Ermitage de Saint-Ursanne
Origine du nom d'Ermitage de Saint-Ursanne
Le site porte le nom de l'ermite Ursicinus (Ursanne), moine mort vers 610-620, qui selon la tradition se retira dans cette grotte. Le nom d'ermitage de Saint-Ursanne ne s'est imposé que plus tard.[1][2][3]
Fondation d'Ermitage de Saint-Ursanne
Selon une tradition bien postérieure aux faits, l'ermite Ursicinus (Ursanne), disciple de saint Colomban, choisit pour retraite une grotte creusée dans une paroi rocheuse à pic, à l'ouest des ruines du château, au-dessus du Doubs. Cette grotte et une petite chapelle placée plus bas seraient à l'origine du bourg de Saint-Ursanne. Elles attirèrent longtemps de nombreux pèlerins. L'aménagement actuel, un chemin de croix qui monte la falaise avec deux chapelles et la grotte, date du XVIIe siècle, avec des ajouts du XIXe siècle. Le site appartient à l'ancienne commune de Saint-Ursanne, intégrée à Clos du Doubs le 1er janvier 2009.[1][2][3]
Histoire d'Ermitage de Saint-Ursanne
Vers 610-620. Mort de l'ermite Ursicinus (Ursanne), qui selon la tradition vécut dans la grotte. Sa tombe est vénérée dans la collégiale de Saint-Ursanne.[1][2][3]
VIIe siècle. Le culte de saint Ursanne est attesté dans le Jura dès le dernier tiers du siècle.[1]
XVIIe siècle. Aménagement de l'ermitage : chemin de croix montant la falaise, deux chapelles et grotte.[3]
1621. Construction ou reconstruction de la chapelle de style postgothique à côté de la grotte (date à confirmer).[7]
XIXe siècle. Nouveaux aménagements de l'ermitage.[3]
1998. Le 7 septembre, l'Ermitage de Saint-Ursanne est classé monument historique protégé.[4]
2010. L'Inventaire fédéral des sites construits (ISOS) recense l'Ermitage dans son relevé de Saint-Ursanne.[3]
2020. Clôture de l'année jubilaire des 1400 ans de la mort de saint Ursanne.[6]
Lieux historiques d'Ermitage de Saint-Ursanne
Grotte de saint Ursanne. Grotte fermée dans la falaise, dont l'entrée est marquée par une croix. Elle abrite une statue de l'ermite couché, veillé par une statue d'ours.[3][5][6]
Chapelle de l'Ermitage. Chapelle de style postgothique à côté de la grotte, reconstruite il y a environ 400 ans, peut-être en 1621 (date à confirmer).[5][7]
Chemin de croix et escalier. Depuis la porte Saint-Paul, une ruelle puis un escalier de pierre d'environ 190 à 200 marches, au nord de la collégiale, mènent à l'ermitage par un chemin de stations. Un passage taillé dans le rocher conduit à un point de vue sur la vallée du Doubs.[3][4][5][6][7][8]
Légendes d'Ermitage de Saint-Ursanne
L'ermite dans sa grotte. Selon la tradition, le moine irlandais Ursanne, compagnon de saint Colomban, vécut en ermite dans cette grotte au-dessus du Doubs. Des bergers et des chasseurs seraient venus s'installer près de lui, et la ville serait née autour de son ermitage.[1][5][7][8]
L'ours de saint Ursanne. Selon la légende, un ours mangea l'âne qui aidait saint Ursanne dans ses travaux. Le saint lui demanda alors de prendre la place de l'âne. Une statue d'ours veille sur celle de l'ermite dans la grotte.[6]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ursanne (saint) » (Romain Jurot), version du 15.09.2011
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Ursanne (village) » (Jean-Paul Prongué), version du 18.05.2020
- Inventaire fédéral des sites construits (ISOS), « Saint-Ursanne », relevé 2010
- Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Saint-Ursanne, Ermitage »
- Parc naturel régional du Doubs, « Ermitage de Saint-Ursanne »
- Amandine Beffa, « La grotte de l'Ermitage de Saint-Ursanne, Jura », L'Essentiel, 14.11.2020
- Romandie Tourisme, « Ville de Saint-Ursanne »
- Le Routard, « Saint-Ursanne »
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