Champoz
Origine du nom de Champoz
Le village est cité pour la première fois le 30 juin 1365, sous la forme « Champo », dans le Liber vitae de la collégiale de Moutier-Grandval. Le nom n'a pas reçu d'explication.[1][2]
Fondation de Champoz
Champoz est un village-rue au pied sud-est du Moron, sur les hauteurs qui dominent la vallée de Tavannes, et la commune englobe aussi une partie du hameau du Petit-Champoz. Sous les princes-évêques de Bâle, il faisait partie de la prévôté de Moutier-Grandval, dans la mairie de Malleray. Resté à l'écart de la route et du chemin de fer de la vallée, il a gardé un caractère rural, même si beaucoup d'habitants travaillent dans les usines de la vallée de Tavannes.[1]
Histoire de Champoz
1365. Le 30 juin, Champoz apparaît dans le Liber vitae de la collégiale de Moutier-Grandval.[1][2]
1499. Pendant la guerre de Souabe, le village est détruit par les troupes impériales.[1]
1531. Champoz passe à la Réforme. Avant comme après, il relève de la paroisse de Chalières, desservie par le pasteur de Moutier.[1]
1746. Le 2 mai, la communauté proteste parce qu'elle est écartée du projet de grands chemins de la prévôté. Le 10 juin, elle est rattachée à l'église de Bévilard, plus proche.[1][2]
1797. Les troupes françaises envahissent le sud de la principauté de Bâle le 15 décembre. Champoz entre dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin, au sein du canton de Malleray.[1][2]
1806-1809. Trois incendies frappent le village : sept maisons brûlent en novembre 1806 (ou 1804), six en novembre 1807, sept maisons et quatre greniers en septembre 1809.[2]
1815. Champoz passe au canton de Berne. Un décret du 6 avril 1816 le range dans le district de Moutier et la paroisse de Bévilard.[1][2]
1853. Champoz devient une commune mixte.[1]
1878. La Société de fromagerie de Champoz est fondée le 1er février.[2]
1888. Le 17 mai, le Grand Conseil bernois accorde 15'400 francs pour la route de Bévilard à Champoz.[2]
1912. Le 21 décembre, l'assemblée communale vote 10'000 francs pour la route de Moutier à Champoz.[2]
1947. Le 9 janvier, le gouvernement bernois homologue les armoiries communales.[2]
1968. Le 8 mai, l'assemblée communale accorde aux femmes le droit de vote et d'éligibilité.[2]
2008. Le 3 décembre, Champoz signe un contrat préliminaire de fusion avec des communes de la vallée de Tavannes et de Tramelan.[2]
2015. Le 5 mai, la commune adhère à JbEole, regroupement éolien du Jura bernois.[2]
Population de Champoz
Sources et références : [1][3]
| 1850 | 190 |
| 1900 | 191 |
| 1950 | 186 |
| 1980 | 116 |
| 2000 | 151 |
| 2010 | 148 |
| 2020 | 174 |
| 2025 | 160 |
Lieux historiques de Champoz
Village-rue. Les maisons de Champoz s'alignent le long d'une seule rue, au pied sud-est du Moron.[1]
Petit-Champoz. Une partie de ce hameau appartient à la commune.[1]
Légendes de Champoz
Le poste romain. Selon la tradition, Champoz aurait été un poste d'observation romain sur une route reliant Pierre-Pertuis à Moutier.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Champoz » (François Wisard, version du 15.01.2026)
- Chronologie jurassienne, « Champoz »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
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