Armoiries de Sion

Sion

Ville Canton de Valais · District : Sion · 37'831 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Sion
Photo : Christian David, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Sion

La forme latine « Sedunum » est attestée en 859. En allemand, la ville s'appelle « Sitten », d'après le quartier de la « Sitta » ou Cité, sur la rive gauche de la Sionne. On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]

Fondation de Sion

Sion n'a pas de fondation datée : le site, sur la Sionne au pied des collines de Valère et de Tourbillon, est habité presque sans interruption depuis la sédentarisation. De nombreuses nécropoles en témoignent, dont les dolmens du Petit-Chasseur. À la fin du Ier siècle av. J.-C., Sion est le chef-lieu des Sédunes. Martigny devient ensuite la capitale de la civitas Vallensium, mais les notables continuent d'aimer résider à Sion. Le siège épiscopal y est transféré depuis Martigny, puis l'évêque reçoit le comté du Valais et fait de Sion la capitale du pays. La ville obtient des franchises. Ses institutions passent d'une administration démocratique à une oligarchie patricienne, sans que Sion forme jamais une seigneurie territoriale. La commune comprend aujourd'hui aussi les villages d'Uvrier, de La Muraz et de Châteauneuf.[1]

Histoire de Sion

vers 6200 av. J.-C.. La plus ancienne trace de présence humaine sur le site remonterait à cette époque, au Mésolithique récent.[1]

8/7 av. J.-C.. La cité des Sédunes, dont Sion est le chef-lieu, honore l'empereur Auguste par une inscription.[1]

fin du VIe siècle. Le siège épiscopal est transféré de Martigny à Sion.[1]

859. Mention sous la forme « Sedunum ».[1]

999. Le roi de Bourgogne donne le comté du Valais à l'évêque, qui fait de Sion la capitale du pays.[1]

XIe siècle. Construction de l'église Sainte-Catherine à Valère, sans doute à l'origine l'église du chapitre cathédral.[1]

vers 1100. L'église Saint-Théodule est construite sur les ruines de thermes romains.[1]

1217. Première charte de franchises de la ville.[1]

1338-1339. Le vicaire général confirme en 1338 les droits de la ville par une charte de franchises, que l'évêque renouvelle en 1339.[1]

1352. La ville est prise, incendiée et pillée par des chevaliers savoyards.[1]

seconde moitié du XVe siècle. Reconstruction de la cathédrale Notre-Dame-du-Glarier, détruite lors des guerres du XIVe siècle.[1]

1540. L'allemand devient la langue officielle. Il le reste jusqu'en 1798.[1]

1560. La bourgeoisie achète la charge de vidomne.[1]

1657-1665. Construction de l'hôtel de ville au Grand-Pont.[1]

1788. Grand incendie : les châteaux de la Majorie et de Tourbillon ainsi que 115 des 284 maisons sont touchés.[1]

1848-1851. La Constitution cantonale de 1848 puis la loi sur les communes de 1851 séparent la commune politique et la commune bourgeoise.[1]

1860. Arrivée du chemin de fer.[1]

1935. Réalisation de l'aérodrome, projeté dès 1913. Il est mixte, civil et militaire, depuis 1943.[1]

1968. Sion fusionne avec Bramois, sur la rive gauche du Rhône.[1]

2013. Fusion avec Salins.[1]

2017. Fusion avec Les Agettes.[1]

Population de Sion

Sources et références : [1][2]

Population de Sion
16101'835
17982'201
18462'815
18503'307
19006'751
195011'770
197021'925
200027'171
202537'831

Lieux historiques de Sion

Colline de Valère et église Sainte-Catherine. Sur la colline de Valère, l'église Sainte-Catherine, construite au XIe siècle, fut sans doute à l'origine l'église du chapitre cathédral.[1]

Château de Tourbillon. Château dominant la ville sur la colline de Tourbillon. Il fut victime du grand incendie de 1788.[1]

Cathédrale Notre-Dame-du-Glarier. Détruite lors des guerres du XIVe siècle, la cathédrale ne fut reconstruite que dans la seconde moitié du XVe siècle.[1]

Église Saint-Théodule. Mentionnée dès le XIIIe siècle, elle fut construite autour de 1100 sur les ruines de thermes romains.[1]

La Majorie. Château dont un évêque fit sa résidence. Touché par l'incendie de 1788, il servit de caserne de 1842 à 1942 et accueille les beaux-arts depuis 1947.[1]

Hôtel de ville. Construit au Grand-Pont entre 1657 et 1665.[1]

Maison du Diable. Maison bâtie en 1515-1528, acquise par la bourgeoisie en 2008.[1]

Vestiges de Sion

Dolmens du Petit-Chasseur. Grandes sépultures collectives sur podium de pierres sèches, devant lesquelles étaient dressées des stèles anthropomorphes gravées.[1]

Thermes romains de Saint-Théodule. L'église Saint-Théodule a été construite autour de 1100 sur les ruines de thermes romains.[1]

Inscription en l'honneur d'Auguste. Inscription par laquelle la cité des Sédunes honora l'empereur Auguste en 8/7 av. J.-C.[1]

Site de Sous-le-Scex. Une cabane semi-enterrée y a été mise au jour, témoin de l'occupation du haut Moyen Âge.

Légendes de Sion

La cloche de saint Théodule. Selon la légende, l'évêque Théodule, averti qu'un danger menaçait le pape, aurait promis son âme au plus rapide de trois diables s'il le portait à Rome et le ramenait à Sion avant le chant du coq. Le pape, sauvé, lui offrit une cloche, que le diable dut porter aussi. Mais le coq blanc de l'évêque chanta le premier, à l'arrivée sur la Planta. Furieux, le diable jeta la cloche si fort qu'elle s'enfonça dans le sol, d'où elle ressortit en sonnant à l'appel du saint. C'est pourquoi saint Théodule est représenté avec une cloche portée par le diable.[4]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Sion (commune) » (François Wiblé, Bernard Truffer, Lucienne Hubler, version du 16.11.2017)
  2. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  3. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
  4. Walliser Sagen, Historischer Verein von Oberwallis, Brig, 1907, n° 4

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