
Ulrichen
Origine du nom d'Ulrichen
Le village est mentionné en 1235 sous la forme « Vlrighingen » et en 1240 sous la forme « holriquinguen ». D'où vient ce nom ? On l'ignore encore.[1][2]
Fondation d'Ulrichen
Ulrichen se trouve dans la haute vallée de Conches (Goms), au pied des cols du Nufenen et du Gries. Une monnaie de l'empereur Gratien trouvée au col du Nufenen révèle un passage ancien. La bataille d'Ulrichen, historiquement contestée, se serait déroulée en 1211 sur le territoire d'Obergesteln : le duc Berthold V de Zähringen y aurait été battu par l'évêque Landri de Mont dans la lutte pour l'avouerie impériale sur le comté du Valais. En 1419, les Conchards conduits par Thomas In der Bünden repoussent près d'Ulrichen une incursion des Bernois, alliés des seigneurs de Raron (Rarogne). La communauté défend ses alpages contre ses voisins (vallée d'Aegina, 1395 et 1651 ; Blasalp face à Obergesteln, 1435-1467), se dote de trois règlements paysans (1545, 1610, 1651) et de statuts locaux en 1689. Rattaché d'abord à la paroisse de Münster, Ulrichen devient rectorat en 1720 et paroisse Saint-Nicolas en 1868. L'église construite en 1878 doit être remplacée dès 1894. Jusqu'en 1999, le village accueille l'aérodrome militaire le plus élevé de Suisse, construit pendant la Seconde Guerre mondiale. Au début du XXIe siècle, le tourisme, porté par le trafic des cols de la Furka, du Grimsel et du Nufenen et par le Matterhorn-Gotthard-Bahn, marque le village. La société Aegina AG turbine à la centrale d'Altstafel l'eau du barrage du Gries (1963-1966). Ulrichen forme depuis le 1er janvier 2009, avec Obergesteln et Oberwald, la commune d'Obergoms.[1][2]
Histoire d'Ulrichen
1211. Bataille d'Ulrichen, historiquement contestée, qui se serait déroulée sur le territoire d'Obergesteln : Berthold V de Zähringen y aurait été battu par l'évêque Landri de Mont.[1][2]
1235. Première mention sous la forme « Vlrighingen ».[1][2]
1240. Mention sous la forme « holriquinguen ».[1][2]
1395. Jugement dans le litige qui oppose Ulrichen à Geschinen, Münster et Obergesteln au sujet de la vallée d'Aegina.[1][2]
1419. Les Conchards conduits par Thomas In der Bünden repoussent près d'Ulrichen une incursion bernoise liée à l'affaire de Raron (Rarogne).[1][2]
1435-1467. Litiges avec Obergesteln au sujet de la Blasalp (1435, 1444, 1467).[1][2]
1465. Une avalanche détruit la chapelle Sainte-Anne du hameau de Zum Loch.[1][2]
1545-1651. Trois règlements paysans sont adoptés (1545, 1610, 1651).[1][2]
1651. L'évêque de Sion rend le jugement final sur l'alpage d'Aegina.[1][2]
1683-1686. Reconstruction de la chapelle Sainte-Anne de Zum Loch.[1][2]
1720. Ulrichen devient rectorat de la paroisse de Münster.[1][2]
1868. Création de la paroisse Saint-Nicolas.[1][2]
1878. Construction d'une église, qui doit être remplacée dès 1894.[1][2]
1963-1966. Construction du barrage du Gries, dont l'eau est turbinée à la centrale d'Altstafel.[1]
1999. Fermeture de l'aérodrome militaire, le plus élevé de Suisse.[1][2]
2009. Le 1er janvier, Ulrichen fusionne avec Obergesteln et Oberwald dans la commune d'Obergoms.[1][2][3]
Population d'Ulrichen
Sources et références : [1][2]
| 1798 | 36 (à confirmer) |
| 1850 | 247 |
| 1900 | 233 |
| 1950 | 248 |
| 2000 | 221 |
Lieux historiques d'Ulrichen
Chapelle Sainte-Anne de Zum Loch. Chapelle du hameau de Zum Loch, détruite par une avalanche en 1465 et reconstruite en 1683-1686.[1][2]
Église paroissiale Saint-Nicolas. La paroisse est créée en 1868. L'église bâtie en 1878 est remplacée dès 1894.[1][2]
Barrage du Gries et centrale d'Altstafel. Le barrage du Gries, construit entre 1963 et 1966, alimente la centrale d'Altstafel exploitée par la société Aegina AG.[1]
Ancien aérodrome militaire. Construit pendant la Seconde Guerre mondiale, c'était l'aérodrome militaire le plus élevé de Suisse, en service jusqu'en 1999. Ses matériaux de démolition ont servi à la digue paravalanche de Geschinen.[1][2]
Vestiges d'Ulrichen
Monnaie de Gratien. Une monnaie à l'effigie de l'empereur romain Gratien a été trouvée au col du Nufenen.[1][2]
Légendes d'Ulrichen
Thomas Riedi et la source de 1419. Le géant Thomas Riedi est le héros de la tradition d'Ulrichen. Quand les Bernois franchirent le Grimsel en 1419, il mena les hommes des villages du haut de la vallée contre eux, entre Obergesteln et Ulrichen. Mortellement blessé par traîtrise, il demanda à Dieu une gorgée d'eau : une source jaillit à ses pieds, il reprit le combat, puis mourut au moment où les renforts de Münster mettaient l'ennemi en fuite. La « Riedibrunnen » coulerait encore, « aussi longtemps que le Valais sera libre ».[5]
L'arbre du Waldbüel. Sur le Waldbüel, un arbre aurait abrité une image de la Vierge « qui n'était pas faite de main d'homme ». La nuit, on y entendait cloches, chants et orgue. Le clergé y voyait une superstition, l'évêque interdit d'y bâtir une chapelle, et deux jeunes théologiens abattirent l'arbre. Depuis, cette messe nocturne ne s'entend plus.[5]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ulrichen » (Alois Grichting, trad. Florence Piguet, version du 05.01.2017)
- Historisches Lexikon der Schweiz, « Ulrichen » (Alois Grichting, version du 05.01.2017, version allemande)
- Office fédéral de la statistique, Répertoire officiel des communes, mutation n° 2756 (01.01.2009)
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Walliser Sagen, Historischer Verein von Oberwallis, Brig, 1907, n° 27 et 45
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