Sorvilier
Origine du nom de Sorvilier
Le village apparaît en 1148 sous la forme « Sorurvilier », dans un acte faux rédigé à la fin du XIIe siècle, puis en 1179 sous la forme « Sororviler ». Son ancien nom allemand est « Surbelen ». L'origine du nom reste obscure.[1]
Fondation de Sorvilier
Sorvilier occupe le fond de la vallée de Tavannes, au bord de la Birse. Les anciennes fermes forment un noyau sur la rive droite, tandis que les maisons plus récentes s'alignent sur la rive gauche le long de la route de Moutier à Tavannes. Sous les princes-évêques de Bâle, le village faisait partie de la grande mairie d'Orval, dans la prévôté de Moutier-Grandval. Il dépend de la paroisse de Court, et le cimetière commun aux deux localités se trouve entre elles.[1]
Histoire de Sorvilier
1148. Le village est cité pour la première fois, dans un acte faux de la fin du XIIe siècle.[1]
1463. Le 26 février, un rôle fixe les droits et coutumes des paroisses de Tavannes, Bévilard, Malleray, Court et Sorvilier.[2]
1531. La paroisse de Court, à laquelle appartient Sorvilier, passe à la Réforme.[1]
1713. Le 21 avril, Berne invite Court et Sorvilier à s'entendre sur l'emplacement de la nouvelle église.[2]
1773. Un pont de pierre est construit sur la Birse.[1]
1780. Le 25 avril, Sorvilier adresse un mémoire sur la disparition du village voisin de Mévilier.[2]
1786. Le 14 février, un rescrit du prince-évêque autorise le transfert du temple de Court à Sorvilier.[2]
1797-1813. Sorvilier est français, d'abord dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin, où il relève dès 1800 du canton de Malleray.[1][2]
1815. Le village passe au canton de Berne. Un décret du 6 avril 1816 le place dans le district de Moutier et la paroisse de Court.[1][2]
1867. Le 28 septembre, un incendie détruit sept maisons.[2]
1876. La ligne Tavannes-Court est mise en service le 16 décembre, avec une station à Sorvilier. La liaison Delémont-Sonceboz-Bienne est achevée l'année suivante.[1][2]
Vers 1900. L'horlogerie, arrivée au milieu du XIXe siècle, fait vivre une fabrique d'ébauches qui emploie une centaine d'ouvriers.[1]
1948. Dans la nuit du 13 au 14 mars, l'Hôtel de la Croix-Blanche brûle.[2]
1973. Le 5 décembre, le gouvernement bernois protège la réserve des Chaufours, que l'assemblée bourgeoise avait demandé de préserver en mai.[2]
1975. Le 16 mars, Sorvilier choisit de rester bernois par 122 oui contre 75 non. Le 23 juin 1974, il avait refusé la création du canton du Jura par 122 non contre 66 oui.[2]
2014. Le 15 janvier, Sorvilier annonce qu'il quitte le projet de fusion de Valbirse.[2][3]
Population de Sorvilier
Sources et références : [1][2][4]
| 1850 | 316 |
| 1870 | 278 |
| 1900 | 438 |
| 1920 | 444 |
| 1950 | 424 |
| 1980 | 299 |
| 2000 | 272 |
| 2025 | 311 |
Lieux historiques de Sorvilier
Pont de pierre. Bâti en 1773 sur la Birse.[1]
Greniers en bois. Plusieurs greniers des XVIIe et XVIIIe siècles subsistent dans le village.[1]
Cimetière de Court et Sorvilier. Commun aux deux villages de la paroisse, il se trouve entre les deux localités.[1]
Réserve des Chaufours. Zone naturelle protégée par le gouvernement bernois en 1973.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Sorvilier » (François Wisard, version du 03.10.2016)
- Chronologie jurassienne, « Sorvilier »
- Chronologie jurassienne, année 2014
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
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