Le Cerneux-Veusil

Canton de Jura · District : Franches-Montagnes · Pas de chiffre publié pour la localité ; la commune de Muriaux compte 513 habitants (31.12.2025)
Fait partie de la commune de Muriaux

Origine du nom du Cerneux-Veusil

Sous l'Ancien Régime, la communauté de Muriaux comptait parmi ses hameaux « Cerneux ez Veusis dessus » et « Cerneux ez Veusis dessous ». La carte nationale distingue toujours Le Cerneux-Veusil-Dessus et Le Cerneux-Veusil-Dessous. On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[2][3]

Fondation du Cerneux-Veusil

Le Cerneux-Veusil est un hameau de la commune de Muriaux, dans le district des Franches-Montagnes. Il forme une enclave entre Saint-Imier (Berne) et Les Breuleux et se compose de deux groupes de fermes, le Dessus et le Dessous. On ne sait ni quand ni par qui il a été fondé. Sous l'Ancien Régime, il figure parmi les hameaux de la communauté de Muriaux, dans la seigneurie des Franches-Montagnes. Éloigné du village de Muriaux, il a été rattaché pour le culte à la paroisse des Breuleux, et son école a aussi reçu, jusqu'au début du XXe siècle, des enfants domiciliés sur le territoire de Saint-Imier.[1][2]

Histoire du Cerneux-Veusil

1787. Le 26 août, les députés des Franches-Montagnes décident de créer des écoles d'hiver aux Emibois, au Cerneux-Veusil et à Praissalet.[2]

1808. Le 30 janvier, le hameau est détaché de la paroisse de Saignelégier et rattaché à celle des Breuleux.[2]

1810. Le 18 mai, le sous-préfet de Porrentruy demande au maire des Breuleux de faire participer les habitants du Cerneux-Veusil aux frais du culte.[2]

1854. Le 18 novembre, l'assemblée communale de Muriaux examine les propositions des sections du Roselet et du Cerneux-Veusil pour payer la construction de l'église des Breuleux.[2][3]

1874. Le 9 avril, la commune de Muriaux est rattachée à la paroisse de Saignelégier, à l'exception du Cerneux-Veusil.[2][3]

1892. Le 8 septembre, le préfet des Franches-Montagnes demande au gouvernement bernois s'il faut rattacher la section du Cerneux-Veusil, qui relevait du cercle politique des Breuleux, à celui de Muriaux.[2][3]

1904. Le 22 février, Muriaux avertit Saint-Imier qu'il n'admettra plus à l'école du Cerneux-Veusil les enfants domiciliés sur le territoire de Saint-Imier.[2][3][4]

1905. Le 10 février, Muriaux refuse aussi les enfants de La Chaux-d'Abel. Saint-Imier doit construire sa propre école.[2][3]

1921. Le 4 décembre, les électeurs de Saint-Imier acceptent le prolongement de la route de Mont-Soleil jusqu'au Cerneux-Veusil.[2]

1926. Le 12 juin, un cyclone frappe les Franches-Montagnes, dont Le Cerneux-Veusil.[2][3]

1940. Dans la nuit du 3 au 4 mars, le bâtiment d'école s'effondre.[2]

1941. L'assemblée communale de Muriaux décide de construire une nouvelle école au Cerneux-Veusil.[2][3]

1959. Inauguration de la nouvelle école.[2]

1971. Muriaux répartit ses écoles en deux communautés scolaires : Muriaux-Les Emibois et Le Cerneux-Veusil.[2][3]

2012. Le 6 juillet, fermeture de l'école du Cerneux-Veusil.[2]

Lieux historiques du Cerneux-Veusil

École du Cerneux-Veusil. École d'hiver décidée en 1787. Le bâtiment s'effondre en 1940, une nouvelle école décidée en 1941 est inaugurée en 1959 et ferme en 2012.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Muriaux » (François Kohler), version du 13.07.2020
  2. Chronologie jurassienne (Denis Moine), « Cerneux-Veusil, Les Breuleux »
  3. Chronologie jurassienne (Denis Moine), « Muriaux »
  4. Chronologie jurassienne (Denis Moine), « École Cerneux-Veusil » (Saint-Imier)
  5. Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
  6. Office fédéral de topographie swisstopo, map.geo.admin.ch

Autres villages près du Cerneux-Veusil

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification