Nods
Origine du nom de Nods
Nods figure en 1228 dans le cartulaire de l'évêché de Lausanne (ou en 1255). Son ancien nom allemand est Nos, et l'étymologie du nom reste discutée.[1][2][3][5]
Fondation de Nods
Nods est un village du plateau de Diesse, au pied du Chasseral, avec les hameaux des Combes et de La Praye. La tradition le fait naître vers le XIe siècle, après l'invasion des Francs. Au XIIIe siècle, il relève à la fois du comte de Neuchâtel-Nidau, auquel Berne succède, et de l'évêque de Bâle, et il fait partie sous l'Ancien Régime de la seigneurie de la Montagne de Diesse. Une famille noble de Nods est attestée du XIIIe au XVe siècle. Le village dépend longtemps de la paroisse de Diesse.[1][3]
Histoire de Nods
1352. Nods reçoit des franchises, de nouveau accordées en 1453.[1]
1452. La haute juridiction passe à l'évêque de Bâle, puis à Berne en 1486.[1]
1476. Des bourgeois de Nods combattent à Morat sous la bannière de La Neuveville.[3]
XVIe siècle. Le village résiste fortement à la Réforme, que Berne impose. Des catholiques s'exilent au Landeron et à Cressier.[1]
1627. Le 8 août, Elisabeth Roulier, de Nods, est exécutée pour sorcellerie.[2]
1689. La « tour communale » est construite ou restaurée.[1]
1708. Nods, jusque-là filiale de Diesse, devient une paroisse.[1][5]
1797-1815. Le village appartient au département du Mont-Terrible, puis à celui du Haut-Rhin. En 1815, il passe au canton de Berne, dans le bailliage, puis district de Cerlier.[1][2][3]
1798. En août, un incendie détruit 27 maisons (ou 25).[2][3]
1835. Le temple est dédicacé le 1er novembre. Une corvée et une coupe de bois financent l'église et l'école.[1][2]
1851. Le 15 avril, un grand incendie détruit 39 maisons (ou 33).[2][5]
1858. La commune bourgeoise et la commune des habitants forment une commune mixte.[2]
1871-1874. La route de Nods au Chasseral est construite.[2]
1926. Un car postal relie Nods, Lamboing et La Neuveville.[1]
1959. L'ancien clocher est classé monument protégé.[2]
1963-1993. Le télésiège Nods-Chasseral, concédé en 1963 et inauguré le 24 octobre 1964, fonctionne jusqu'en 1993.[1][2]
1988. Nods se jumelle avec Nods, dans le Doubs.[3]
2012. Le 11 mars, Nods rejette à près de 80 % la fusion des quatre communes du plateau, qui échoue.[6][7]
Population de Nods
Sources et références : [1][2][8]
| 1764 | 545 |
| 1800 | 463 |
| 1850 | 811 |
| 1870 | 885 |
| 1900 | 738 |
| 1950 | 510 |
| 1980 | 426 |
| 2000 | 668 |
| 2025 | 776 |
Lieux historiques de Nods
Église. Citée en 1639, elle date de 1835 et a été reconstruite de 1959 à 1962, puis consacrée le 1er avril 1962.[1][2]
Tour communale. Tour du XVIIe siècle, datée de 1689. Un crédit de 80'000 francs est voté pour sa restauration en 1993.[1][2][4]
Ancienne école. Bâtie en 1835 à l'emplacement de l'ancien temple et remplacée en 1960 par un nouveau bâtiment, elle est placée sous protection en 2000.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Nods » (Frédy Dubois, version du 16.11.2010)
- Chronologie jurassienne, « Nods »
- Commune de Nods, site officiel (historique)
- Commune de Nods, « Tourisme » (curiosités)
- Commune de Plateau de Diesse, « Historique de la commune de Diesse » (chroniques de la paroisse, 1981)
- Dictionnaire du Jura, « Plateau de Diesse » (Kiki Lutz)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Diesse, Montagne de » (Frédy Dubois, version du 09.02.2015)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Nods
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification