Diesse

Ville Canton de Berne · Ancien district : La Neuveville · 419 habitants (2000, ancienne commune de Diesse, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Plateau de Diesse

Origine du nom de Diesse

Diesse est cité en 1178 sous ce nom. Son ancien nom allemand est Tess, d'où le Tessenberg, nom allemand du plateau. Une tradition locale fait venir le nom d'un chef burgonde appelé Tiezo.[1][4]

Fondation de Diesse

Diesse est le chef-lieu de la Montagne de Diesse, plateau au pied du Chasseral partagé au Moyen Âge entre l'évêque de Bâle et le comte de Neuchâtel-Nidau, auquel Berne succède. Jusqu'en 1798, le village est le siège de la mairie du Tessenberg, et son église Saint-Michel est celle de la paroisse qui réunit Lamboing, Prêles et, jusqu'en 1708, Nods. La famille noble de Diesse, dont le premier ancêtre connu, Thierry, est cité en 1178, tient le fief du lieu jusqu'au XIVe siècle. Diesse est aujourd'hui dans la commune de Plateau de Diesse (fusion de 2014).[1][2][4]

Histoire de Diesse

1185. Le 2 octobre, une bulle du pape Lucius III cite l'église Saint-Michel parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Jean de Cerlier.[1][3][4]

1229. La famille de Diesse hérite du château de Douanne, où réside Bourcard II.[4]

1334. Claire de Diesse épouse Othon de Vaumarcus et lui apporte le fief, que les Vaumarcus gardent jusqu'en 1519.[4]

1352. Le « rollet de franchises » fixe les droits de la Montagne. Les cours l'appliquent pendant près de quatre siècles.[2][4]

1367. L'évêque Jean de Vienne aurait échappé aux Bernois déguisé en femme, avec l'aide du maire Perrin. En représailles, les troupes bernoises ravagent les villages.[4]

1382. Jacques de Vaumarcus accorde une charte de franchises.[4]

1460. La tour de l'église est élevée, haute de 22,30 m.[3][4]

1529-1530. Diesse refuse d'abord la Réforme, le 6 août 1529, puis l'accepte en 1530 à une faible majorité. La messe est encore dite en parallèle jusqu'en 1566.[1][3][4]

1577. La peste fait 360 morts dans la paroisse.[4]

1611-1667. Pendant les procès de sorcellerie, 55 femmes et 11 hommes sont jugés, puis brûlés aux Places. Presque toutes les familles du lieu sont touchées.[4]

1797. Fin décembre, les troupes françaises occupent la Montagne de Diesse, rattachée à la France jusqu'en 1815.[2][3]

1816. Diesse entre dans le district de Cerlier, puis en 1846 dans celui de La Neuveville.[1][3]

1851. Le 15 juin, un incendie détruit 16 maisons et endommage le chœur et la tour de l'église.[3][4]

1854. Le 13 mai, l'école brûle. Les plans d'une nouvelle école sont arrêtés le 30 janvier 1855.[3]

1870. Le 1er janvier, le feu touche onze maisons dans le haut du village.[3][4]

1940. Le 1er juin, un bombardier allemand est abattu aux Prés-de-la-Lignière.[3]

Années 1980. Diesse devient un village résidentiel, avec le quartier du Mamelon-Vert au nord.[1]

2013. Le 9 juin, Diesse accepte la fusion par 118 voix contre 81. Le village entre le 1er janvier 2014 dans la commune de Plateau de Diesse.[1][6]

Population de Diesse

Sources et références : [1][3]

Population de Diesse
1764927 (paroisse)
1800258
1850408
1900387
1950325
1970277
1980280
2000419

Lieux historiques de Diesse

Église Saint-Michel. Église romane, siège de la paroisse de Diesse, Lamboing et Prêles. Berne lui donne en 1600 trois cloches de l'abbaye sécularisée de Saint-Jean. Restaurée et inaugurée le 20 mai 1956, elle reçoit en 1967 des vitraux abstraits de Fernand Giauque, et de nouvelles orgues en 1987.[1][3][4]

Cure. La cure est reconstruite en 1675.[4]

Vestiges de Diesse

Voie et vestiges romains. Une voie romaine secondaire, le chemin Mulet, traversait la montagne, et un relais fortifié se serait trouvé à Diesse sur la route de Neuchâtel à Soleure, la « Via d'Etra ». On signale un poste de guet romain dans la forêt de Châtillon et des monnaies trouvées aux Epargelières, dont une de Nîmes conservée au musée de Saint-Imier.[2][4][5]

Légendes de Diesse

Les sorcières de la Montagne. La tradition prête au diable des habits rouges, noirs ou verts. Les sorcières auraient usé d'une poudre magique, le « pusset », changé des pièces en feuilles de chêne, fait la grêle avec un bâton blanc et tenu leurs sabbats près d'une source de la montagne, où Satan jouait du violon.[4]

La Crêtche. Le troisième jour de l'an, des jeunes costumés allaient de maison en maison, l'un portant un panier, un autre déguisé en ours, pour recueillir boissons et saucisses. La coutume a disparu pendant les années de guerre.[4]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Diesse » (Frédy Dubois, version du 20.09.2016, texte allemand)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Diesse, Montagne de » (Frédy Dubois, version du 09.02.2015)
  3. Chronologie jurassienne, « Diesse »
  4. Commune de Plateau de Diesse, « Historique de la commune de Diesse » (chroniques de la paroisse, fête villageoise de 1981)
  5. Commune de Nods, site officiel (historique)
  6. Commune de Plateau de Diesse, « Histoire de la fusion »

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