Tourbillon

Site Canton de Valais · District : Sion · Site non habité (commune de Sion)
Fait partie de la commune de Sion

Origine du nom de Tourbillon

La colline et le château portent le même nom, dont le sens reste inconnu.

Fondation de Tourbillon

Tourbillon est une colline rocheuse de la commune de Sion, au nord-est de la vieille ville et de Valère. Elle s'élève d'environ 180 m au-dessus de la plaine, et son sommet mesure environ 200 m d'est en ouest sur 50 m du nord au sud. Des fouilles y ont révélé une occupation dès le Ve siècle av. J.-C. Au Moyen Âge, le site servait de poste de guet en temps de guerre. Le château est né d'un besoin de défense : l'évêque Boniface de Challant le fit construire pour protéger Sion contre la noblesse rebelle, menée par Pierre IV de la Tour.[1]

Histoire de Tourbillon

Ve siècle av. J.-C.. Les fouilles archéologiques montrent que la colline est habitée.[1]

Moyen Âge. Le site sert de poste de guet en temps de guerre.[1]

vers 1294. L'évêque Boniface de Challant fait bâtir le château (de 1297-1298 à 1308 selon une autre source).[1][2]

première moitié du XIVe siècle. Les évêques font de Tourbillon leur résidence de prédilection.[2]

1352-1361 et 1384-1392. Les comtes de Savoie occupent et administrent la forteresse.[1]

1373. L'évêque Guichard Tavel acquiert le château de la Majorie. Tourbillon devient une résidence temporaire, tout en gardant son rôle défensif.[2]

1417. Pendant l'affaire de Rarogne, les gens du Haut-Valais s'emparent du château et le détruisent en partie.[1]

1440-1450. L'évêque Guillaume III de Rarogne fait remettre le château en état et repeindre la chapelle. Les évêques l'utilisent ensuite comme résidence d'été.[1][2]

1447. Guillaume de Rarogne consacre à nouveau la chapelle.[2]

1788. L'incendie de Sion détruit le château, la galerie des portraits des évêques et d'anciens fonds des archives épiscopales.[1][2][3]

1878-1887. Restauration des ruines.[2]

1966-1969. Nouvelle restauration. En 1967-1968, le décor peint du XVe siècle est déposé dans la chapelle.[2]

1977. Les ruines entrent à l'inventaire des monuments d'importance nationale.[1]

1993-1996. Une nouvelle campagne de restauration a lieu.[2]

Lieux historiques de Tourbillon

Chapelle du château. Probablement dédiée à l'origine à saint Georges, elle fut consacrée à nouveau en 1447 sous le vocable de saint Georges, de saint Grat, évêque d'Aoste, et du bienheureux Guillaume, prévôt de Neuchâtel. Son chœur, voûté sur croisée d'ogives, garde un rare décor médiéval peint vers 1320-1340 : Annonciation, Crucifixion, roi David musicien, saint Georges terrassant le dragon. Le décor peint par-dessus au milieu du XVe siècle, déposé en 1967-1968, est présenté dans la nef.[2]

Vestiges de Tourbillon

Ruines du château. Détruites par l'incendie de 1788, les ruines ont été consolidées à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle. Le corps de logis garde des pignons à redents rénovés au XVe siècle.[1][2]

Sources

  1. Dizionario storico della Svizzera, « Tourbillon » (Bernard Truffer, versione del 29.10.2012)
  2. Office fédéral de la protection de la population, Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale (PBC), « Château de Tourbillon », n° 7044 (texte du Guide artistique de la Suisse, SHAS)
  3. Dictionnaire historique de la Suisse, « Sion (commune) » (François Wiblé, Bernard Truffer, Lucienne Hubler, version du 16.11.2017)
  4. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées de la colline)

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