
Le Noirmont
Origine du nom du Noirmont
Le nom apparaît en 1454 sous la forme « Noirmont ». L'ancien nom allemand était « Schwarzenberg ». Ce nom n'a pas encore trouvé d'explication.[1]
Fondation du Noirmont
Le Noirmont naît du défrichement des Franches-Montagnes, qui ont reçu une charte de franchises en 1384 : la communauté apparaît vers 1400, dans l'évêché de Bâle. Elle dépend longtemps de la paroisse mère de Montfaucon avant d'avoir sa propre paroisse. Son territoire s'étend du haut plateau, vers 1'100 m, jusqu'aux rives du Doubs, avec de nombreux hameaux : Les Barrières, Le Cerneux-Joly, Le Creux-des-Biches, Les Esserts, Le Peu-Péquignot, Sous-les-Craux, Les Côtes.[1]
Histoire du Noirmont
1384. Le 17 novembre, une charte de franchises est accordée aux Franches-Montagnes.[2]
Vers 1400. Apparition de la communauté du Noirmont.[1]
1454. Première mention sous la forme « Noirmont ».[1]
1513. Construction d'une chapelle.[1][3]
1596. Création de la paroisse du Noirmont, détachée de Montfaucon.[1][3]
XVIIe siècle. Construction de l'ancienne église Saint-Hubert.[1]
Fin du XVIIIe siècle. Arrivée de l'horlogerie dans les Franches-Montagnes. Le Noirmont devient un centre de la boîte de montres en argent et en or, avec un bureau de contrôle des métaux.[1][3]
1793-1813. Le Noirmont fait partie des départements français du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin.[1]
1815-1978. Le Noirmont appartient au canton de Berne.[1]
1883-1884. Reconstruction de la nef de l'ancienne église Saint-Hubert.[1]
1892. Le Noirmont devient une station de la ligne de chemin de fer Saignelégier-La Chaux-de-Fonds.[1]
1893-1894. Construction de l'usine hydroélectrique de La Goule, sur le Doubs.[1]
1904. Ouverture de l'école secondaire ; construction d'un orphelinat.[1]
1913. Ouverture de la ligne Le Noirmont-Tramelan.[1]
1919-1999. École libre catholique des Côtes, dans l'ancien orphelinat de 1904.[1]
1964-1969. Construction de la nouvelle église Saint-Hubert. L'ancienne est désaffectée en 1969.[1]
1985. Le Centre jurassien de réadaptation cardio-vasculaire s'installe dans l'ancien pensionnat de Roc-Montès.[1]
1991. Premier festival de musique Chant du Gros.[1]
Population du Noirmont
Sources et références : [1]
| 1818 | 878 |
| 1850 | 1'544 |
| 1870 | 1'892 |
| 1900 | 1'681 |
| 1941 | 1'407 |
| 1950 | 1'455 |
| 2000 | 1'561 |
| 2010 | 1'650 |
| 2020 | 1'893 |
| 2025 | 1'936 |
Lieux historiques du Noirmont
Ancienne église Saint-Hubert. Église du XVIIe siècle dont la nef a été reconstruite en 1883-1884. Désaffectée en 1969, elle accueille des manifestations culturelles. C'est un bien culturel d'importance régionale.[1][4]
Église Saint-Hubert. Nouvelle église paroissiale construite de 1964 à 1969.[1]
Usine électrique de La Goule. Centrale hydroélectrique construite en 1893-1894 sur le Doubs.[1]
Villa Roc-Montès. Ancien pensionnat (1905-1907) qui abrite depuis 1985 le Centre jurassien de réadaptation cardio-vasculaire.[1]
Fabriques horlogères. Les fabriques Pronto et Aubry Frères ont urbanisé le village lors de l'essor horloger de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.[1]
Ferme des Esserts. La ferme n° 32 du hameau des Esserts est un bien culturel d'importance nationale.[4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Noirmont, Le » (François Kohler)
- Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Chaux-des-Breuleux, La » (charte de franchises des Franches-Montagnes, 17.11.1384)
- Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Noirmont, Le »
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Le Noirmont »
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