Epiquerez
Origine du nom d'Epiquerez
Première mention en 1446 sous la forme « Es Piquerez ». Le nom signifierait « chez les Piquerez », d'après une famille Piquerez, mais cette explication n'est pas certaine.[1]
Fondation d'Epiquerez
On ne connaît ni la date ni l'auteur de la fondation d'Epiquerez. La localité relève de la prévôté de Saint-Ursanne et dépend toujours, sur le plan spirituel, de la paroisse d'Epauvillers. La commune comprenait aussi les hameaux de Chervillers, au bord du Doubs, et d'Essertfallon.[1]
Histoire d'Epiquerez
1329. Mention du moulin de Chervillers, au bord du Doubs.[1]
1446. Première mention du village, sous la forme « Es Piquerez ».[1]
1614. La communauté obtient un allègement des redevances dues au chapitre de Saint-Ursanne.[1]
1728. Epiquerez perd un procès semblable intenté à Epauvillers.[1]
1778. Le moulin de Chervillers est encore en activité.[1]
1791. Sur ordre du prince-évêque, le révolutionnaire Jean-Claude Piqueré est emprisonné avec son fils Nicolas au château de Porrentruy. À sa libération, un arbre de la liberté est planté au village.[1]
1792. Fin de l'appartenance à la prévôté de Saint-Ursanne.[1]
1793-1813. Epiquerez est rattaché aux départements français du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1]
1815-1978. Le village appartient au canton de Berne, dans le district des Franches-Montagnes.[1]
1869. La commune accorde la bourgeoisie d'honneur au patriote italien Giuseppe Mazzini.[1]
1883-1886. Construction de l'école.[1]
1979. Epiquerez entre dans le nouveau canton du Jura.
2009. Le 1er janvier, Epiquerez fusionne avec Epauvillers, Montenol, Montmelon, Ocourt, Saint-Ursanne et Seleute dans la commune de Clos du Doubs (district de Porrentruy).[1]
Population d'Epiquerez
Sources et références : [1]
| 1818 | 164 |
| 1850 | 249 |
| 1870 | 285 |
| 1900 | 186 |
| 1930 | 114 |
| 1950 | 171 |
| 1990 | 74 |
| 2000 | 81 |
| 2008 | 89 |
Lieux historiques d'Epiquerez
Chervillers. Hameau situé au bord du Doubs, où un moulin est cité dès 1329 et fonctionnait encore en 1778.[1]
Essertfallon. Hameau de l'ancienne commune, sur le versant sud du Clos du Doubs.[1]
École de 1883-1886. Bâtiment scolaire construit en 1883-1886.[1]
Citernes du Clos des Citernes. Ferme « Au Clos des Citernes » avec neuf citernes, bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC). Les citernes dateraient du XVIIIe siècle, seraient profondes de 6 à 8 m et alimentées par des sources. Jusque dans les années 1970, des agriculteurs français seraient venus y chercher de l'eau.[3]
Vestiges d'Epiquerez
Moulin de Chervillers. Moulin au bord du Doubs, cité en 1329 et encore en activité en 1778.[1]
Légendes d'Epiquerez
La fiancée du diable. Lors de la « tirée-dehors », la coutume qui faisait payer aux garçons d'ailleurs le droit d'épouser une fille du village, une jeune fille d'Epiquerez lança aux garçons qu'elle épouserait plutôt le diable que l'un d'eux. Deux ans plus tard, un étranger d'une grande beauté paya dix fois le prix demandé. Le soir des noces, quand la mariée fit le signe de croix avec l'eau bénite, il poussa un cri et s'enfuit par la fenêtre : elle avait bel et bien épousé le diable. Elle entra au couvent le lendemain.[5]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Epiquerez » (Claude Rebetez), version du 18.05.2020
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Epiquerez »
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
- République et Canton du Jura, Gouvernement, message au Parlement relatif à la révision de la législation en matière de fusion de communes (30 mars 2011)
- Aurélie Reusser-Elzingre, Éditer et transmettre un patrimoine linguistique et culturel suisse. Contes et légendes en dialecte oïlique collectés par Jules Surdez, thèse, Université de Neuchâtel, 2018, p. 239
Autres villages près d'Epiquerez
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification