La Neuveville
Origine du nom de La Neuveville
Le nom apparaît en 1314 sous la forme latine « Nova-villa ». En allemand, la ville s'appelle Neuenstadt.[1]
Fondation de La Neuveville
La Neuveville est née de la volonté des évêques de Bâle de tenir la frontière sud de leurs terres face aux comtes de Neuchâtel. Le prince-évêque Henri d'Isny fait d'abord bâtir le château du Schlossberg sur la hauteur, de 1283 à 1288. La ville est fondée au bord du lac vers 1310, un bourgeois y étant cité dès cette année-là, et sa construction se poursuit jusqu'en 1318 sous l'évêque Gérard de Vuippens. La charte de franchises de 1318 donne au nouveau bourg une large autonomie. L'idée que La Neuveville serait née de La Bonneville, au Val-de-Ruz, détruite en 1301, est tenue pour erronée.[1][2][3]
Histoire de La Neuveville
866. La chapelle Saint-Ursanne, la future Blanche Église, figure dans une confirmation des biens de l'abbaye de Moutier-Grandval par Lothaire II.[1]
999. Avec la donation de l'abbaye de Moutier-Grandval, le territoire passe à l'évêché de Bâle.[1]
1283-1288. Henri d'Isny fait élever le château fort du Schlossberg au-dessus du futur bourg.[1][2]
Vers 1310. L'évêque de Bâle fonde la ville. Une chapelle Sainte-Catherine y est bâtie dans les murs en 1312.[1]
1318. La charte de franchises est octroyée au bourg, dont la construction s'achève.[1][3]
1338. L'évêque Jean Senn de Münsingen accorde à la ville un marché hebdomadaire.[1]
1367. Les Neuvevillois repoussent les troupes bernoises qui assiègent la ville et le Schlossberg. En 1368, l'évêque Jean de Vienne leur accorde un sceau et le droit de bannière.[1][3]
1388. La ville signe avec Berne un traité de combourgeoisie, renouvelé en 1633.[1][2]
1520. Le maçon Jehan Jornot achève la Tour Carrée, prévue comme clocher d'une église qui ne fut jamais construite.[6]
1529-1530. Guillaume Farel prêche la Réforme à La Neuveville.[1]
1604. La ville adopte un premier coutumier, puis un second en 1704.[1]
1720. Le temple s'élève à la place de la chapelle Sainte-Catherine et des anciennes halles au blé.[1]
1797-1815. La Neuveville fait partie du département du Mont-Terrible, puis de 1800 à 1813 de celui du Haut-Rhin, avant de passer au canton de Berne en 1815.[1]
1846. Rattachée depuis 1816 au bailliage, puis district de Cerlier, la ville devient le chef-lieu d'un district francophone, qui existe jusqu'en 2010.[1]
1860. La ligne de chemin de fer Bienne-Neuchâtel atteint la ville, que longe une route au bord du lac depuis 1830 environ.[1]
1869. Les corporations des Escoffiers, des Vignerons et des Pêcheurs sont dissoutes pour de bon.[1]
1877. Le Musée d'histoire ouvre ses portes. Il reçoit de nouveaux locaux en 1959.[1]
1912. Une école de commerce est fondée.[1]
1974-1975. Aux plébiscites sur la question jurassienne, la population choisit de rester dans le canton de Berne.[1]
2006. Le Conseil du Jura bernois prend son siège à La Neuveville.[1]
Population de La Neuveville
Sources et références : [1][9]
| 1800 | 1'178 |
| 1850 | 1'719 |
| 1900 | 2'248 |
| 1950 | 2'709 |
| 1970 | 3'917 |
| 2000 | 3'445 |
| 2010 | 3'495 |
| 2025 | 3'781 |
Lieux historiques de La Neuveville
Vieille ville et portes. La vieille ville garde ses murailles et ses deux portes d'origine. La Tour de Rive, porte sud bâtie à la fondation de la ville, abritait des prisons à l'étage. La Tour Rouge, porte nord dont la base date de 1313-1318, a été surélevée vers 1593 et coiffée d'une petite flèche.[1][4][5]
Tour Carrée. Tour en pierre blanche portant la date de 1520, accolée à l'Hôtel de Ville où se trouve le Musée d'histoire. Des quatre cloches, seule celle fondue en 1660 par Georges Kottelat, de Delémont, est historique.[6][7]
Temple. Construit en 1720 sur le modèle du temple du Bas de Neuchâtel.[1]
Blanche Église. L'ancienne chapelle Saint-Ursanne, citée en 866, est appelée Blanche Église dès 1276. Elle conserve des peintures murales des XIVe et XVe siècles.[1]
Château du Schlossberg. Le château fort de 1283-1288 domine la ville. Il appartient aujourd'hui à la commune et au canton.[1][8]
Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Église catholique construite en 1954. La paroisse est créée en 1967.[1]
Maisons de la vieille ville. La Maison des Vignolants est le siège de la confrérie des vignerons, la Cour de Berne était autrefois la maison de l'abbaye de Bellelay, et l'Hôtel du Faucon a été en partie reconstruit en 1838-1840.[7]
Vestiges de La Neuveville
Chapelle Sainte-Catherine. Bâtie dans les murs en 1312, elle a disparu en 1720, quand le temple a été construit à sa place et à celle des anciennes halles au blé.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Neuveville, La (commune) » (Pierre-Olivier Léchot, version du 21.10.2019)
- Dictionnaire du Jura, « Schlossberg (château) » (Jacques Bourquard et Jean-René Quenet)
- Société de développement de La Neuveville, « Un peu d'histoire »
- Commune de La Neuveville, curiosités, « Tour de Rive »
- Commune de La Neuveville, curiosités, « La Tour Rouge »
- Quasimodo, sonneur de cloches, « Cloches, La Neuveville (CH-BE), Tour Carrée »
- Commune de La Neuveville, « Curiosités »
- Commune de La Neuveville, curiosités, « Château de Schlossberg »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
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