Prieuré de Saint-Jean
Origine du nom de Prieuré de Saint-Jean
Le monastère est appelé « Saint-Jean hors les murs » parce qu'il se trouvait en dehors de l'enceinte de la ville. En 1153, l'église est nommée « Saint-Jean-hors-les-murs ». On ignore de quel saint Jean il s'agit.[2]
Fondation de Prieuré de Saint-Jean
Le prieuré de Saint-Jean est un site archéologique de la commune de Genève, au Pont Sous-Terre, entre la Jonction et le quartier de Saint-Jean, sur la rive droite du Rhône. Le monastère bénédictin de Saint-Jean hors les murs trouve ses racines au VIe siècle. Une église en bois, puis vers l'an 1000 une basilique en pierre avec des annexes conventuelles, précèdent l'église romane du XIIe siècle. Avant 1107, l'évêque Guy de Faucigny donne l'église à l'abbaye bénédictine d'Ainay, à Lyon, qui en fait un prieuré. Le monastère est abandonné à la Réforme et ses ruines servent à renforcer les remparts. Les vestiges, découverts en 1966, sont présentés au public depuis 1973.[1][2][3]
Histoire de Prieuré de Saint-Jean
VIe siècle. Le monastère bénédictin de Saint-Jean hors les murs trouve ses racines à cette époque. Il serait cité dans les Vies des pères du Jura.[1]
VIIIe-IXe siècles. Une église en bois à trois nefs est édifiée sur le site, datée d'après les sépultures découvertes.[3]
Vers 1000. Une basilique en pierre d'environ 32 mètres de long, avec des annexes conventuelles, remplace l'église en bois.[3]
Avant 1107. L'évêque Guy de Faucigny donne l'église à l'abbaye d'Ainay ; 1107 est la date de la première mention des droits d'Ainay dans la région.[2]
XIIe siècle. Une église romane remplace la basilique ; Saint-Jean devient un prieuré.[3]
1153. Ainay possède dans le diocèse de Genève l'église de Saint-Jean-hors-les-murs et sa dépendance de Saint-Georges, transformées en prieurés.[2]
XVIe siècle. À la Réforme, les biens genevois d'Ainay sont sécularisés. Le monastère est abandonné, puis démantelé, et ses ruines servent à renforcer les remparts et au gibet de Champel.[2][3]
1966. Découverte des vestiges du monastère de Saint-Jean hors les murs.[3][4]
1973. Aménagement d'une promenade archéologique pour mettre les ruines en valeur.[3][4]
Lieux historiques de Prieuré de Saint-Jean
Promenade archéologique du prieuré de Saint-Jean. Parcours aménagé en 1973 au Pont Sous-Terre, en accès libre, qui présente les vestiges des églises successives et du monastère.[3][4]
Vestiges de Prieuré de Saint-Jean
Vestiges du monastère. Fondations des églises successives (église en bois, basilique de l'an 1000, église romane du XIIe siècle) et des bâtiments conventuels, mis au jour en 1966.[3][4]
Légendes de Prieuré de Saint-Jean
Saint Romain et les lépreux. Selon une tradition, saint Romain aurait guéri deux lépreux dans une grotte voisine du site.[3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Genève (commune) » (Martine Piguet, Jean Terrier, Charles Bonnet, Liliane Mottu-Weber, Irène Herrmann, Charles Heimberg)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ainay » (Jean-Daniel Morerod)
- République et canton de Genève, Service cantonal d'archéologie, « Promenade archéologique du prieuré de Saint-Jean » (2008)
- République et canton de Genève, Archéologie genevoise, « Prieuré Saint-Jean »
- Office fédéral de topographie swisstopo, geo.admin.ch, nom local « Ancien Prieuré de Saint-Jean (GE) - Genève »
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