Armoiries de Saignelégier

Saignelégier

Canton de Jura · District : Franches-Montagnes · 2'528 habitants (31.12.2025)
Vue de Saignelégier
Photo : Roland Zumbuehl, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Saignelégier

Le village apparaît en 1294 sous la forme « Saignelegier ». On trouverait aussi « Sonnelegilier » (1382) et « Saigneligier » (1454). Le nom signifierait « marais de Légier », de « sagne » (marais, herbes de marais) et d'un nom de personne, Légier ou Léger. L'ancien nom allemand « Sankt Leodegar » viendrait d'une confusion du premier élément avec « saint ». En patois, la localité se nommerait « Sèneleudjî ».[1]

Fondation de Saignelégier

On ne connaît ni le fondateur du village ni la date de sa création ; il apparaît en 1294. Saignelégier s'est développé sur le plateau franc-montagnard, à un carrefour de routes vers Delémont, Tramelan, La Chaux-de-Fonds et la France par Goumois. Au Moyen Âge, il fait partie des terres de l'évêché de Bâle. Il prend de l'importance au XVe siècle, avec une chapelle et des foires, puis devient la résidence du curé de Montfaucon, paroisse mère des Franches-Montagnes, avant d'être érigé lui-même en paroisse en 1629. Siège du bailli des Franches-Montagnes dès 1691, il est resté le centre administratif de la région. La commune actuelle, née de la fusion du 1er janvier 2009 avec Goumois et Les Pommerats, s'étend du Doubs à l'étang de la Gruère.[1]

Histoire de Saignelégier

1294. Première mention : « Saignelegier ».[1]

Moyen Âge. Saignelégier fait partie des terres de l'évêché de Bâle.[1]

1428. Début des foires de Saignelégier. Au XVe siècle, le village se développe autour d'une chapelle.[1]

Avant 1629. Le curé de Montfaucon, paroisse mère des Franches-Montagnes, réside à Saignelégier.

1629. Saignelégier est érigé en paroisse, qui comprend aussi Le Bémont et Muriaux.[1][2]

1691. Saignelégier devient le siège du bailli des Franches-Montagnes et de Saint-Ursanne. Le bâtiment du bailliage date de la fin du XVIIe siècle.[1]

1793-1813. Sous le régime français, Saignelégier est chef-lieu de canton du département du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1]

1815. Rattachement au canton de Berne. Saignelégier devient le siège de la préfecture des Franches-Montagnes, installée dans l'ancien bâtiment de la châtellenie.[1]

1851. Fondation de l'hôpital-hospice Saint-Joseph, reconstruit en 1864 et en 1881.[1]

XIXe siècle. Implantation de l'horlogerie ; au milieu du siècle, Saignelégier devient une commune mixte.[1]

1878. Ouverture de l'école secondaire.[1]

1892. Mise en service de la ligne de chemin de fer Saignelégier-La Chaux-de-Fonds.[1]

1897. Premier Marché-Concours national de chevaux.[1]

1898. Le journal régional « Le Franc-Montagnard » est imprimé à Saignelégier.[1]

1904. Mise en service de la ligne de chemin de fer Saignelégier-Glovelier.[1]

1913. Inauguration du temple protestant.[1]

1927-1928. Reconstruction de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption dans un style néobaroque.[1][2]

1979. Saignelégier, désormais dans le canton du Jura, accueille deux services cantonaux.[1]

1985. Ouverture du Centre de loisirs des Franches-Montagnes.[1]

1992. Création du Centre Nature Les Cerlatez.[1]

2003. L'hôpital devient l'un des quatre sites de l'Hôpital du Jura.[1]

2009. Le 1er janvier, Saignelégier fusionne avec Goumois et Les Pommerats.[1]

Population de Saignelégier

Sources et références : [1]

Population de Saignelégier
1770507
1818536
1850754
18701'012
19001'410
19501'489
20002'145
20092'527 (commune fusionnée avec Goumois et Les Pommerats)
20102'468
20202'585
20252'528

Lieux historiques de Saignelégier

Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Église paroissiale reconstruite en 1927-1928 dans un style néobaroque et consacrée le 14 octobre 1928 ; bien culturel d'importance régionale. En 1798, la paroisse avait acquis des éléments du maître-autel sculpté par Antoine Monnot pour l'abbatiale de Bellelay. De nouvelles orgues sont inaugurées en 1958. Leur configuration actuelle, qui date de 2009, compterait 56 jeux.[2][4]

Ancien bâtiment du bailliage (préfecture). Bâtiment de la fin du XVIIe siècle, siège du bailli des Franches-Montagnes et de Saint-Ursanne dès 1691, puis de la préfecture bernoise des Franches-Montagnes de 1815 à 1978. Bien culturel d'importance régionale (châtellenie). Une tour-prison lui serait adjointe.[1][4]

Marché-Concours national de chevaux. Organisé depuis 1897, le Marché-Concours réunit chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes à Saignelégier. Sa halle est un bien culturel d'importance régionale.[1][3][4]

Temple protestant. Temple inauguré en 1913.[1]

Étangs de la Gruère et des Royes. Réserves naturelles du territoire communal. Le Centre Nature Les Cerlatez, ouvert en 1992, est consacré à leur découverte.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Saignelégier » (François Kohler), version du 11.12.2020
  2. Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Saignelégier : Église catholique »
  3. Marché-Concours national de chevaux, Saignelégier, prospectus 2013 (document publié sur le site du canton des Grisons, hôte d'honneur)
  4. Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
  5. Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
  6. geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Saignelégier »

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