Armoiries de Muriaux

Muriaux

Canton de Jura · District : Franches-Montagnes · 513 habitants (31.12.2025)
Vue de Muriaux
Photo : Yesuitus2001, CC BY-SA 2.5, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Muriaux

Le village est mentionné pour la première fois en 1301 sous la forme « Murival ». Le château est aussi appelé « Murival », « Murval » ou « Mervaux ». L'ancien nom allemand est « Spiegelberg », nom que prit la famille noble du lieu. Les armoiries communales, adoptées le 2 février 1746, reprennent le miroir de cette famille. L'origine du nom « Muriaux » n'a pas encore été expliquée.[1][2]

Fondation de Muriaux

Au début du XIVe siècle, les seigneurs de Muriaux, appelés aussi de Spiegelberg, s'établissent dans un château construit par Conon de Pleujouse sur la crête des Sommêtres, au sud-ouest du village. Ce château était le siège du châtelain de la région. Après la lettre de franchise accordée le 17 novembre 1384 par l'évêque de Bâle Imier de Ramstein, le nom de Muriaux s'étend au haut plateau, appelé « Franche Montagne de Muriaux ». Du XIVe siècle à 1792, Muriaux fait partie de la seigneurie des Franches-Montagnes, dans l'évêché de Bâle. On ignore qui a fondé le village et quand. La commune, à l'habitat dispersé, comprend les hameaux des Emibois, des Chenevières et du Roselet, l'enclave du Cerneux-Veusil et, depuis la fusion du 1er janvier 2009, Le Peuchapatte.[1][2]

Histoire de Muriaux

Époque romaine. Des monnaies romaines sont découvertes par l'historien Auguste Quiquerez près de la source de la Rochette, à côté de vestiges qui pourraient être ceux d'une station thermale.[2]

1301. Première mention : « Murival ».[1]

Début du XIVe siècle. Les seigneurs de Muriaux, ou de Spiegelberg, s'établissent dans le château bâti par Conon de Pleujouse sur la crête des Sommêtres.[1]

1384. Lettre de franchise de l'évêque de Bâle Imier de Ramstein (17 novembre). Le haut plateau devient la « Franche Montagne de Muriaux ».[2]

XIVe siècle-1792. Muriaux appartient à la seigneurie des Franches-Montagnes, dans l'évêché de Bâle. Sur le plan religieux, le village dépend de Saignelégier, Le Roselet et Le Cerneux-Veusil des Breuleux.[1]

1618-1648. Guerre de Trente Ans : le château est détruit ; selon la tradition communale, les habitants se réfugient dans la grotte des Creuses lors du passage des armées suédoises.[1][2]

1746. L'assemblée communale adopte les armoiries au miroir (2 février).[2]

1792-1813. Muriaux fait partie du département français du Mont-Terrible, puis de celui du Haut-Rhin.[1]

1815-1978. La commune relève du canton de Berne, d'abord du bailliage, puis du district des Franches-Montagnes.[1]

Vers 1850. Le dernier meunier du moulin de la Rochette, Joseph Bilat, cesse son activité.[2]

1864. Règlement de la commune mixte.[1]

1920. La source de la Rochette est captée pour alimenter Les Breuleux et Muriaux.[2]

1958. Création d'une fondation pour le cheval au Roselet.[1]

1979. Muriaux fait partie du nouveau canton du Jura.

1988. Ouverture d'un musée de l'automobile à Muriaux (fermé en septembre 2008).[1][3]

2005. L'agriculture et l'élevage fournissent 58 % des emplois.[1]

2009. Fusion avec Le Peuchapatte (1er janvier).[1]

Population de Muriaux

Sources et références : [1]

Population de Muriaux
1818745
1850801
1900908
1950530
1970392
2000430
2008458
2009495
2010486
2025513

Lieux historiques de Muriaux

Arête des Sommêtres. Crête rocheuse au sud-ouest du village, où s'élevait le château des seigneurs de Muriaux ou de Spiegelberg. Curiosité naturelle de la commune.[1][2][3]

Source de la Rochette. Source qui fit tourner un moulin jusque vers 1850, captée en 1920 pour Les Breuleux et Muriaux, puis désaffectée une cinquantaine d'années plus tard. Elle coule aujourd'hui près du Restaurant du Theusseret avant de rejoindre le Doubs.[2]

Le Roselet et la Fondation pour le cheval. Hameau de la commune où une fondation pour le cheval a été créée en 1958. Elle y accueille toujours des chevaux.[1][3]

Les Emibois, Les Chenevières et Le Cerneux-Veusil. Hameaux de la commune ; Le Cerneux-Veusil forme une enclave entre Saint-Imier et Les Breuleux et dépend, comme Le Roselet, de la paroisse des Breuleux.[1]

Vestiges de Muriaux

Château de Muriaux (Spiegelberg). Château bâti par Conon de Pleujouse sur les rochers des Sommêtres, siège des seigneurs de Muriaux au XIVe siècle et du châtelain de la région, surnommé selon la tradition « Château des Sots Maîtres ». Détruit pendant la guerre de Trente Ans, il n'en reste que de modestes vestiges : caves ou prisons creusées dans le roc et tracé du chemin d'accès.[1][2]

Monnaies romaines de la Rochette. Monnaies romaines trouvées par Auguste Quiquerez près de la source de la Rochette, à côté de vestiges qui seraient ceux d'une station thermale, interprétation incertaine.[2]

Légendes de Muriaux

Les lutins de la grotte des Creuses. Selon la tradition, des lutins au bon cœur vivaient dans la grotte des Creuses, près de la combe de la Rochette, et aidaient les paysans. Deux femmes curieuses répandirent des cendres devant la grotte et y découvrirent des empreintes palmées. Vexés de cette moquerie, les génies quittèrent la région.[2]

La source miraculeuse de la Rochette. La tradition prête à la source le pouvoir de guérir diverses maladies et de rajeunir : la Vierge l'aurait fait jaillir pour sauver un pèlerin assoiffé. Aucun document n'atteste ces vertus.[2]

Le Trou des Voleurs. Selon la légende, des voleurs cachés dans la grotte de la Baumatte, près de la Deute, à la limite de Saignelégier, perçaient le plancher des greniers à dîme de la Châtellenie de Saignelégier pour y voler du blé. Leur repaire prit le nom de Trou des Voleurs.[2]

La croix des Sommêtres. Une croix taillée dans le roc près du château marquerait, selon la tradition, la mort d'une personne tombée dans le ravin voisin.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Muriaux » (François Kohler)
  2. Commune de Muriaux, « Histoire » (armoiries, Spiegelberg, source de la Rochette, légendes)
  3. Commune de Muriaux, « À visiter »
  4. Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
  5. geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Muriaux »

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