagabond, à qui l'aubergiste de la Croix-Blanche avait proposé de dormir dans le four banal encore tiède, aurait failli y être grillé à l'aube par le fournier.
Gollion
Le moulin d'Amour
Selon la légende, le fils d'un chevalier aurait épousé en secret la fille du meunier. Préférant l'amour à son rang, il aurait renoncé à son héritage pour vivre désormais au moulin.
Gryon
Les cochons dans le lit
Sur la colline de mélèzes qui domine le village, un servant venait manger les provisions d'un chalet, faisait du tapage la nuit et tirait les draps des dormeurs. Un vieil homme de la Forclaz racontait qu'à l'alpage de Coufin, près du col de la Croix, il avait trouvé deux fois trois de ses porcs noirs couchés dans son lit, « comme trois personnes ».
La Forclaz
Le trou aux fées
Près du village se voit une excavation appelée le Trou aux fées. En 1781, raconte un vieillard du lieu, une fille de l'endroit était aidée dans son travail par une fée voisine. Un jour, la fée ne revint plus : elle lui reprocha d'avoir travaillé le dimanche, jour de Dieu.
La Sarraz
Les « Rolye-Bo »
Les habitants portent le sobriquet de « Rolye-Bo », « frappe-crapauds » en patois vaudois. Selon la tradition, il viendrait de ceux qui tapaient l'eau des étangs pour faire taire, la nuit, les bruyants amphibiens, mais cette explication reste à confirmer.
L'Abbaye
La Cloche d'Argent
Selon un conte transmis localement, les religieux quittant l'abbaye en 1536 auraient emporté une cloche d'argent, qui aurait été perdue dans le lac de Joux.
L'Abergement
Les Loups
Les habitants sont surnommés les Loups. La forme patoise « lè Lâo » reste à confirmer, tout comme l'explication selon laquelle des villageois auraient croisé ces animaux près des forêts de la région. Un loup figure aussi dans les armoiries communales.
Lavigny
Les « Grenouilles »
Les habitants sont surnommés les « Grenouilles », en raison de l'étang de la Gouille, à l'est du village, reconnu comme site d'une valeur biologique de première importance au niveau national.
Le Lieu
Dom Poncet, l'ermite fondateur
La tradition fait remonter l'origine du Lieu à un ermite nommé Poncet (Pontius), qui aurait fondé la communauté entre le Ve et le IXe siècle comme relais entre l'abbaye de Saint-Oyend (Saint-Claude) et Romainmôtier. Cette hypothèse n'a jamais été vérifiée : on ne sait rien de l'homme, ni d'où il venait, ni de ce qu'il a réellement accompli. Seule certitude, son nom apparaît dès 1155 dans celui du village (« lieu de dom Poncet ») et survit dans plusieurs toponymes voisins (Combe à Poncet, fontaine à Poncet, bois à Poncet).
Le Solliat
L'ours du souillard
Selon la tradition, vers 1554, un ours venait boire dans une mare, un « souillard », située à l'est de l'agglomération actuelle. Le lieu aurait pris le nom de « souillard de l'Or », puis « Solliard à l'ours », d'où Le Solliat. La tête d'ours des armoiries du village rappelle cette origine du nom.
Les Clées
Les « Bourdons »
Les habitants sont surnommés les « Bourdons ». Le sobriquet viendrait de la situation de la commune, au fond d'un creux comme un nid de bourdons.
Les Diablerets
Les démons de la montagne
Le nom des Diablerets, venu du Valais, reflète une ancienne tradition selon laquelle ces montagnes étaient hantées par des démons.
Les Monts-de-Pully
Le Diable du Mont-de-Pully
Selon les aveux arrachés sous la torture à Pernon Cherbaz, brûlée pour sorcellerie en 1638, le Diable, qui se serait nommé « Gabriel » et aurait pris forme humaine, lui serait apparu une douzaine d'années plus tôt alors qu'elle descendait des granges de Moillebourquin, sur le Mont-de-Pully, vers le « rio » de Mauxbosson. Il lui serait réapparu trois jours plus tard près de la girouette de Montmorrens. Ce récit reflète les croyances et la procédure des procès de sorcellerie de l'époque.
L'Etivaz
Le servant renard des Martines
Un servant moqueur hantait la maison des Martines. Un homme de Château-d'Œx, passant de nuit, vit par la fenêtre un renard qui filait tranquillement sa quenouille à la lueur d'une lampe. Un chasseur qui le visait le vit grossir jusqu'à dépasser la taille d'un cheval. Le coup partit et la vision s'évanouit.
Leysin
Michel et Nérine
Dans une grotte de la Tour d'Aï vivaient des fées qui gardaient les troupeaux contre un baquet de crème. La jeune fée Nérine s'éprit de Michel, un pâtre de Leysin, et l'emmena dans les airs sur un chariot tiré par des hirondelles, lui offrant richesses et pays lointains. Michel refusa toujours : rien ne valait sa montagne, et il aimait Salomé. Par jalousie, une autre fille fit frotter le baquet des fées avec de la gentiane. Les fées quittèrent Aï pour toujours, et Michel épousa Salomé.
Le sorcier de Crettaz
Un esprit invisible harcelait les passants à Crettaz en leur lançant des pierres. Un soldat de Leysin qui rentrait d'une revue au Sépey le mit en joue derrière une planche et tira. Une ombre s'enfuit en hurlant, et le sorcier ne troubla plus la contrée.
Lignerolle
La Pierre à glissoir
Selon la légende, les femmes stériles se rendaient certaines nuits à la Pierre à glissoir dans l'espoir de devenir fécondes.
Luins
Le malakoff
Selon la tradition, des mercenaires suisses de La Côte vaudoise engagés dans l'armée française lors du siège du fort Malakoff, qui défendait Sébastopol pendant la guerre de Crimée, faisaient frire des tranches de fromage au bivouac. Le mets a pris le nom du fort. Le malakoff est aujourd'hui une spécialité de plusieurs villages de La Côte, dont Luins.
Mex
Les « Foulx »
Selon la tradition, les habitants de Mex sont surnommés les « Foulx », d'un mot patois qui désigne le fruit atrophié de la châtaigne : ils auraient vendu de tels fruits cachés dans la bogue.
Moiry
Les « Epouéri »
Les habitants de Moiry sont surnommés « lè z'Epouéri », ce qui signifierait les apeurés en patois vaudois. Selon la tradition, ce surnom viendrait de la peur des loups qui fréquentaient les forêts il y a quelques siècles.
Montagny-près-Yverdon
La pince d'écrevisse partagée avec Onnens
Les armoiries de Montagny, une pince d'écrevisse rouge, rappelleraient selon la tradition un ancien partage avec Onnens sous l'Ancien Régime : Montagny aurait gardé la pince, tandis qu'Onnens porte l'écrevisse mutilée.
Les fouette-corbeaux
Le sobriquet des habitants, « lè fouetta-corbé » (les fouette-corbeaux), serait lié à l'ancien nom du village, Montagny-le-Corbe.
Montaubion-Chardonney
Les brigands du Jorat
La forêt du Jorat, où se trouve Montaubion-Chardonney, est associée dans la mémoire régionale à la légende des « brigands du Jorat », des bandes qui auraient sévi dans la région aux XVIIIe et XIXe siècles selon les récits populaires. Rien ne relie précisément ces brigands au village plutôt qu'au Jorat en général, et la tradition elle-même reste à confirmer.
Montet (Cudrefin)
La rançon du comte
Selon une tradition locale, le comte Humbert de Savoie, retenu captif en Bulgarie lors d'une croisade, aurait été racheté en partie grâce à des fonds de la seigneurie de Cudrefin et aurait fait bâtir l'église sur la colline en remerciement. Cette tradition le dit mort en 1374, alors que l'église est attribuée à Humbert de Savoie mort en 1443 : les deux indications ne concordent pas.
Montreux
La dame de Saleuscex
Près des ruines d'une tour sur le Cubli, une femme voilée apparaîtrait à minuit en soupirant. Ce serait Éléonore, fille du cruel Archibald d'Aigremont : réfugiée avec lui dans la tour, elle aimait son cousin Berthold de Blonay, mais promit à son père mourant d'entrer au couvent pour sauver son âme.
Morcles
Le départ de la fée des Tannes de Javerne
Un recueil de légendes des Alpes vaudoises rattache à Morcles ce récit : une fée des Tannes de Javerne (alpage voisin du territoire de Bex) épouse un mortel, Jean Guillat, à condition qu'il ne lui adresse jamais trois paroles insultantes précises. La condition finit par être rompue, et la fée quitte son époux et la vie qu'ils partageaient, comme dans d'autres légendes alpines d'unions entre fées et mortels. Cette légende ne vient que d'une seule source. Son rattachement à Morcles et le détail de son contenu restent à confirmer.
Morrens
Les « Ours »
Selon la tradition, les habitants de Morrens sont surnommés les « Ours ». On raconte qu'un habitant ivre aurait fui un prétendu ours, qui n'était en réalité qu'un gros chien jaune.
Ogens
Les « Bocans »
Selon la tradition, les habitants d'Ogens sont surnommés « lè Bocans », les boucs en patois vaudois : on raconte qu'il n'y aurait eu qu'un seul bouc à une foire du village, mais l'explication n'est pas établie. Un bouc figure d'ailleurs dans les armoiries communales.
Ollon
Farel chassé de Huémoz
Selon la tradition populaire, le réformateur Guillaume Farel aurait été chassé du village de Huémoz à coups de pierres et de casseroles lors de sa première prédication.
Onnens
L'écrevisse à une pince
Les armoiries d'Onnens montrent une écrevisse rouge privée de sa pince gauche. Selon la tradition, lors d'un ancien partage avec Montagny, c'est Montagny qui aurait reçu la pince manquante.
Oppens
Le surnom des « Bagnolets »
Les habitants d'Oppens sont surnommés les Bagnolets, un sobriquet que la tradition rattache aux récipients à lait utilisés dans l'économie laitière de la région.
Ormont-Dessous
Le servant gardien des Planches
Aux Planches, on racontait qu'un servant gardait un chalet : si quelqu'un touchait au fromage, le lutin lui tapait sur les doigts, si bien qu'on pouvait laisser la maison ouverte.
Ormont-Dessus
Les servants et les fées d'Isenau
En Ayerne et à Isenau, les servants et les fées gardaient les vaches : le vacher disait « passe où je passe » et aucune bête ne tombait des rochers. On posait pour eux un baquet de lait sur le toit du chalet. Mais des gens mal avisés salirent ce lait, et depuis, dit un vieux vacher, on ne les a plus revus.
Orny
Les « Rupiants »
Les habitants d'Orny sont surnommés « les Rupiants ». Selon la tradition, ils auraient gagné ce surnom lors d'un repas gargantuesque financé, jadis, par la vente d'un bout de forêt dans le Risoux.
Oulens-sous-Echallens
Le surnom des « Quicons »
Les habitants d'Oulens sont surnommés les Quicons. On ne sait pas d'où vient ce sobriquet.
Pailly
Le surnom des « Mulets »
Les habitants de Pailly sont surnommés les Mulets. Selon une explication transmise, ce sobriquet viendrait du rôle de halte que le village aurait joué sur d'anciennes routes commerciales entre Morges et Payerne, lorsque les marchands transportaient leurs marchandises à dos de mulet.
Payerne
La reine Berthe
La reine Berthe, mère d'Adélaïde de Bourgogne, inhumée à Payerne avant avril 961, est restée dans la mémoire populaire comme une reine bienfaitrice du Pays de Vaud. Cette légende remonte à de faux actes, le « testament de la reine Berthe », rédigés par les moines dans la première moitié du XIIe siècle pour la présenter comme fondatrice de Payerne. Elle devint très populaire à la création du canton. La tradition lui associerait aussi l'expression « du temps que Berthe filait », qui évoque un âge d'or révolu.
Penthalaz
Les « Cancaniers »
Les habitants portent le sobriquet de « Cancaniers ». La tradition le rattache à des ordonnances du début du XVIIe siècle qui interdisaient aux femmes de s'assembler « pour cotter, caquasser et jaser ».
Penthaz
Les « Tartreux »
Les habitants sont surnommés « Tartreux », c'est-à-dire « mangeurs de tartes ». La Fête des Tartreux a lieu chaque année le deuxième week-end de juin.
Penthéréaz
Les « Buïa-Tsa » et les « Matous »
Les habitants sont surnommés « Lè Buïa-Tsa » (en patois, « lave-chats ») et « Les Matous ». Selon une anecdote populaire, une femme aurait mis un chat dans une cuve à lessive, à dessein ou par inadvertance.
Poliez-Pittet
Les Croqua-Bleyssons
Les habitants sont surnommés « les Croqua-Bleyssons », c'est-à-dire les mangeurs de poires sauvages en patois vaudois.
Premier
Le trésor de Lanfrey
Selon la tradition, un trésor était enfoui sur le site de l'ancien village de Lanfrey. Vers 1842, des fouilles furent entreprises pour le retrouver. On raconte qu'une marmite d'or et un coffre auraient été découverts, avant de s'enfoncer mystérieusement dans la terre.
Les « Ricllia-laitia »
Les habitants de Premier sont surnommés en patois « lè Ricllia-laitia » (les chie-petit-lait). Le sobriquet viendrait de ce que le petit-lait produit au chalet de l'alpage communal était partagé entre les bourgeois, qui auraient envisagé de poser des tuyaux pour l'amener jusqu'au village.
Rances
La Pierre à Bonchâteau
La Pierre à Bonchâteau se trouve le long de la route de Baulmes à Sergey-L'Abergement. Selon la tradition, un trésor serait enfoui sous cette énorme roche qui, certains soirs, au douzième coup de minuit, tournerait sur elle-même. On l'appelait aussi la Pierre des sorciers.
Ressudens
La capture de l'évêque Boson
Une légende raconte que l'évêque de Lausanne Boson fut capturé par les Hongrois. Elle est née de la spoliation du domaine épiscopal de Ressudens par le roi Rodolphe II, sans doute en 922. Le domaine fut restitué en 997.
Riex
La reine Berthe et la Tour de Gourze
Selon une tradition rapportée par certains historiens, la Tour de Gourze aurait été érigée au IXe siècle par la reine Berthe pour protéger Lavaux contre les incursions sarrasines. D'autres en attribuent la construction aux évêques de Lausanne, au XIe siècle. La première mention écrite de la tour ne remonte qu'à 1279.
Rivaz
Le raz de marée du Tauredunum
Selon la tradition, le village primitif, établi au bord du lac près du château de Glérolles, fut dévasté en 563 par une vague géante de plus de 10 mètres provoquée par l'éboulement du Tauredunum, une partie du Grammont. Les habitants l'auraient reconstruit à environ 50 m au-dessus du lac, en gardant le nom de « Ripa » (la rive), devenu paradoxal pour un village perché dans les vignes.
Romainmôtier
Aucune légende locale clairement documentée
Malgré son passé monastique, Romainmôtier n'a pas de légende populaire connue, ni trésor caché, ni souterrain, ni apparition. Les seuls récits traditionnels touchent à des épisodes semi-légendaires déjà entrés dans l'histoire du site, comme la fondation par saint Romain ou le passage du pape Étienne II en 753, qui relèvent de la tradition plutôt que de faits établis.
Romanel-sur-Lausanne
Lè Buya-tsa, les « lessive-chats »
Les habitants de Romanel sont surnommés en patois « Lè Buya-tsa », c'est-à-dire « ceux qui ébouillantent les chats » ou « les lessive-chats ». Selon la tradition, un chat se serait glissé dans un tas de linge sale pour y faire la sieste et se serait retrouvé lavé dans la marmite de la lessive.
Rougemont
Le revenant du Vanel
Après la destruction du château du Vanel, on entendait à minuit de grands éternuements près de la tour en ruine : c'était l'esprit d'un seigneur pillard, condamné à errer jusqu'à ce qu'un vivant lui adresse un bon souhait. Un gars de Rougemont paria d'y aller, entendit l'éternuement et cria « À vos souhaits ! ». « Grand merci, répondit une voix, voilà plus de six cents ans que j'attendais cette parole ! » Le revenant ne reparut plus.
Rueyres
Les Bourriques
Les habitants sont surnommés « les Bourriques ».
Saint-Barthélemy
Les Agasses
Les habitants sont surnommés « les Agasses », c'est-à-dire les pies en patois vaudois.
Saint-Cergue
Le refuge de Charles le Téméraire
Selon une tradition locale, le duc Charles le Téméraire se serait réfugié à Saint-Cergue après sa défaite de 1476. Rien ne le confirme.
La Ballade à Béatrix
Récit écrit par Frédéric-Jacques-Louis Rilliet (1794-1856), présenté comme tiré d'un vieux parchemin retrouvé dans un meuble offert par un habitant. Il raconte le dernier épisode de la vie du château, avec des personnages inventés aux côtés de Charles le Téméraire et des ducs de Savoie. Un sentier de 16 panneaux le retrace aujourd'hui.
Saint-Saphorin (Lavaux)
L'évêque Marius, fondateur de l'église
Une tradition attribue la fondation de l'église de Saint-Saphorin à l'évêque Marius ; il s'agit d'une légende.
Sergey
Le surnom des « Ours »
Selon la tradition, les habitants de Sergey sont surnommés les « Ours ». Ce sobriquet est mis en relation avec les ours, nombreux dans la région vers 1600 : les archives mentionnent à plusieurs reprises une prime de 5 batz payée par les baillis pour une peau d'ours ou de loup. L'ours figure sur les armoiries communales depuis 1929.
Servion
Les « Ânes » de Servion
Depuis le début du XXe siècle, les habitants portent le sobriquet de « Ânes ». Selon la tradition, il viendrait des ânes qui transportaient jusqu'à Lausanne la molasse tirée des carrières locales, exploitées dès le Moyen Âge.
Signy-Avenex
Le souterrain de Nyon à Bonmont
Selon une légende, un souterrain reliait Nyon à l'abbaye de Bonmont et aurait croisé l'aqueduc romain.
Les Singes
Selon la tradition, les habitants sont surnommés les Singes parce qu'un habitant d'Avenex aurait possédé un singe.
Sullens
Le surnom des « Herbes »
Les habitants sont surnommés « Lè z'Herbe » (les Herbes) ou les Herbettes. Selon la tradition, ce surnom viendrait de leur grande consommation de légumes et de végétaux.
Suscévaz
Les sobriquets des habitants
Selon la tradition, les habitants sont surnommés les « Susçons », ce qui signifierait « les sucettes » en patois vaudois (sens incertain), et « lè Pilanta-lâma », « les plante-laine ».
Valeyres-sous-Montagny
Le légionnaire de Valeyres
Selon une tradition, le nom du village rappellerait une villa romaine fondée par un légionnaire retraité, qui aurait enseigné aux habitants les techniques agricoles.
Vallorbe
La Grotte aux Fées et Donat le forgeron
Selon un récit publié en 1938, Donat, jeune forgeron de 25 ans qui se moquait des fées, pénètre à minuit dans la grande grotte. Une fée l'y accueille et lui promet chaque jour une perle et un diamant, à condition de ne jamais entrer dans une grotte interdite. Poussé par la curiosité, il désobéit et découvre que la fée a des pattes d'oie cachées sous sa longue robe. Chassé, il rentre au village où ses trésors se changent en feuilles mortes. Moqué de tous, il quitte le pays, et depuis lors les grottes de Vallorbe ne sont plus habitées par les fées.
Les « Tire-Lune »
Les Vallorbiers portent le sobriquet de « Tire-Lune ». La tradition en donne plusieurs explications : un chasseur éméché aurait tiré sur le reflet de la lune dans l'Orbe. Un simple d'esprit aurait visé la lune en croyant atteindre une étoile filante ; ou encore des tireurs de la commune auraient voulu éprouver la portée de leurs carabines.
Vaulion
Les « Foueta-Lîvra »
Les habitants de Vaulion portent le sobriquet de « Foueta-Lîvra », les « fouette-lièvres » en patois vaudois. D'après la tradition, un lièvre surpris à ronger un chou aurait été fouetté publiquement, puis reconduit à la frontière.
Les trois cœurs des armoiries
Les armoiries portent un V surmonté de trois cœurs. La tradition locale y voit l'expression d'une vertu d'amour propre aux habitants.
Vers-l'Église
Les trois piquets
Selon la tradition, lorsqu'il fut question de bâtir une église dans le haut de la vallée des Ormonts, on planta un piquet en trois lieux pour repérer l'endroit le moins exposé aux avalanches. Deux de ces repères disparurent. Le troisième résista, et c'est là que l'on construisit l'église.
Vevey
Le servant de la tour de Boillet
Selon les archives de la ville citées par Cérésole, un « esprit follet » faisait beaucoup parler de lui vers 1551. Il hantait la tour de Boillet, derrière l'actuelle rue du Simplon, et y faisait toutes sortes de farces et de tapage. Le Conseil décida de faire maçonner toutes les issues de la tour, pour qu'il ne puisse plus y entrer s'il était dehors, ni en sortir s'il était dedans.
Veytaux
François Bonivard et « Le Prisonnier de Chillon »
François Bonivard (1493-1570), prieur de Saint-Victor à Genève, fut réellement emprisonné au Château de Chillon pour avoir soutenu l'indépendance de Genève face au duc de Savoie : deux ans dans des conditions relativement clémentes en raison de son rang, puis quatre ans dans le cachot inférieur, jusqu'à sa libération par les troupes bernoises en 1536. En 1816, le poète Lord Byron s'inspira de son histoire pour écrire « Le Prisonnier de Chillon », poème qui romance et amplifie fortement la réalité historique (chaînes, isolement total, usure de la pierre par les pas du prisonnier). Des fouilles menées au XIXe siècle dans le cachot n'ont notamment trouvé aucune trace archéologique confirmant les célèbres sillons que Bonivard affirmait avoir creusés dans la pierre à force d'y marcher. Cette légende littéraire, née du poème de Byron et non de la tradition orale locale, reste néanmoins solidement documentée quant à son origine et à l'écart entre le récit poétique et les faits historiques connus.
Villars-le-Terroir
Les surnoms des habitants
Les habitants, appelés Villardiers, seraient surnommés les « Molliets » (les mouillés, ou amateurs de bonne chère), les « Râpes » et les « Noyés ».
Villars-sous-Yens
Les « Sécherons »
Les habitants sont surnommés « Sécherons », un sobriquet qui viendrait des pommes et poires séchées que l'on conservait pour les périodes de disette en hiver.
Vinzel
Le « beignet de Vinzel »
Selon la tradition, le nom du malakoff, appelé aussi « beignet de Vinzel », rappelle la prise du fort Malakoff pendant la guerre de Crimée, en 1855, à laquelle auraient pris part des mercenaires suisses. Une version veut que des Suisses de Genève et de La Côte vaudoise aient pris au bivouac l'habitude de faire frire des tranches de fromage, puis aient continué à se réunir pour en manger une fois rentrés au pays.
Vuarrens
Le surnom des « Bâo »
Les habitants seraient surnommés « Lè Bâ » ou « Bâo », c'est-à-dire les Bœufs en patois vaudois.
Vuitebœuf
Les « Vuètevatses »
Les habitants, les Vuitebolards, sont surnommés les Vuètevatses, ce qui signifierait « ceux qui guettent les vaches » en patois vaudois, en écho à la lecture populaire du nom du village comme « guette-bœuf ».
La « voie romaine »
Selon la tradition populaire, la Côte de Vuitebœuf serait une voie romaine. Les recherches historiques ont montré qu'il s'agit d'un chemin du sel aménagé aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Yens
Les « Fumas »
Les habitants sont surnommés « Fumas » (« fumés » en patois vaudois). Selon la tradition, ce surnom viendrait de la fumée des maisons pendant la famine de 1628, lorsqu'on rôtissait des glands pour en faire du pain. Ils seraient aussi appelés « lè Tiu-Dzalâ » et « lè Tiu-Mi-Dzalâ », à cause de l'exposition du village à la bise.
Yvorne
La vouivre du Torrent
Quand la place du Torrent n'était encore qu'un ravin, on disait y voir des danses fantastiques et une vouivre, serpent ailé de la tradition. Deux vieillards se mirent à l'affût et frappèrent l'ombre : c'était un renard venu fouiller les déchets jetés dans le ravin.
La femme qui avertit, 1584
Quelques jours avant l'éboulement du 4 mars 1584, une femme pauvre allait de maison en maison sans trouver d'accueil. Seule une famille la reçut, et elle l'avertit de la catastrophe. Selon la légende, cette maison fut l'une des rares épargnées.
Neuchâtel
Buttes
Le serpent de la Chaîne
Une tradition rapportée par un ancien auteur, cité par l'Inventaire des voies de communication historiques, raconte qu'un « serpent monstrueux » s'était établi dans les rochers de la Combe à la Vuivra, au passage de la Chaîne à Saint-Sulpice, et désolait les environs, si bien qu'on dut faire passer la grand-route de France par Buttes, par un chemin nommé la « Vie Saunier » ou route du sel.
Champ-du-Moulin
La bête des gorges de l'Areuse
Au XVIIe siècle, une bête vivait dans les précipices de l'Areuse, près du Champ-du-Moulin. Une ancienne chronique lui prête une tête de chat, de la taille d'un chat, et un corps long d'environ une toise et demie. Un homme du voisinage finit par la tuer, non sans peine.
Château de Rochefort
La destruction du château
La fin tragique de Vauthier a fait naître une tradition selon laquelle le château aurait été détruit au moment de son exécution. L'Association des Amis du Château la juge erronée, car la ruine par abandon progressif n'est confirmée qu'en 1512. Selon une autre version, rapportée par la commune, des seigneurs agacés par le comportement des occupants auraient brûlé le château.
Corcelles
Le banc des menteurs
Selon une tradition locale, le perron de la maison du 19, Grand-Rue, était surnommé « le banc des menteurs » : les anciens du village y auraient échangé les nouvelles et les ragots du jour, parfois exagérés.
Cortaillod
La légende des Carcoies
Les habitants de Cortaillod sont surnommés les « Carcoies », ancien terme populaire désignant le hanneton. Selon la tradition locale, une année où ces insectes envahirent la région en très grand nombre, les villageois auraient envisagé de les combattre à coups de canon. Le surnom est aujourd'hui revendiqué avec fierté.
La Côte-aux-Fées
Le séjour des fées
En 1763, Jean-Jacques Rousseau décrit au maréchal de Luxembourg ce « pays perdu » au-dessus de Buttes. On prétendait, écrit-il, que c'était autrefois le séjour des fées et que le nom lui en était resté. Leur salle d'assemblée aurait été une caverne, la grotte aux Fées, où l'on voyait encore peu auparavant un trône et des sièges taillés dans le roc. Rousseau ne l'avait pas visitée. L'entrée était presque bouchée par les éboulis et les broussailles, et la peur des serpents retenait les curieux.
La Coudre
La femme du niton
Pour les anciens Neuchâtelois, le cauchemar était le niton, une bête qui venait la nuit s'asseoir sur la poitrine du dormeur. Un habitant de La Coudre qui en recevait souvent la visite trouva, entre son lit et le fourneau, un petit trou laissé dans la boiserie par un nœud tombé. Une nuit où il sentait le niton dans la chambre, il boucha le trou et fit de la lumière. Sur le fourneau se tenait une petite femme. Elle pleura tant qu'il finit par l'épouser. Tout prospéra dans la maison et trois enfants naquirent. Un jour, en déplaçant un coffre, le mari dérangea le bouchon. Sa femme en profita pour disparaître.
Lac des Taillères
La forêt devenue lac
Selon une légende, un soir du XVe siècle, les habitants d'« Estaillères » furent réveillés par un bruit effroyable : la forêt s'était transformée en une étendue d'eau, qui serait à l'origine du lac des Taillères.
Le Locle
Daniel JeanRichard et la montre du maquignon
Selon un récit traditionnel, un marchand de chevaux anglais, appelé « Peter », se serait arrêté vers 1690 chez les JeanRichard avec une montre cassée. Le jeune Daniel, malgré le scepticisme de son père, aurait réussi à la réparer et se serait ainsi découvert une vocation d'horloger. Des historiens de l'horlogerie présentent explicitement cette scène comme une légende : le père de Daniel était sans doute un agriculteur plutôt qu'un forgeron, et le jeune homme avait probablement déjà fait un apprentissage d'orfèvre. Le fait historique demeure : Daniel JeanRichard, installé au Locle au début du XVIIIe siècle, est considéré comme le pionnier de l'horlogerie des Montagnes neuchâteloises.
Les Bayards
La Vuivra
Une tradition rapportée par un ancien auteur, cité par l'Inventaire des voies de communication historiques, veut qu'un « serpent monstrueux » se soit établi dans les rochers du passage de la Chaîne et ait désolé les environs. Selon une autre version, un Raymond de Saint-Sulpice aurait tué ce monstre en 1273 dans la Combe à la Vuivra. Ce récit n'est pas confirmé.
Les Hauts-Geneveys
Le nez du dimanche
Un jeune homme des Hauts-Geneveys accusa une vieille femme d'avoir logé le diable dans le corps d'un porc, qu'il fallut abattre. Elle se vengea. Chaque samedi soir, le nez du garçon se mettait à enfler, et il ne désenflait que le lundi matin. Lui qui attendait toute la semaine de retrouver son amoureuse le dimanche dut renoncer aux veillées et aux bals, montré du doigt par les filles du village.
Les Ponts-de-Martel
Le diable des Ponts, 1809
Au début de 1809, le bruit courut dans les Montagnes que des esprits malins occupaient la maison de Moïse Perrenod, à la Combe-des-Glottes. Chandeliers, Bible et outils d'horloger tombaient tout seuls, les vitres volaient en éclats, et une pierre blessa le vieil homme à la tête. Les curieux accoururent chaque nuit, et des guérisseurs vinrent conjurer le sort avec des herbes. Au bout d'une dizaine de jours, le lieutenant Huguenin, du Locle, vit le filleul de la maison, un domestique de 13 ans, lancer une pierre en cachette. Le garçon avoua tout. La justice de Travers le condamna au fouet et à six mois de prison, dont le Conseil d'État lui remit la moitié. Le public, lui, le surnomma le Diable des Ponts.
Les Taillères
La forêt devenue lac
Selon une légende, un soir du XVe siècle, les habitants d'« Estaillères » furent réveillés par un bruit effroyable : la forêt s'était transformée en une étendue d'eau, qui serait à l'origine du lac des Taillères.
Peseux
Le dragon et le chien ferré
Une ancienne chronique signale, au-dessus du village, un serpent en forme de dragon long d'environ une toise, avec comme une couronne de feu sur la tête. À la tombée de la nuit, il éclairait comme une chandelle. Au XIXe siècle, la bête était devenue un énorme chien ferré des quatre pieds, qu'on disait croiser la nuit vers la Perrière des Tombets, entre Serrières et Peseux. Il marchait trois pas devant les passants en faisant sonner ses fers, puis disparaissait pour se montrer plus loin. Un peu plus à l'ouest, au bas de la Fin de Peseux, le Creux aux Sorciers passait pour égarer les promeneurs. Le charme ne se rompait que s'ils rencontraient un pasteur ou quelqu'un de sa maison.
Saint-Blaise
Le Loclat sans fond
Les habitants de Saint-Blaise sont surnommés les Loqueux (« lé Léquia » en patois), d'après le Loclat, petit plan d'eau du village qui, selon la tradition populaire, n'aurait pas de fond.
Saint-Sulpice
La Vouivre et Sulpy Reymond
Selon la légende, en 1373, plus personne n'osait passer par la Combe à la Vuivra, car on croyait qu'une vouivre, serpent monstrueux, y dévorait les passants. Le héros local Sulpy Reymond se cacha dans une caisse percée d'un trou et transperça la bête d'une flèche ou d'une lance, selon les versions. Il brûla ensuite le cadavre, dont l'odeur fut si infecte qu'il en serait mort quelques jours plus tard. Une vouivre figure dans les armoiries du village.
Valangin
Les damnés du gibet
Le gibet de Valangin se dressait dans la forêt, au-dessus des gorges du Seyon, et l'on évitait d'y passer de nuit. Des gens d'Auvernier qui montaient à la foire avant le lever du jour s'y crurent poursuivis par une troupe de damnés traînant les chaînes de l'enfer. Ils dévalèrent jusqu'au bourg en hurlant. Devant l'église, leurs poursuivants n'étaient plus que quatre magnins, des chaudronniers ambulants, la hotte pleine de ferraille. Ceux-ci jurèrent avoir dormi sous le gibet et couru derrière eux pour se dégourdir les jambes.
Vaumarcus
Le follaton du château
À la Béroche, on disait le château habité par un follaton, un esprit familier invisible qui réclamait les primeurs de la maison : le premier morceau de la fournée, le premier fruit du verger, le premier œuf avant Pâques. Gare aux voleurs. Une femme qui prenait des œufs au poulailler du château en serait morte, les mains et le corps enflés. Le follaton veillait aussi sur la famille. Un baron de Vaumarcus, bailli pour Berne, devait partir en guerre quand l'esprit hissa sa mule au sommet d'une tour. Le baron y vit un mauvais présage et resta. Peu après, on apprit qu'une rencontre meurtrière avait eu lieu. Le château montrait encore, dans une tour, la selle et la bride de la mule.
Vernéaz
La construction attribuée aux troupes bourguignonnes
Le nom même de la Redoute des Bourguignons, qui domine la gorge de Vernéaz, atteste une croyance populaire : celle qui veut que ce retranchement ait été édifié par les troupes de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, lors de la campagne qui mena à la bataille de Grandson en 1476, toute proche. Les inventaires y voient pourtant une enceinte protohistorique de l'époque de Hallstatt, bien antérieure aux guerres de Bourgogne. Le nom du site perpétue donc une légende que la science a corrigée, sans l'effacer de la mémoire locale.
Jura
Abbaye de Moutier-Grandval
La crosse de saint Germain
La tradition attribue à saint Germain, premier abbé, la crosse richement ornée du VIIe siècle conservée aujourd'hui à Delémont.
Alle
Le vase d'or et les sorcières
Près des ruines romaines d'Alle, la tradition cachait un vase rempli de pièces d'or qui ne sortait de terre qu'une fois par siècle, entre onze heures et minuit, et que le dernier coup de cloche de l'église faisait disparaître. Dans la combe de Champ-Françon, au bord du plateau, les sorcières tenaient leurs assemblées nocturnes.
Asuel
La montagne de verre
La fille du seigneur d'Asuel avait depuis l'enfance un serpent pour compagnon et refusait tous ses prétendants. Son père la fit enfermer dans une tour au sommet d'une montagne de verre, promise à qui saurait l'y rejoindre. Les jeunes seigneurs des châteaux voisins glissaient tous. Le fils d'un pauvre boisselier y parvint grâce à l'aide du serpent, à sa vieille peau et à une paire de sabots magiques. Mais la jeune fille se donna la mort le soir des noces.
Boncourt
La fée Arie, Dame de Milandre
Selon la tradition, les profondes cavernes des grottes de Milandre sont la demeure de la fée Arie. Le soir, à l'abri des regards, elle se baigne l'été dans les eaux de la Bâme et se change alors en vouivre pour éloigner les voleurs. Son coffre de fer renfermerait de l'or et des diamants.
La Dame blanche de la tour
Tous les cent ans, une Dame blanche apparaîtrait au sommet de la tour de Milandre, guettant l'arrivée d'un sauveur qui ne s'est jamais présenté.
Bonfol
Les trois villages détruits
Selon la tradition, Bonfol aurait remplacé Bonfol-le-Vieux, Trunchéré et Vareroille, hameaux détruits pendant les guerres de Bourgogne par Étienne de Hagenbach, au service de Charles le Téméraire.
Saint Fromond
Selon la tradition, un ermite nommé Fromond aurait vécu au VIIe siècle dans une cabane au fond de la forêt. Un chêne séculaire près de la chapelle serait né du bâton qu'il avait jeté. Vénéré depuis le début du XVIIe siècle, notamment contre les épizooties, il est fêté par un pèlerinage avec procession le lendemain de l'Ascension.
Chapelle de Chalière
La consécration par l'empereur Henri II
Une tradition veut que la chapelle ait été consacrée en 1019 en présence de l'empereur Henri II, qui aurait financé ses peintures. Aucun document ne l'atteste : la consécration de 1019 à laquelle Henri II a assisté est celle de la cathédrale de Bâle.
Le village emporté par la peste
Selon la tradition, le village médiéval de Chalières aurait disparu à cause de la peste, ne laissant que son église.
Château et grottes de Milandre
La fée Arie, Dame de Milandre
Selon la tradition, la fée Arie habite les profondes cavernes de Milandre. Les soirs d'été, elle viendrait se baigner dans la Bâme en laissant sa couronne au bord du bassin et prendrait la forme d'une vouivre pour éloigner les voleurs. Son coffre de fer renfermerait de l'or et des diamants, en attendant un jeune homme courageux qui la délivrera.
La Dame blanche de la tour
Tous les cent ans, une Dame blanche apparaîtrait au sommet de la tour de Milandre, guettant un sauveur qui ne s'est jamais présenté.
Châtillon
Le château englouti du Mont-Chaibeut
Sur le Mont-Chaibeut, colline isolée au nord-est de Châtillon, la tradition plaçait le château d'Atticus, duc d'Alsace au VIIe siècle. Parce qu'il avait fait mourir saint Germain, premier abbé de Grandval, Dieu aurait englouti son château dans un tremblement de terre. Quiquerez précise que ce château est légendaire : Atticus campait en réalité dans la plaine.
Les trompes et les sorcières
Une autre tradition disait que, du château du Mont-Chaibeut, on envoyait des signaux avec des trompes de bronze jusqu'à Soyhières. On y plaçait aussi des assemblées nocturnes de sorcières, peut-être parce qu'on y avait autrefois exécuté des malfaiteurs.
Chevenez
Au sabbat
Un homme de Chevenez qui rentrait trop gai de la foire de Porrentruy se perdit dans la forêt et s'endormit au fond d'un emposieu. À minuit, il se réveilla au milieu d'un sabbat de sorciers, qu'il observa sans se faire voir. Au matin, il voulut rentrer plus vite avec un onguent de sorcière trouvé par terre, mais se trompa de formule et arriva chez lui en lambeaux, si bien que sa femme faillit ne pas le reconnaître.
Courfaivre
Le sabbat du Chételat
Les traditions et les actes des procès de sorcellerie désignaient la roche du Chételat, à Courfaivre, comme un lieu où se tenait le sabbat. Selon Quiquerez, c'était sans doute le souvenir d'un ancien lieu de culte païen, où certains allaient encore allumer des feux longtemps après l'arrivée du christianisme.
Courgenay
Le monument d'Arioviste
Au XVIIIe siècle, on voyait dans la Pierre Percée un monument élevé en 58 av. J.-C. par le Germain Arioviste, après sa victoire sur les Gaulois.
La pierre qui guérit
Jusqu'à une époque récente, la Pierre Percée avait, pour la population locale, la réputation de guérir de leurs coliques les personnes qui passaient par son trou.
Creugenat
Le creux des sorcières
Selon une croyance populaire toujours vivante, le Creugenat serait le « creux des sorcières » (« Creû dè Djenâtches » en patois).
Delémont
La consécration du Vorbourg par le pape Léon IX
Selon la tradition, la primitive chapelle du château du Vorbourg aurait été consacrée en 1049 aux saints Imier et Othmar par le pape Léon IX, frère de Gérard Ier d'Eguisheim.
Epiquerez
La fiancée du diable
Lors de la « tirée-dehors », la coutume qui faisait payer aux garçons d'ailleurs le droit d'épouser une fille du village, une jeune fille d'Epiquerez lança aux garçons qu'elle épouserait plutôt le diable que l'un d'eux. Deux ans plus tard, un étranger d'une grande beauté paya dix fois le prix demandé. Le soir des noces, quand la mariée fit le signe de croix avec l'eau bénite, il poussa un cri et s'enfuit par la fenêtre : elle avait bel et bien épousé le diable. Elle entra au couvent le lendemain.
Ermitage de Saint-Ursanne
L'ermite dans sa grotte
Selon la tradition, le moine irlandais Ursanne, compagnon de saint Colomban, vécut en ermite dans cette grotte au-dessus du Doubs. Des bergers et des chasseurs seraient venus s'installer près de lui, et la ville serait née autour de son ermitage.
L'ours de saint Ursanne
Selon la légende, un ours mangea l'âne qui aidait saint Ursanne dans ses travaux. Le saint lui demanda alors de prendre la place de l'âne. Une statue d'ours veille sur celle de l'ermite dans la grotte.
Grotte de Sainte-Colombe
Sainte Colombe et l'ours
Selon la légende, sainte Colombe, jeune princesse d'Espagne réfugiée dans les montagnes du Jura, aurait séjourné dans la grotte, où elle venait chercher de l'eau sous la protection d'un ours. Une tradition locale lui attribue aussi un séjour dans une grotte du même nom à Frenois, au-dessus de Soulce.
La bonne fontaine
L'eau qui tombe goutte à goutte au pied d'une stalagmite passe pour bienfaisante : des malades viennent y chercher la guérison et des mères y amènent leurs enfants chétifs. Les traditions locales rapportent des guérisons d'enfants à la source, près de la croix de l'entrée.
La Bosse
Sainte Jeanne de La Bosse
Morte en odeur de sainteté, Jeanne Froidevaux est vénérée comme une sainte dans le Jura sans avoir jamais été béatifiée ni canonisée. Sa mémoire reste très vive jusqu'à la Révolution, qui interrompt les démarches en sa faveur. Selon la tradition locale, sa maison natale serait la dernière à gauche en montant vers la chapelle.
Le Peuchapatte
Ceux qui étaient allés acheter de l'esprit
Las qu'on se moque de leur bêtise dans tout le Jura, les gens du Peuchapatte envoyèrent deux gars acheter de l'esprit à Morteau. Les deux compères passèrent la journée à l'auberge, et un boucher leur vendit le soir des saucisses en guise d'esprit. On les rangea pour la nuit dans une armoire, et les souris mangèrent tout : voilà pourquoi, dit le conte, les gens du Peuchapatte n'ont toujours pas d'esprit. C'est un récit moqueur entre villages, comme il en existait partout.
Les Bois
Jean Ruedin, le premier colon
Selon la tradition, l'un des premiers colons des lieux, Jean Ruedin, aurait laissé son nom à la localité, longtemps appelée « Les Bois Jean Ruedin ».
Les Enfers
La tourbière en feu
Selon une légende, un défrichement du XIVe siècle aurait embrasé une tourbière. Elle aurait brûlé pendant plusieurs semaines, voire plusieurs années, et donné son nom au village. Rien de cela n'est établi.
L'Envers de Montfaucon
Selon une autre tradition, le nom viendrait d'une erreur de copiste : « L'Envers de Montfaucon » serait devenu « Les Enfers ».
Lugnez
Saint Imier, enfant de Lugnez
Selon la tradition, saint Imier serait né à Lugnez. Sa Vita, dont l'authenticité est contestée, en fait un noble de Lugnez qui, après un pèlerinage en Terre sainte, se retira comme ermite dans le vallon de la Suze, vers la fin du VIe ou le début du VIIe siècle, et y répandit le culte de saint Martin. Une « cella sancti Himerii » y est mentionnée en 884. Sa fête est célébrée le 12 novembre.
Mont-Terri
Le camp de Jules César
Le sommet est appelé localement « Camp de Jules César ». Dès le début du XVIIIe siècle, on y situait le camp de César lors de sa campagne contre Arioviste.
Montsevelier
La « République indépendante de Montsevelier »
Comme le village échappa à l'occupation française entre 1792 et 1797, une tradition en a fait une « République indépendante de Montsevelier ». Les historiens y voient un mythe. En 1992, B. Prongué a publié « Bicentenaire de l'Indépendance de la République de Montsevelier ».
Moutier
La consécration de Chalière par l'empereur
Une tradition reprise par de nombreux auteurs veut que la chapelle de Chalière ait été consacrée en 1019 en présence de l'empereur Henri II, qui aurait financé ses peintures. Aucun document ne l'atteste : cette année-là, Henri II assistait à la consécration de la cathédrale de Bâle.
La crosse de saint Germain
Une crosse richement ornée du VIIe siècle, conservée aujourd'hui à Delémont, est attribuée par la tradition à saint Germain, premier abbé de Moutier-Grandval, assassiné avec Randoald vers 675.
Muriaux
Les lutins de la grotte des Creuses
Selon la tradition, des lutins au bon cœur vivaient dans la grotte des Creuses, près de la combe de la Rochette, et aidaient les paysans. Deux femmes curieuses répandirent des cendres devant la grotte et y découvrirent des empreintes palmées. Vexés de cette moquerie, les génies quittèrent la région.
La source miraculeuse de la Rochette
La tradition prête à la source le pouvoir de guérir diverses maladies et de rajeunir : la Vierge l'aurait fait jaillir pour sauver un pèlerin assoiffé. Aucun document n'atteste ces vertus.
Le Trou des Voleurs
Selon la légende, des voleurs cachés dans la grotte de la Baumatte, près de la Deute, à la limite de Saignelégier, perçaient le plancher des greniers à dîme de la Châtellenie de Saignelégier pour y voler du blé. Leur repaire prit le nom de Trou des Voleurs.
La croix des Sommêtres
Une croix taillée dans le roc près du château marquerait, selon la tradition, la mort d'une personne tombée dans le ravin voisin.
Nécropole de Saint-Hubert
La pierre de la chapelle
Une pierre tombale issue de la nécropole, conservée dans la chapelle Saint-Hubert, a longtemps été prise à tort pour un menhir. La tradition lui prête des vertus thérapeutiques.
Pierre Percée
Le monument d'Arioviste
Au XVIIIe siècle, on voyait dans la Pierre Percée un monument élevé en 58 av. J.-C. par le Germain Arioviste après sa victoire sur les Gaulois.
La pierre qui guérit
Jusqu'à une époque récente, la Pierre Percée avait la réputation de guérir de leurs coliques les personnes qui passaient par son trou.
Ruines de Spiegelberg
La croix des Sommêtres
Une croix taillée dans le roc près de l'entrée du château marquerait, selon la tradition, la mort d'un homme tombé dans le ravin voisin.
Le Château des Sots Maîtres
La tradition locale explique ce surnom du château par la mauvaise conduite de ses anciens propriétaires.
Saint-Ursanne
L'ermite Ursanne
Selon la légende, la ville doit son origine au moine irlandais Ursanne (Ursicinus), qui vécut en ermite dans une grotte au-dessus du Doubs. La chapelle de l'Ermitage a été bâtie en son honneur à côté de cette grotte.
Undervelier
Sainte Colombe et l'ours
Selon la tradition, sainte Colombe, une princesse d'Espagne, aurait séjourné dans la grotte qui porte son nom, protégée par un ours. La source qui coule goutte à goutte dans la grotte est réputée bienfaisante et attire encore des pèlerins.
Vorbourg
La consécration par le pape Léon IX
Selon la tradition, l'ancienne chapelle du château aurait été consacrée en 1049 aux saints Imier et Othmar par le pape Léon IX. Le pape était issu de la famille d'Eguisheim, qui aurait aussi possédé le château, ce qui n'est pas établi.
Genève
Genève
La mère Royaume
Selon la tradition de l'Escalade, la mère Royaume aurait jeté des projectiles sur les assaillants savoyards dans la nuit de 1602. Elle reste une figure emblématique des fêtes de l'Escalade, avec le chant « Cé qu'è lainô », composé peu après l'événement et devenu l'hymne genevois.
Meinier
La Dame blanche de Rouelbeau
Selon la tradition, une Dame blanche hante le château de Rouelbeau. Elle serait l'épouse répudiée d'Humbert de Cholay.
Prieuré de Saint-Jean
Saint Romain et les lépreux
Selon une tradition, saint Romain aurait guéri deux lépreux dans une grotte voisine du site.
Ruines de Rouelbeau
La Dame blanche
Selon une tradition, une Dame blanche hanterait les ruines. Ce serait l'épouse répudiée de Humbert de Cholay.
Sézegnin
Le renfort de Sézegnin
Selon la tradition, lors de l'Escalade de 1602, le village de Sézegnin envoya un renfort de trois ou quatre hommes, arrivé après les combats. De là viendrait l'expression genevoise « renfort de Sézegnin » pour une aide modeste et tardive.
Villa Diodati
La visite de Milton
Une plaque commémorative évoque une visite du poète John Milton en 1638 . La villa n'ayant été construite qu'en 1710, cette visite relèverait seulement de la tradition.
Valais
Abbaye de Saint-Maurice
Le martyre de la Légion thébaine
Selon la tradition, vers 300, les soldats de la Légion thébaine conduits par Maurice refusèrent d'obéir aux ordres de l'empereur Maximien et furent mis à mort pour leur foi chrétienne. Leur culte est à l'origine de l'abbaye.
Bovernier
Les guêpes et la vigne
Selon une tradition locale, le diable aurait envoyé des guêpes au village, tandis que saint Théodule lui aurait donné la vigne. Les habitants seraient surnommés « Vouipes », les guêpes en patois.
Chamoson
Les fées de Gru
Au-dessus d'Ardon et de Chamoson, une ruine de rempart adossée au rocher de Gru aurait abrité des fées malicieuses qui pillaient vignes et champs. Elles offrirent d'endiguer le Rhône si on les laissait en paix. Les Chamosards refusèrent et assiégèrent leur repaire. Les fées s'échappèrent derrière un rideau de fumée et ne revinrent plus, et les récoltes furent désormais épargnées.
Chapelle Mariä Heimsuchung
Le sapin creux
Selon une tradition orale, une image de la Vierge était autrefois vénérée dans un sapin creux. On y portait les enfants mort-nés, dans l'espoir d'un signe de vie qui permette de les baptiser.
Château de la Soie
La chute de l'évêque Tavel
Selon la tradition, l'évêque Guichard Tavel aurait été précipité par-dessus les remparts par les seigneurs de la Tour.
Château de Mancapan
La prise de Mangepan
Selon la tradition, des chevaliers brigands vivaient à Mangepan et opprimaient le peuple. Un souterrain secret aurait mené du château à un chemin de montagne où ils détroussaient les voyageurs. Chaque foyer leur devait du grain et le meilleur morceau de viande, et les jeunes mariées devaient passer trois jours au château. Un jour, le seigneur voulut enlever une mariée. Le fiancé fit mine d'accepter et l'invita d'abord au repas de noces, où il lui serra la main si fort que le sang jaillit sous ses ongles. Menacé de mort par les paysans, le chevalier leur révéla comment prendre le château : construire une arbalète géante dans un grand mélèze et lancer de lourds blocs de bois contre les murs. Le troisième tir ouvrit une brèche. Les paysans prirent le château, le détruisirent et chassèrent les derniers seigneurs.
Col du Théodule
Saint Théodule et son frère
Selon la légende, l'évêque Théodule aurait franchi le col pour aller voir son frère malade à Aoste. Le passage tient son nom de ce récit.
Diogne
La cloche de Barbe de Platea
Barbe de Platea aurait vendu son argenterie pour payer la grande cloche de l'église de Lens. Selon la légende, la cloche devait sonner à toute volée chaque fois que la dame quittait Diogne pour aller à la messe à Lens.
Epinassey
Epinassey, l'ancienne Epaône
Selon une tradition rapportée au XVIIe siècle, Epinassey serait l'ancienne Epaône, une cité « détruite de fond en comble par un déluge d'eau » après l'écroulement du Jorat, qui aurait repoussé le Rhône contre les montagnes de la rive vaudoise. Cette tradition rapproche la catastrophe de l'écroulement du mont Tauredunum, en 563, qui ensevelit un bourg fortifié et des localités du Valais. La plupart des historiens placent toutefois le Tauredunum au Bois-Noir.
Evionnaz
Le village enseveli d'Epanum
Selon la tradition, la localité romaine d'« Epanum » ou « Eponnaz » aurait été ensevelie par l'éboulement du Tauredunum, en 563 ou en 513 selon les auteurs. En 1923, la pose d'un câble téléphonique aurait révélé une cheminée de plus de 30 m de profondeur, attribuée à ce village enfoui, puis remblayée.
Le torrent de Saint-Barthélemy
Selon la tradition, après les ravages du torrent de la Marre, les habitants bâtirent une chapelle à La Rasse et donnèrent au torrent le nom de Saint-Barthélemy. Une procession y serait encore organisée.
Fafleralp
Le ménétrier de la Blümlisalp
Selon une légende du Lötschental, un ménétrier vivait sur la Blümlisalp, tout au fond de l'Innerfaflertal, alpage aujourd'hui en partie couvert de glace. Le soir, il allait souvent retrouver sa bien-aimée sur la Gugginenalp. Un jour, en sautant le torrent près de la Talmauer, son pied s'imprima dans le rocher, mais il ne tint pas compte de cet avertissement. Au retour, dans la nuit, un rival jaloux le poussa dans le vide au même endroit. Grièvement blessé, il prit son violon et joua le chant du chemin de croix. Un étroit sentier s'ouvrit alors devant lui, et il put se sauver.
Meier Heim et son alpe
On raconte que Meier Heim, du Grindorf, le plus riche bourgeois de la vallée avec ses trente vaches, possédait une vaste alpe dans l'Innerfaflertal, près de la Blümlisalp. L'emplacement de son chalet s'appelle encore « s'Meier Heims Ferrich ». Sa servante mangeait tant pendant l'été qu'à l'automne il fallait la ramener au village sur un traîneau. Le curé de Kippel, dit-on, ne commençait la messe qu'une fois Meier Heim assis dans l'église, avec ses bas rouges du dimanche.
Fiesch
Le vœu contre le glacier
Depuis 1678, les habitants de Fiesch et de Fieschertal se rendent chaque 31 juillet en procession pour prier contre l'avancée du glacier d'Aletsch, qui menaçait gens, pâturages et maisons. En 2009, le pape Benoît XVI a approuvé la modification de ce vœu, et l'on prie désormais pour la préservation du glacier.
Grimentz
Le Boconett
Selon la tradition, en 1348, des jeunes filles qui gardaient le bétail auraient échappé à la peste. En souvenir, une part de fromage de l'alpage de Torrent serait distribuée chaque année aux enfants.
Hérémence
La vouivre du val des Dix
Le val des Dix devrait son nom à dix brigands qui ferraient leurs mulets à l'envers pour tromper leurs poursuivants. Plus tard, un monstre ailé aux écailles vertes, le « Kwakua », dévorait les bêtes des alpages. Il posait au bord de l'étang le diamant qu'il portait sur la tête avant de plonger. Prosper, un ancien soldat de Barberousse, vola le diamant et se cacha dans un tonneau hérissé de pointes de fer, contre lequel le monstre se blessa à mort.
Le sabbat
Dans un hameau d'Hérémence, une femme disparaissait chaque samedi soir. Son mari, Gourdin, la suivit : deux boucs noirs les emportèrent par la cheminée jusqu'à un festin présidé par Satan. Au lieu d'inscrire son nom dans le grand livre du diable, Gourdin y traça une croix et se réveilla sur une colline, un dimanche matin. Le récit a été recueilli auprès d'Antoine-Marie Seppey, d'Hérémence.
Hospice du Grand-Saint-Bernard
La fuite de Bernard de Menthon
Selon la tradition, le fils du seigneur de Menthon, voué à la vie ascétique, est marié de force par ses parents. Pendant la bénédiction nuptiale, il s'échappe par une fenêtre, tombe dans un précipice et se pose sans mal, soutenu par son ange gardien. Retiré dans les neiges du mont Joux, il y fonde deux maisons pour les pèlerins, qui portent encore son nom.
Le Châble
Le plat d'or de Charlemagne
Selon une tradition, la cession des droits de la maison de Savoie à l'abbaye de Saint-Maurice en 1150 se serait faite en échange d'un plat en or massif que les moines auraient reçu en don de Charlemagne.
Les Mayens-de-Sion
L'inconnu et le sable
Selon la tradition, alors que les fondateurs hésitent à bâtir leur chapelle à cet endroit, arrive un inconnu pauvrement vêtu, peut-être un ange, qui leur montre où trouver le sable nécessaire à la construction. Marie de Riedmatten note le récit la première dans son manuscrit « Trois mois sur la montagne ». Jules Monod le reprend vers 1900, puis Maurice Zermatten en 1941.
Mex
Les trois héros et le monstre
Selon une légende, trois héros auraient débarrassé les lieux d'un monstre puis fondé trois familles. Les trois maisons des armoiries de Mex, adoptées en 1935, en rappelleraient le souvenir.
Mund
La bataille légendaire de 1212
Des armoiries portant la date de 1212 commémoreraient une bataille légendaire livrée au-dessus de Mund. Ce lien n'est pas confirmé.
Naters
Sainte Kummernis
Kummernis, une jeune fille pieuse de Naters, refusa d'épouser le seigneur du lieu, un homme brutal qui n'allait jamais à l'église. Promise de force, elle passa quinze jours en prière. Le jour des noces, le seigneur souleva son voile et découvrit une grande barbe rousse. Comme elle déclarait n'avoir pour fiancé que le Christ, il la fit clouer sur une croix.
Ried
Les habitants de la Winterbletschu
Selon la légende, des gens vivaient autrefois dans la Winterbletschu, près de Ried, comme en d'autres lieux du fond de la vallée aujourd'hui vides, l'Uiflengu, les Wüstenmatten ou le Grindorf.
Saillon
Farinet, le faux-monnayeur
Joseph-Samuel Farinet, faux-monnayeur né en 1845 dans la vallée d'Aoste, aurait distribué ses fausses pièces à la population et serait mort en 1880 dans les gorges de la Salentze, poursuivi par la police. La tradition populaire en a fait une figure légendaire.
Saint-Luc
Les deux femmes de Saint-Luc
Une femme pauvre et pieuse ramassait des pommes de pin dans la forêt quand l'orage éclata. Un petit homme lui dit : « Quel diable de temps ! » Elle répondit que le Bon Dieu sait mieux que nous le temps qu'il nous faut. Il porta son sac jusqu'à la croix du village, et chez elle le sac était plein d'or. Une voisine jalouse fit de même mais maudit le temps et « ces vilaines montagnes » : son sac était rempli de bêtes qui la dévorèrent.
Les âmes en peine de la Garboula
Sur l'alpe de la Garboula, au-dessus de Saint-Luc, un jeune pâtre vit des milliers d'âmes en procession, punies pour de petites fautes. Elles seraient sauvées quand un écureuil aurait apporté là-haut une graine d'arolle, que l'arbre aurait grandi et servi à faire un berceau, et que le premier enfant couché dedans, devenu prêtre, dirait sa première messe.
Saint-Maurice
Le martyre de la Légion thébaine
Selon la tradition, saint Maurice et ses compagnons de la Légion thébaine furent martyrisés à Agaune sous le règne de Maximien (286-310). C'est en leur honneur que l'évêque Théodule fit bâtir une basilique vers 360-370 et que la localité prit au XIe siècle le nom de Saint-Maurice.
Salvan
Les gens de Salvan à Salvagny
Selon une tradition, les habitants du hameau de Salvagny, dans la vallée de Sixt en Haute-Savoie, seraient venus de Salvan au XVIIIe siècle, après des démêlés avec leurs autorités. Rien ne le confirme.
Sarreyer
Les deux frères survivants
Une tradition du village veut que l'épidémie de 1639 n'ait épargné que deux frères, Pierre et André Besse, qui bâtirent la chapelle en remerciement. Les actes authentiques montrent seulement que leur famille fut très durement frappée.
Sierre
Le serpent de Géronde
Un jeune chevrier de Sierre, Théodulon, entendit pleurer dans une caverne près du lac de Géronde. Il y trouva la fille de Riborey, maudite par son père pour avoir refusé d'épouser un Anniviard. Pour la délivrer et gagner ses trésors, il fallait l'embrasser sous ses trois formes, serpent, crapaud et dragon. Au dernier baiser, l'enfant détourna la tête. La caverne disparut, et le malheur frappa sa famille.
La pierre du brigand
Dans la forêt de Finges, au bord de la route de Loèche, un rocher fendu en deux porte le nom de « pierre du brigand ». Un meurtrier qui détroussait les voyageurs voulut y fracasser la tête d'un enfant. La pierre s'ouvrit pour le laisser fuir, et le brigand se brisa les poignets.
Simplon
Les femmes de Simplon et la source de 1476
La tradition raconte qu'en 1476, alors que des troupes lombardes montaient vers Simplon, un seul homme, Marin, était resté au village. Il arma les femmes et repoussa l'ennemi au lieu-dit « zu den Gräbern ». Épuisé, il planta sa hallebarde en terre et demanda une source : l'eau jaillit, la Vierge apparut face aux assaillants, qui s'enfuirent. Les villageois auraient bâti une chapelle en remerciement. Le recueil note que le nombre d'ennemis est exagéré.
L'ancien village
Une autre tradition place le premier village plus haut, sur la Bärenfumme, au Kastelberg, où l'on voit un chemin pavé et un vieux mur appelé « mur des païens » (Heidenmauer).
Sion
La cloche de saint Théodule
Selon la légende, l'évêque Théodule, averti qu'un danger menaçait le pape, aurait promis son âme au plus rapide de trois diables s'il le portait à Rome et le ramenait à Sion avant le chant du coq. Le pape, sauvé, lui offrit une cloche, que le diable dut porter aussi. Mais le coq blanc de l'évêque chanta le premier, à l'arrivée sur la Planta. Furieux, le diable jeta la cloche si fort qu'elle s'enfonça dans le sol, d'où elle ressortit en sonnant à l'appel du saint. C'est pourquoi saint Théodule est représenté avec une cloche portée par le diable.
St. Niklaus
Saint Nicolas et l'éboulement
Selon la tradition, deux kobolds voulurent faire basculer le Dorftossen pour ensevelir la vallée, mais saint Nicolas les en empêcha et sauva le village. St. Niklaus Dorf serait lui-même bâti sur un village enseveli.
Troistorrents
Les cendres contre les Sarrasins
Selon une tradition rappelée par la femme et l'enfant des armoiries, les femmes et les enfants du village auraient aveuglé des envahisseurs sarrasins en leur jetant des cendres.
L'enfant survivant de la peste
Une autre tradition, rattachée aux mêmes armoiries, raconte que le village, dépeuplé par la peste, aurait été repeuplé à partir d'un seul enfant survivant.
Ulrichen
Thomas Riedi et la source de 1419
Le géant Thomas Riedi est le héros de la tradition d'Ulrichen. Quand les Bernois franchirent le Grimsel en 1419, il mena les hommes des villages du haut de la vallée contre eux, entre Obergesteln et Ulrichen. Mortellement blessé par traîtrise, il demanda à Dieu une gorgée d'eau : une source jaillit à ses pieds, il reprit le combat, puis mourut au moment où les renforts de Münster mettaient l'ennemi en fuite. La « Riedibrunnen » coulerait encore, « aussi longtemps que le Valais sera libre ».
L'arbre du Waldbüel
Sur le Waldbüel, un arbre aurait abrité une image de la Vierge « qui n'était pas faite de main d'homme ». La nuit, on y entendait cloches, chants et orgue. Le clergé y voyait une superstition, l'évêque interdit d'y bâtir une chapelle, et deux jeunes théologiens abattirent l'arbre. Depuis, cette messe nocturne ne s'entend plus.
Val Ferret
La chapelle de Ferret et les monstres
Selon la tradition, la construction de la chapelle du Grand Ferret a délivré le pays des monstres et des serpents.
Vérolliez
La dalle du martyre
Selon la tradition locale, saint Maurice et ses compagnons furent exécutés sur la grande dalle de pierre conservée dans la chapelle. Une pierre dressée a peut-être servi de premier mémorial du lieu et donné naissance à cette tradition.
Le « vrai lieu »
Pour la croyance populaire, le nom de Vérolliez désigne le « vrai lieu » du martyre de saint Maurice.
Vérossaz
Le refuge de saint Sigismond
Selon la tradition, Sigismond, roi des Burgondes et fondateur de l'abbaye de Saint-Maurice, se serait retiré à Vérossaz en 523 après sa défaite. Une « grotte à saint Sigismond », dans les gorges du Mauvoisin, en garde le souvenir dans la tradition orale. Rien ne confirme ce récit.
La pierre druidique de Combrevoux
Au nord du plateau, une pierre dite « druidique » aurait servi, selon la tradition, à des sacrifices. Rien ne le confirme.
Vouvry
La sorcière d'En Praux
La légende situe sur l'île d'En Praux la potence des seigneurs de Vouvry, où l'on pendait les personnes accusées de sorcellerie. La mère de Tanneguy, un serf affranchi jalousé pour son adresse à la chasse, y fut conduite comme sorcière. Au moment de la pendaison surgirent une perdrix blessée, un lièvre percé d'une flèche, puis une meute de lévriers : les bourreaux s'enfuirent. Tanneguy délivra sa mère, jeta la potence dans l'étang et s'établit avec elle près du prieuré de Vionnaz.
Fribourg
Belfaux
Le crucifix épargné par le feu
La tradition raconte que le crucifix est resté « complètement indemne au milieu et au-dessus des tisons enflammés ». L'évêque de Lausanne reconnut le miracle, et des malades vinrent y chercher la guérison. Certains fidèles marchaient depuis Fribourg en portant de grandes croix en pénitence. Les pèlerinages déclinent au XIXe siècle.
Bionnens
La soupe des pauvres
En souvenir du fondateur de la rente, une soupe de fèves ou de pois, avec du pain et du vin, était distribuée aux pauvres le jour de sa mort et de son anniversaire, ainsi que la veille et le lendemain. L'usage a disparu depuis longtemps.
Bösingen
La plus grande cloche du district
Après la fêlure de leur grande cloche en 1816, les gens de Bösingen voulurent en avoir une plus grande que celle de Tafers (Tavel), la plus grande du district, dont on refusait de leur donner les mesures. Deux hommes se glissèrent dans le clocher de Tafers et mesurèrent le bord de la cloche avec une ficelle, marquée d'un nœud. Repérés sur la place, ils furent invités à l'auberge Saint-Martin, où l'on fit parler les deux Bösingeois pendant qu'un homme de Tafers coupait discrètement un bout de la ficelle. Rentrés avec la mesure raccourcie, ils ajoutèrent une marge et commandèrent la cloche. Le curé Moritz Schwaller a noté ce récit transmis oralement. La cloche de Bösingen, un peu moins large, est plus haute que celle de Tafers.
Les fondateurs de Saint-Syr
La tradition rapporte que le roi Rodolphe et la reine Berthe de Bourgogne, qui avaient bâti vers 930 le château de Laupen sur l'autre rive de la Singine, firent aussi construire l'église Saint-Syr vers 935.
Champ de bataille de Morat (1476)
Le dicton des trois défaites
Un dicton transmis de génération en génération résume le sort du duc : à Grandson, il perdit ses biens, à Morat, son courage, et à Nancy, son sang.
Château d'Illens
Conon et Isaure
Une légende romantique, celle de Conon et d'Isaure, a inspiré une chanson populaire à l'abbé Bovet.
Le souterrain
Un souterrain aurait relié Illens au château de Rue ou à celui d'Oron, à plus de 25 km.
Le trésor
Un trésor serait caché près du site.
Château de Bossonnens
L'impératrice Adélaïde
On aime à croire, à Bossonnens, que l'impératrice Adélaïde, fille de la reine Berthe, s'y serait reposée en 999, sur la route qui la menait de Selz, en Alsace, à Vevey et à l'abbaye de Saint-Maurice. Charles-Albert Cingria a raconté ce voyage.
Château de Gruyères
Gruérius et la grue
La légende veut que le premier comte, Gruérius Ier, ait vu une grue tournoyer au-dessus de la colline et ait choisi cet oiseau pour emblème. Au XIXe siècle, les Bovy et Louis-Émile Balland entretiennent la légende du château, que récits, guides, cartes postales et fêtes populaires répandent à la fin du siècle.
Düdingen
Les apparitions de saint Wolfgang
La chapelle Saint-Wolfgang aurait été fondée par Hans Vogt, Willy Wagner et Willy Jeckelmann à l'endroit où saint Wolfgang était apparu trois fois.
Le bœuf et la châsse
Au XIVe siècle, pendant les guerres entre Fribourg et Berne, les Bernois envahirent la Singine. Les gens de Düdingen attachèrent la châsse des reliques entre les cornes d'un bœuf et chassèrent l'animal. On retrouva plus tard la châsse intacte dans un pré près du village, et l'on y bâtit une grande église. Selon la tradition, l'une des cornes devint un instrument de musique, aujourd'hui perdu. Un grand cor noir conservé aux archives paroissiales pourrait être celui de la légende.
La reine Berthe et l'église
Au Xe siècle, la reine Berthe de Bourgogne venait de Payerne sur un char tiré par des bœufs. Un bœuf s'effondra sous St. Wolfgang, un deuxième au Sagerain, et la bête mourut dans la montée au-delà du Düdingerbach. Berthe fit bâtir une église à cet endroit. Selon une variante, la reine, à la chasse, frappa trois fois de sa lance un taureau sauvage, le dernier coup étant mortel, et l'église s'éleva là. Les trois lances expliqueraient les trois roses des armoiries communales.
Fribourg
Le coureur de Morat
La légende veut qu'un messager parti de Morat pour annoncer la victoire sur Charles le Téméraire ait couru 17 km et soit mort d'épuisement devant l'hôtel de ville. Une branche de tilleul aurait été plantée en sa mémoire. L'arbre, affaibli, est renversé par un camion en 1985. Un rejeton pousse sur la place de l'Hôtel de ville, et une sculpture d'Emile Angéloz et Bruno Baeriswyl (1989), faite des piliers et supports de l'ancien arbre, représente le coureur.
Gruyères
Chalamala, bouffon du comte
La tradition veut que la maison de la rue du Bourg ait appartenu à Girard, dit Chalamala, bouffon du comte Pierre IV de Gruyère, mort vers 1349. On a reconstitué sa maison au Village suisse de l'Exposition nationale de Genève en 1896.
Middes
La croix aux sorcières
À l'ouest du château, en bordure de chemin, une croix dite « croix aux sorcières » rappelle les nombreux procès en sorcellerie des XVIe et XVIIe siècles.
Promasens
Saint Théodule contre des poires sèches
Au moment de la Réforme, une statue de saint Théodule aurait changé de mains entre la commune vaudoise de Lutry et Promasens, en échange de quatre mesures de poires sèches et avec une clause de restitution.
Romont
Rodolphe II, fondateur
Une tradition attribue la fondation de Romont au roi Rodolphe II de Bourgogne, en 921. Ce n'est qu'une légende.
Les écureuils
Les habitants de Romont sont surnommés les écureuils. Le surnom viendrait de la grande roue du puits du château, dans laquelle on marchait pour remonter l'eau.
Le Sauvage
Un être velu et barbu vivait dans les bois et en sortait au printemps pour poursuivre les jeunes filles. Il a donné son nom à la tour du Sauvage.
Rueyres-les-Prés
Les « Brise-Pentores »
Les seigneurs d'Estavayer, propriétaires des pâturages autour du village, voulurent les mettre à clos pour en tirer des revenus, comme dans d'autres localités du mandement. La plupart des communes acceptèrent, mais les gens de Rueyres arrachèrent en une seule nuit toutes les bornes fraîchement posées. Après quelques menaces, ils avouèrent et demandèrent grâce à Humbert, bâtard de Savoie, qui leur ordonna de remettre les barrières en place dans les six jours. De là viendrait leur surnom de « Brise-Pentores », les briseurs de barrières.
Schwarzsee
Bernhard Riggi et les nains
Il y a bien des siècles vivait là un homme riche et bon, Bernhard Riggi. Chaque été, des nains l'aidaient à traire et à faire le fromage, et gardaient son troupeau la nuit. Il leur laissait en échange chaque soir une jatte de crème. Après sa mort, son fils Ubald, orgueilleux et avide, chassa les nains de la vallée, et la prospérité de la famille s'en alla avec eux.
Le dragon et la naissance du lac
Un violent orage s'abattit un jour sur la vallée. La montagne se fendit et d'énormes rochers dévalèrent la pente. Un dragon sortit d'une gorge et dévora tout sur son passage. Les pierres barrèrent l'écoulement des eaux, et le lac noir se forma.
Les pieds de Gargantua
Selon une autre tradition, le lac doit son nom au géant Gargantua, qui y aurait lavé ses pieds sales.
Sommentier
Les morts de la peste
À l'époque où la peste frappe la région, aux XVIe et XVIIe siècles, Sommentier aurait été anéanti à l'exception d'une seule famille. La tradition veut que les victimes aient été enterrées près de l'actuelle chapelle Sainte-Anne.
Surpierre
La dame blanche
On raconte qu'une dame blanche, repoussée par un chevalier, se serait jetée dans le ravin du château. Une histoire semblable court à propos du donjon de La Molière.
Tafers
Le miracle du pendu
Un aubergiste malhonnête glisse une coupe d'or dans les bagages d'un père et de son fils en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle, puis les accuse de vol. Le fils est pendu. Le père poursuit son pèlerinage et, au retour, trouve son fils vivant au gibet, gardé par saint Jacques. Le juge, qui fait rôtir des poulets, refuse d'y croire : un pendu ne revit pas plus que ses volailles. Les poulets se lèvent alors et s'envolent. Père et fils rentrent chez eux, et l'aubergiste est exécuté. Cette légende est peinte sur la chapelle Saint-Jacques.
Treyvaux
L'âne de saint Pierre
La tradition raconte qu'après la peste noire, au XIVe siècle, les survivants refusèrent de rebâtir l'ancien village et voulurent s'établir dans un creux où se rencontrent trois vallées. Ils y portèrent la statue de saint Pierre, qui revint d'elle-même dans l'ancienne église. On confia alors le choix à un âne : il s'arrêta et s'agenouilla au lieu-dit En Frontin, où l'on bâtit l'église. Le sobriquet « les ânes », donné aux gens de Treyvaux, viendrait de ce miracle.
Le duel du grand noyer
Un récit de Joseph Yerly rapporte qu'en 1798, pendant l'occupation française, l'aubergiste Joseph Papaux, ancien prévôt de salle d'armes, se battit en duel avec un officier français qui avait insulté le meunier Sciboz. Il le tua sous le « grand noyer », au chemin du Chêne.
Ueberstorf
Le lion des armoiries
Les armoiries d'Ueberstorf portent un lion rouge dressé sur un fond fascé d'argent et d'azur. On en donne deux origines. Pour l'une, le lion vient des armes des Englisberg. Pour l'autre, Morat aurait permis au village de porter son lion rouge, sans couronne, après la bataille de 1476.
Villaraboud
La statuette du creux de l'arbre
Avant la construction du sanctuaire, le bois passait pour hanté par « le monde des ténèbres ». Un pèlerin revenu d'Einsiedeln y aurait déposé, dans le creux d'un arbre, une statuette de Notre-Dame des Ermites, à l'origine du lieu de culte.
Villars-sous-Mont
Claremboz et Bras de Fer
La tradition rapporte qu'en 1349, deux hommes, Claremboz et Bras de Fer, auraient défendu seuls le comté de Gruyère contre une troupe bernoise.
Villars-sur-Glâne
Les dents de sainte Apolline
On rattache la dédicace de la chapelle à des dents cariées découvertes autour de l'édifice. Sainte Apolline, vierge et martyre, aurait été brûlée à Alexandrie en 248 après qu'on lui eut arraché les dents, et c'est elle qu'on implore contre les maux de dents.
Berne
Abbaye de Bellelay
Le vœu de Siginand
La légende veut que Siginand, prévôt du chapitre de Moutier-Grandval, ait fondé l'abbaye pour accomplir un vœu fait lors d'un accident de chasse.
Champoz
Le poste romain
Selon la tradition, Champoz aurait été un poste d'observation romain sur une route reliant Pierre-Pertuis à Moutier.
Château d'Erguël
La dame blanche
Philippine, fille de Jean d'Erguël, aimait Pierre de Gliers, seigneur de Chauviller, mais leur mariage lui fut refusé. Une nuit de Noël, lors d'une tentative d'enlèvement, Pierre fut tué d'une flèche tirée depuis la tour, et Philippine se laissa mourir de faim. Son fantôme erre dans les ruines chaque nuit de Noël, à minuit.
Le château dans les romans
En 1909, Louise Châtelain publie le roman « Les deux trésors ou le château d'Erguël », réédité en 1955, ainsi qu'une nouvelle intitulée « La légende du château d'Erguël ».
Collégiale de Saint-Imier
La reine Berthe fondatrice
Une tradition attestée depuis le XVe siècle attribue la fondation de la collégiale à la reine Berthe, épouse de Rodolphe II. Auguste Quiquerez la reprend en 1852. Ni les textes ni l'archéologie ne la confirment.
Diesse
Les sorcières de la Montagne
La tradition prête au diable des habits rouges, noirs ou verts. Les sorcières auraient usé d'une poudre magique, le « pusset », changé des pièces en feuilles de chêne, fait la grêle avec un bâton blanc et tenu leurs sabbats près d'une source de la montagne, où Satan jouait du violon.
La Crêtche
Le troisième jour de l'an, des jeunes costumés allaient de maison en maison, l'un portant un panier, un autre déguisé en ours, pour recueillir boissons et saucisses. La coutume a disparu pendant les années de guerre.
Grandval
Farel sous le tilleul
Selon la tradition, le réformateur Guillaume Farel aurait prêché sous le tilleul voisin de l'église, lors du passage de la Prévôté à la Réforme en 1531.
Orvin
Or, vin !
Un chasseur, face à un ours sous la Roche, lui aurait lancé « Or, vin ! », soit « Ours, viens ! » en patois, avant de le tuer de son épieu. La tradition explique ainsi le nom du village, et la scène figure dans ses armoiries.
Prêles
Le grimoire des sorcières
On raconte que certaines personnes posséderaient encore un grimoire du temps des sorcières, qui leur permettrait de jeter des sorts.
Saint-Imier
L'ermite Imier
La légende rapporte que saint Imier s'établit dans le vallon de la Suze à la fin du VIe ou au début du VIIe siècle. Le bourg porte son nom.
Sapran
La peste noire
Selon la tradition, Sapran aurait été décimé par la peste noire, et l'église aurait été abandonnée après l'épidémie.
Les trois maisons
La légende veut que trois maisons du village aient survécu : la maison Balmer, ancienne forge, la maison Gloor et l'ancien moulin de Monible, aujourd'hui détruit.
Saules
Le blé des meuniers
Les armoiries de Saules se réclament d'une tradition : le blé cultivé dans la région était, pour ses qualités, préféré des meuniers.
Sornetan
Le cimetière des pestiférés
On situe à Semplain un ancien cimetière de pestiférés, entouré de mystère.
Tour Saint-Martin
La reine Berthe
La tradition, attestée depuis le XVe siècle, lie la reine Berthe à Saint-Imier et lui donne la tour. La reine, qui épousa Rodolphe II en 922, n'a pourtant aucun lien connu avec le lieu. La légende vient sans doute des faux documents du prieuré de Payerne, qui lui attribuaient des fondations pieuses au début du XIIe siècle. La tradition place aussi au pied de la tour l'endroit où aurait vécu saint Imier.