Château du Schlossberg
Origine du nom de Château du Schlossberg
En français comme en allemand, le château porte le nom de Schlossberg. Il domine La Neuveville, au bord de la Route du Château.[4]
Fondation de Château du Schlossberg
Le prince-évêque de Bâle Henri d'Isny commence le château en 1283, avec l'accord de l'empereur Rodolphe de Habsbourg, pour protéger ses terres contre les comtes de Neuchâtel. Son successeur Pierre Reich de Reichenstein l'achève en 1288 et fortifie ainsi la frontière sud de l'évêché. C'est une construction strictement militaire, tournée vers le comté de Neuchâtel, élevée une trentaine d'années avant la ville bâtie à son pied. Le châtelain, représentant du prince-évêque, y réside jusqu'au XVIe siècle.[1][2][3][4][5]
Histoire de Château du Schlossberg
1283. Henri d'Isny obtient de Rodolphe de Habsbourg le droit de bâtir le château et lance les travaux.[2][3]
1288. Le 1er septembre, Rodolphe autorise Pierre Reich de Reichenstein à poursuivre la construction, que l'évêque mène à son terme.[2][3]
1295. Le 12 décembre, les seigneurs de Valangin Jean et Thierry cèdent en franc-alleu à Pierre Reich de Reichenstein leur forteresse de La Neuveville.[3]
1342. Le château et la ville passent sous la protection de la maison de Neuchâtel.[2]
1367. Le 15 novembre, Berne assiège le château. Les Neuvevillois, aidés par l'évêque Jean de Vienne, repoussent l'attaque.[2][3]
1386. Le 13 octobre, Imier de Ramstein s'engage à ne pas mettre le château en gage sans la ville, ni la ville sans le château.[3]
1404. Le 22 décembre, les comtes Humbert et Thiébaud de Neuchâtel renoncent au château en faveur des évêques de Bâle.[3]
1417. Le 13 novembre, l'abbé de Bellelay Henri Nerr vend au chapitre de Saint-Imier la maison que son abbaye possède au Schlossberg.[3]
XVIe-XVIIe siècles. Avec l'affaiblissement de l'évêché, le château se dégrade, et les châtelains préfèrent habiter en ville.[2][4]
1531. Le 15 novembre, une ordonnance règle la défense et la sûreté du Schlossberg.[3]
1607. Le 5 février, le prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee ordonne à La Neuveville de fournir au château une bonne garnison.[3]
1620. Le 4 février, un marché est passé pour restaurer le château.[3]
1771. Le château est pillé le 3 août.[3]
1800. Le 2 mai, le département du Haut-Rhin le vend comme bien national (ou dès 1798). Il devient une propriété privée.[2][3]
1820. David Imer-Vernet l'achète pour le démolir. Charles-Louis Schnider-Gibollet le rachète en 1842.[3]
1884. Une première restauration sauve le château (ou 1883). Une seconde suit en 1931 (ou 1930).[2][3][4]
1933. À la mort de Louis-Philippe Imer, qui l'avait restauré, le château est légué à La Neuveville et au canton de Berne. La commune accepte le legs le 13 juillet 1934, le canton en 1942.[2][3]
1949. Le conseil communal décide de louer le château, depuis habité par une famille.[2][3]
Lieux historiques de Château du Schlossberg
Château du Schlossberg. Le château fort médiéval domine La Neuveville. Il appartient conjointement à la commune et au canton.[2][4]
Mur d'enceinte et jardins. Le mur d'enceinte est consolidé en 1961 avec une aide bernoise de 10'000 francs, puis restauré en 2002 et en 2010-2011. En 2006, le canton accorde 240'000 francs pour restaurer les jardins.[3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Neuveville, La (commune) » (Pierre-Olivier Léchot, version du 21.10.2019)
- Dictionnaire du Jura, « Schlossberg (château) » (Jacques Bourquard et Jean-René Quenet)
- Chronologie jurassienne, « Schlossberg » (La Neuveville, monuments historiques)
- Commune de La Neuveville, curiosités, « Château de Schlossberg »
- Société de développement de La Neuveville, « Un peu d'histoire »
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