
Cornol
Origine du nom de Cornol
Le village apparaît en 1136 sous la forme « Coronotum ». On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Cornol
On ignore qui a fondé Cornol et à quelle date. Les hommes fréquentent pourtant le lieu depuis le Néolithique, surtout le Mont-Terri, dont le plateau sommital a été fortifié à plusieurs reprises entre l'âge du Bronze et le IVe siècle de notre ère. Le village s'est établi sur la route des Rangiers. Quand il apparaît dans les textes, au XIIe siècle, des institutions religieuses y ont déjà des droits : l'abbaye de Lucelle une colonge avec dîme, le chapitre de Saint-Ursanne les dîmes et l'église de Saint-Julien. Cornol passe ensuite des comtes de Ferrette et des Montbéliard à l'évêque de Bâle.[1][2]
Histoire de Cornol
Néolithique. Haches polies et pointes de flèches en silex signalent une présence humaine au Mont-Terri.[2]
Vers 1250 av. J.-C.. Première fortification des bordures nord et est du sommet du Mont-Terri, au début du Bronze final.[2]
Début du Ier siècle av. J.-C.. Un habitat celte occupe le sommet du Mont-Terri. Détruit, il est remplacé par un important rempart, événements peut-être liés à l'exode et au retour des Helvètes et des Rauraques en 58 av. J.-C.[2]
Vers 260. Nouvelle fortification du Mont-Terri (palissade en bois) à l'époque des premières grandes invasions alamanes. Une garnison romaine y réside au milieu du IVe siècle.[2]
1136. Première mention : « Coronotum ». L'abbaye de Lucelle possède à Cornol une colonge avec dîme.[1]
1139. Le chapitre de Saint-Ursanne détient les dîmes et l'église de Saint-Julien.[1]
1147. Première mention de la chapelle Saint-Vincent.[1]
1271-1386. Cornol appartient à l'évêque de Bâle, après avoir relevé des Ferrette et des Montbéliard. À la fin du XIIIe siècle, il est rattaché à l'avouerie d'Ajoie.[1]
1461. Cornol revient à l'évêque de Bâle. Sous l'Ancien Régime, il relève de la grande mairie d'Alle.[1]
XVIIe siècle. Le Mont-Terri sert de refuge pendant la guerre de Trente Ans. L'église Saint-Julien prend ensuite le vocable de Saint-Gilles.[1][2]
1701. Reconstruction de la chapelle subsistant de la première église paroissiale.[1]
1779. La paroisse passe du diocèse de Besançon à celui de Bâle.[1]
1785-1786. Reconstruction de la chapelle Saint-Vincent, qui devient l'église paroissiale.[1]
1793-1814. Cornol fait partie des départements français du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin.[1]
1815-1978. Cornol appartient au bailliage, puis district bernois, de Porrentruy.[1]
1836. Statut de commune mixte.[1]
XVIIIe-XIXe siècles. Début d'industrialisation (faïence, horlogerie), dont ne subsistent au XXe siècle que quelques ateliers.[1]
1984-1987. Sondages archéologiques au Mont-Terri (1984, 1985 et 1987).[2]
Population de Cornol
Sources et références : [1]
| 1770 | 613 |
| 1818 | 674 |
| 1850 | 786 |
| 1900 | 1'145 |
| 1930 | 789 |
| 1950 | 831 |
| 1970 | 855 |
| 1980 | 708 |
| 2000 | 797 |
| 2010 | 914 |
| 2025 | 1'082 |
Lieux historiques de Cornol
Mont-Terri. Massif culminant à 800 m, détaché sur le flanc nord de la chaîne du Jura, près du col des Rangiers. Son sommet, un plateau de 4 hectares bordé de falaises au sud et à l'ouest, domine l'Ajoie et la Trouée de Belfort. Classé d'importance nationale, il attire les chercheurs dès le XVIIIe siècle.[2]
Église paroissiale Saint-Vincent. Chapelle mentionnée dès 1147, reconstruite en 1785-1786 et devenue église paroissiale.[1]
Chapelle Saint-Gilles. Seul reste de la première église paroissiale Saint-Julien (appelée Saint-Gilles après la guerre de Trente Ans), rebâtie en 1701. Elle abrite un sarcophage d'époque indéterminée.[1]
Vestiges de Cornol
Fortifications du Mont-Terri. Le sommet a été fortifié à plusieurs reprises : vers 1250 av. J.-C. (bordures nord et est), puis au Ier siècle av. J.-C. par un important rempart de pierres sèches à armature de bois, enfin vers 260 apr. J.-C. par une palissade en bois. Une garnison romaine y résidait au milieu du IVe siècle. Une tombe hallstattienne y est aussi signalée.[2]
Tour médiévale du Mont-Terri. Au point culminant du plateau subsistent les maigres ruines d'une tour médiévale, qui pourrait remonter à l'époque carolingienne, sans que ce soit établi.[2]
Vestiges du Bronze final. Vestiges du Bronze final dans une petite grotte, et site de la même époque non fouillé.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cornol » (Dominique Prongué)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Mont-Terri » (François Schifferdecker)
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Cornol »
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