
Ocourt
Origine du nom d'Ocourt
Première mention sous la forme « Oscurt » en 1139, d'après une copie de 1179, puis « Hoscort » en 1210. Le château voisin de Montvoie apparaît en 1284 sous la forme « Montvouel ».[1][2]
Fondation d'Ocourt
On ne connaît ni la date ni l'auteur de la fondation d'Ocourt. Le village apparaît en 1139 avec son église Saint-Valbert, et il reste jusqu'en 1793 une possession du chapitre de Saint-Ursanne, dans l'évêché de Bâle. La très ancienne paroisse d'Ocourt-La Motte desservait aussi Bremoncourt, de l'autre côté de la frontière actuelle, jusqu'en 1850. Sur la chaîne du Lomont, la seigneurie de Montvoie, fief de l'Église de Bâle dès 1284, forme une municipalité distincte jusqu'à son rattachement à Ocourt en 1882. L'ancienne commune comprenait aussi les hameaux de La Motte et de Monturban. Rattachée au canton de Berne de 1815 à 1978, puis au canton du Jura, elle est aujourd'hui dans la commune de Clos du Doubs (fusion du 1er janvier 2009).[1][2]
Histoire d'Ocourt
1139. Première mention d'Ocourt (« Oscurt », d'après une copie de 1179) et de l'église Saint-Valbert.[1]
1210. Le village est cité sous la forme « Hoscort ».[1]
1284. Montvoie (« Montvouel »), jusque-là fief des Neuchâtel-Bourgogne entre l'Ajoie et la prévôté de Saint-Ursanne, devient fief de l'Église de Bâle.[2]
XIIIe-XVIe siècle. Montvoie est inféodé successivement aux sires de Vendlincourt, aux Saint-Aubin, aux Boncourt dit d'Asuel, aux Tavannes, puis aux Reinach-Grandvillers.[2]
1474. Le château de Montvoie, incendié pendant les guerres de Bourgogne, est reconstruit.
XVIe siècle. Une forge est mentionnée à Ocourt dans la seconde moitié du siècle.[1]
XVIIe siècle. Au début du siècle, Montvoie revient au prince-évêque de Bâle.[2]
1636-1641. Reconstruction de l'église Saint-Valbert.[1]
1793. Fin de l'appartenance au chapitre de Saint-Ursanne. Ocourt et Montvoie passent aux départements français du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin, jusqu'en 1813.[1][2]
1815-1978. Ocourt et Montvoie appartiennent au canton de Berne.[1][2]
1836. Ocourt devient une commune mixte.[1]
1850. La paroisse d'Ocourt-La Motte cesse de desservir Bremoncourt (Doubs).[1]
1874-1935. La paroisse est rattachée à celle de Saint-Ursanne.[1]
1882. La commune de Montvoie est réunie à celle d'Ocourt.[1][2]
1979. Ocourt entre dans le nouveau canton du Jura.
2009. Le 1er janvier, Ocourt fusionne avec Epauvillers, Epiquerez, Montenol, Montmelon, Saint-Ursanne et Seleute dans la commune de Clos du Doubs (district de Porrentruy).[1]
Population d'Ocourt
Sources et références : [1]
| 1818 | 334 |
| 1850 | 381 (avec Montvoie) |
| 1900 | 244 |
| 1950 | 214 |
| 2000 | 132 |
| 2008 | 134 |
Lieux historiques d'Ocourt
Église Saint-Valbert. Citée pour la première fois en 1139, l'église Saint-Valbert est un édifice isolé au bord du Doubs, entre Ocourt et La Motte. Reconstruite en 1636-1641, elle a été plusieurs fois restaurée et transformée. C'est un bien culturel d'importance régionale.[1][5]
La Motte. Hameau de l'ancienne commune dans la vallée du Doubs, à la frontière française. Il a donné son nom à la très ancienne paroisse d'Ocourt-La Motte, qui desservait aussi Bremoncourt (Doubs) jusqu'en 1850.[1]
Monturban. Hameau de l'ancienne commune d'Ocourt.[1]
Route de Saint-Ursanne à Saint-Hippolyte. Ocourt avait un poste de douane sur la route qui mène de Saint-Ursanne à Saint-Hippolyte (Doubs), le long de la rivière.[1]
Vestiges d'Ocourt
Ruines du château de Montvoie. Château fort situé sur la chaîne du Lomont, sur le territoire de l'ancienne commune d'Ocourt, inscrit à l'Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale. Ses ruines remontent probablement au XIe siècle. La tour ronde et la partie centrale datent du XIIIe siècle, le mur d'enceinte et les tours d'artillerie des XVe et XVIe siècles. Fief de l'Église de Bâle dès 1284, le château est reconstruit après l'incendie de 1474. La date de son abandon n'est pas certaine : XVIe siècle, ou après les dégâts de la guerre de Trente Ans. Un corps de ferme jouxte les ruines. La seigneurie comptait cinq ménages en 1598, 47 habitants en 1793, 34 en 1850 et 35 en 1880.[2][5]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ocourt » (Dominique Prongué), version du 18.05.2020
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Montvoie » (Jean-Paul Prongué), version du 21.11.2016
- Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale (OFPP), fiche KGS 03557 « Château (Ocourt, Montvoie) »
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Ocourt »
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
Autres villages près d'Ocourt
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification