Obergoms

Fusion 2009 Canton de Valais · District : Goms · 662 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)

Origine du nom d'Obergoms

Le nom « Obergoms » est celui que la décision de fusion de 2008 donne à la commune municipale (« Einwohnergemeinde Obergoms ») et à la bourgeoisie (« Burgergemeinde Obergoms »).[1]

Fondation d'Obergoms

La commune d'Obergoms est née de la fusion d'Oberwald, d'Obergesteln et d'Ulrichen. Les trois bourgeoisies sont réunies elles aussi en une seule, et leurs anciens bourgeois deviennent de plein droit bourgeois de la nouvelle. La commune compte alors 712 habitants. Le territoire couvre le haut de la vallée de Conches, du glacier du Rhône à Ulrichen, au pied des cols du Nufenen et du Gries. Oberwald, sur la rive droite du Rhône, comprend aussi Unterwassern, sur l'autre rive, et le Gerental, aux hameaux aujourd'hui abandonnés. Les trois villages ont d'abord relevé de la paroisse de Münster, et ils ont longtemps tiré profit du trafic des cols de la Furka, du Grimsel et du Nufenen.[1][2][3][7][8]

Histoire d'Obergoms

VIIIe-IXe siècles. Des Alamans venus par le Grimsel germanisent les premiers habitants, d'origine liguro-celtique et déjà romanisés.[7]

1235. Ulrichen apparaît sous la forme « Vlrighingen ».[8]

1386. Oberwald est cité sous la forme « Superiore Valde ».[7]

1419. Les Bernois pillent Obergesteln. Leur tentative d'invasion, menée avec les seigneurs de Rarogne, est repoussée près d'Ulrichen par les gens de Conches, conduits notamment par Thomas In der Bünden.[1][8]

1493. Obergesteln se détache de la paroisse de Münster. Oberwald dépend désormais de lui.[7]

1515. Oberwald, Unterwassern et Obergesteln se donnent des statuts communs pour l'usage des alpages, des biens communaux et des forêts.[7]

1720. Le 18 février, une avalanche ensevelit Obergesteln.[1]

1860-1861. La route de Fiesch à Oberwald est construite.[7]

1868. En septembre, un grand incendie détruit une large part d'Obergesteln. La même année, Ulrichen devient la paroisse Saint-Nicolas.[1][8]

1915. La ligne Furka-Oberalp relie Oberwald à Brigue.[1][7]

1963-1966. Sur le territoire d'Ulrichen, le barrage du Gries est construit. Il est exploité avec la centrale d'Altstafel.[8]

1972. Oberwald, Obergesteln et Ulrichen gèrent désormais ensemble une école enfantine et primaire.[7]

1982. Le tunnel de base de la Furka ouvre. La ligne circule toute l'année et transporte aussi les voitures entre Oberwald et Realp.[7]

1999. L'aérodrome militaire d'Ulrichen, le plus haut du pays, ferme. Ses matériaux servent à la digue paravalanche de Geschinen.[8]

2008. Le 13 mars, la décision de fusion réunit Oberwald, Obergesteln et Ulrichen sous le nom d'Obergoms, avec entrée en vigueur au 1er janvier 2009.[1]

2009. En janvier, la commune d'Obergoms voit le jour.[1][2][3]

2015. En février, le conseil communal retire Obergoms du projet de fusion avec les communes voisines jusqu'à Niederwald. Il juge notamment que la mise en œuvre de la fusion de 2009 n'est pas encore achevée.[4]

2022. Du 23 juillet au 6 août, le camp fédéral des scouts réunit environ 30'000 enfants et jeunes dans la vallée. L'accueil du camp se trouve à Ulrichen.[5]

Population d'Obergoms

Sources et références : [6]

Population d'Obergoms
1980850 (territoire actuel)
1990668 (territoire actuel)
2000676 (territoire actuel)
2010712 (commune d'Obergoms)
2020654 (commune d'Obergoms)
2025662

Lieux historiques d'Obergoms

Administration communale. L'administration de la commune a son adresse à Obergesteln, Bahnhofstrasse 1.[1]

Église Sainte-Croix d'Oberwald. Bâtie comme chapelle en 1710, elle est paroissiale depuis 1736. Ses autels et ses sculptures sur bois sortent des ateliers de Johann Ritz et d'Anton Sigristen (1716).[7]

Gletsch et le glacier du Rhône. Le territoire d'Oberwald englobe le glacier du Rhône, les hôtels de Gletsch et celui du Belvédère, sur la route de la Furka. Il y a environ deux siècles, le glacier descendait jusqu'à Gletsch.[1][7]

Ligne sommitale de la Furka. Exploitée par le train jusqu'en 1981, la ligne sommitale de la Furka, à crémaillère, est aujourd'hui un chemin de fer-musée. Elle figure à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale.[1][9]

Chapelle Sainte-Anne de Zum Loch, à Ulrichen. Détruite par une avalanche en 1465, la chapelle du hameau de Zum Loch a été rebâtie de 1683 à 1686.[8]

Sources

  1. Gemeinde Obergoms, « Geschichte »
  2. Office fédéral de la statistique (OFS), Répertoire officiel des communes, mutation 2756
  3. Canton du Valais, Service des affaires intérieures et communales, « Rapport sur les finances communales 2008 » (2010)
  4. SRF, Regionaljournal Bern Freiburg Wallis, « Gemeinde Obergoms will doch nicht fusionieren » (4.2.2015)
  5. mova, « Pfadibundeslager 2022 im Goms », kompass (juillet 2022)
  6. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  7. Dictionnaire historique de la Suisse, « Oberwald » (Robert Walpen, version du 05.01.2017)
  8. Dictionnaire historique de la Suisse, « Ulrichen » (Alois Grichting, version du 05.01.2017)
  9. Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), objets de la commune d'Obergoms (geo.admin.ch)

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Autres villages près d'Obergoms

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