Prêles

Canton de Berne · Ancien district : La Neuveville · 886 habitants (2000, ancienne commune de Prêles, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Plateau de Diesse

Origine du nom de Prêles

Le nom apparaît en 1179 sous la forme « Prales », dans un faux du XIIe siècle, puis en 1185 sous celle de « Preles ». En allemand, le village s'appelle Prägelz.[1]

Fondation de Prêles

Prêles est un village de la Montagne de Diesse, au-dessus de la rive nord du lac de Bienne, qui comprend aussi le hameau de Châtillon. En 1178, le chapitre de Saint-Imier et l'abbaye de Saint-Jean, près de Cerlier, y ont de grands biens. Une famille noble « de Perls » y est attestée du XIIe au XVe siècle, et plusieurs de ses membres apparaissent comme témoins, Eberard de Prêles vers 1195, Louis et Conon en 1284, Conrad en 1352. Prêles est aujourd'hui dans la commune de Plateau de Diesse (fusion de 2014).[1][2]

Histoire de Prêles

1530-1554. La population passe à la Réforme.[1]

1861. Un incendie ravage La Chaîne, le quartier nord, qui comptait une quinzaine de maisons.[2]

1912. Le funiculaire Gléresse-Prêles, construit à l'initiative d'Arnold Rossel, relie le village à la rive du lac et met fin à l'isolement du plateau.[1][2][6]

1912-1939. La villégiature se développe, avec l'hôtel Mont-Souhait et trois colonies de vacances.[1][2]

1918. L'État de Berne achète 188 hectares à Prêles, à Nods et à Diesse pour sa maison de discipline. Le marais est drainé de 1918 à 1923.[2][3]

1920. Le Grand Conseil décide de transférer sur la Montagne de Diesse la maison de discipline de Trachselwald, ouverte en 1892.[3]

1927. Le bâtiment central de l'établissement, prévu pour 80 jeunes, est inauguré à Prêles.[3]

1945. Les camps de réfugiés logés dans l'ancien hôtel prennent fin. De 1953 à 1974, le bâtiment abrite un atelier d'horlogerie.[2]

1946. Les armoiries communales, un chaudron rappelant la récolte de la poix, attesté dès le milieu du XVIe siècle, sont reconnues officiellement.[1][2]

Vers 1950. L'agriculture cesse d'être l'activité dominante du village.[1]

1954-1956. Dans « Le Bon Jour », Jack Rollan compare l'établissement aux « camps hitlériens ». Poursuivi pour diffamation par le directeur Georges Luterbacher, il est condamné en 1956 à une peine légère.[3]

1961. Le 4 mars, l'assemblée constitutive des Améliorations foncières du Plateau de Diesse se tient dans la halle de gymnastique de l'établissement. Les grands travaux s'achèvent en 1987.[2]

1969-1970. Après le suicide de deux jeunes à la fin de 1969, des enquêtes de presse et une commission d'experts conduisent à des réformes. La maison prend le nom de foyer d'éducation.[3]

2010-2012. Le foyer est rénové et agrandi de 2010 à 2012 (ou de 2008 à 2012) pour 37 millions de francs, puis inauguré le 26 octobre 2012.[3][4]

2013. Le 9 juin, Prêles accepte la fusion par 229 voix contre 124. Le village entre le 1er janvier 2014 dans la commune de Plateau de Diesse.[5]

2016. Faute d'occupation suffisante, le foyer d'éducation ferme ses portes.[3][4]

Population de Prêles

Sources et références : [1]

Population de Prêles
1818252
1850330
1900375
1950507
2000886

Lieux historiques de Prêles

Funiculaire Gléresse-Prêles. Il monte de la rive nord du lac de Bienne à travers les vignes du Schaffiser. Il servait aussi au transport de marchandises comme le sel et le sucre.[2]

Monument d'Arnold Rossel. À la sortie nord du village, il rappelle l'initiateur du funiculaire.[2]

Ancien foyer d'éducation. Le bâtiment central de 1927, la villa du directeur, la ferme, les pavillons et les ateliers de l'établissement sont vides depuis 2016. En 2019, le canton n'excluait pas leur vente.[3][4]

Ancien hôtel Mont-Souhait. Hôtel renommé, fermé au début de la Seconde Guerre mondiale et transformé en appartements.[2]

Le Chânet. Forêt à environ deux kilomètres à l'ouest du village, où se seraient établis les survivants de la peste. Une source voisine alimente la fontaine de Velou.[2]

Légendes de Prêles

Le grimoire des sorcières. On raconte que certaines personnes posséderaient encore un grimoire du temps des sorcières, qui leur permettrait de jeter des sorts.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Prêles » (Frédy Dubois, version du 19.09.2016, texte italien)
  2. Commune de Plateau de Diesse, « Historique de la commune de Prêles »
  3. Dictionnaire historique de la Suisse, « Prêles (établissement d'éducation) » (Anne-Françoise Praz, version du 24.02.2026)
  4. RJB, « Ancien foyer de Prêles : éviter qu'il tombe en ruine » (30 juillet 2019)
  5. Commune de Plateau de Diesse, « Histoire de la fusion »
  6. Dictionnaire historique de la Suisse, « Diesse, Montagne de » (Frédy Dubois, version du 09.02.2015)

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