Mont-Terri
Origine du nom de Mont-Terri
On ignore d'où vient le nom « Mont-Terri ». Le sommet est aussi appelé localement « Camp de Jules César », et la tour médiévale serait le « Château Thierry » cité par des textes de l'époque, ce qui n'est pas établi.
Fondation de Mont-Terri
Le Mont-Terri est un massif d'environ 800 m d'altitude, détaché sur le flanc nord de la chaîne du Jura, sur le passage du col des Rangiers, dans la commune de Cornol. Son sommet, un plateau d'environ 4 hectares bordé de falaises au sud et à l'ouest, domine l'Ajoie et la Trouée de Belfort. Il a servi de lieu de défense et de guet dès la préhistoire. Fréquenté au Néolithique, il fut fortifié à plusieurs reprises, de l'âge du Bronze à l'Antiquité tardive, puis porta une tour au Moyen Âge. Les chercheurs s'y intéressent dès le XVIIIe siècle.[1][2]
Histoire de Mont-Terri
Néolithique. Haches polies et outils en silex, dont des pointes de flèches, signalent une présence humaine.[1][2]
Vers 1250 av. J.-C.. Première fortification des bordures nord et est du sommet, au début du Bronze final.[1]
Époque de Hallstatt. Quelques objets laissent supposer l'existence d'une tombe.[1]
Début du Ier siècle av. J.-C.. Un habitat celte occupe le sommet. Il aurait été détruit volontairement puis remplacé par un important rempart de pierres sèches à armature de bois (murus gallicus), événements peut-être liés à l'exode et au retour des Helvètes et des Rauraques en 58 av. J.-C.[1]
Vers 260. Après un abandon, une nouvelle palissade en bois est construite à l'époque des premières grandes invasions alamanes.[1]
Milieu du IVe siècle. Une garnison romaine réside sur le sommet.[1]
Xe siècle. Les trouvailles s'étendent jusqu'à cette époque, avec notamment un denier d'argent frappé à Bâle sous Louis IV l'Enfant (899-911).
XIIIe siècle. Une tour en pierre est bâtie au point culminant, probablement à la place d'une tour en bois. Une origine carolingienne de la tour est aussi évoquée.
1618-1648. Le Mont-Terri sert de refuge pendant la guerre de Trente Ans.[1]
Début du XVIIIe siècle. Le père jésuite Dunod situe sur le site le camp de César lors de la campagne contre Arioviste.
1840-1862. Les propriétaires Koeckler et Maupassant fouillent le site de 1840 à 1845. Auguste Quiquerez, qui publie « Le Mont-Terrible » en 1862, les accuse d'avoir enfoui les objets avant de les découvrir, ce qui se révèle exact.
1932-1933. Fouilles d'Alban Gerster, plus rigoureuses que les précédentes.
1984-1987. Fouilles de l'Université de Bâle en 1984, 1985 et 1987, avec le soutien du Fonds national suisse et du canton du Jura.[1]
Lieux historiques de Mont-Terri
Plateau sommital. Plateau d'environ 4 hectares à quelque 800 m d'altitude, bordé de falaises au sud et à l'ouest, qui domine l'Ajoie et la Trouée de Belfort. Il est inscrit en catégorie A (importance nationale) à l'inventaire suisse des biens culturels comme site de l'âge du Bronze à l'époque romaine et ruines du château du Moyen Âge.[1][3]
Vestiges de Mont-Terri
Remparts. Le sommet a été fortifié vers 1250 av. J.-C. sur ses bordures nord et est, puis au Ier siècle av. J.-C. par un rempart de pierres sèches à armature de bois, enfin vers 260 par une palissade en bois.[1]
Tour médiévale. Au point culminant du plateau, dans une enceinte, subsistent les maigres ruines d'une tour médiévale.[1]
Légendes de Mont-Terri
Le camp de Jules César. Le sommet est appelé localement « Camp de Jules César ». Dès le début du XVIIIe siècle, on y situait le camp de César lors de sa campagne contre Arioviste.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Mont-Terri » (François Schifferdecker), version du 02.12.2008
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cornol » (Dominique Prongué)
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Mont Terri »
Autres villages près de Mont-Terri
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification